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Full text of "Les pseaumes de David, mis en musique a quatre & cinq parties,"

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http://www.archive.org/details/lespseaumesdedavOOingl 



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A M. MONSEIGNEVR, 

LE DVC DE BOVILLON, 

PRINCE SOVVERAIN DE SEDAN 

ET RAVCOVRT, VICONTE DE TVRENNE, 
Capitaine de cent hommes d'armes des Ordonnances 
du JLoy> 'Premier Cenril-homme de fa Qo am- 
bre , Maréchal de France—». 

Onseignevr, Dieu vous auoic donné vn 
feruiteur entre plusieurs , &à moy vn feul frère, 
qui fur La cognoifTance qu'il eut de fa mort.de tout 
ce qu'il laifloit, eut particulièrement foing de m r o* 
bliger à faire après luy ce qu'il auoit refolu durant 
fa vie, touchant l'impreffion de (es ceuures en Mu» 
fique, Se nommément desPfeaumes deDauid,de£ 
quels il vous en prefènta douze, comme pour ef- 
chantillon, il y a quelques années, auec deiîein 
quand il auroic ourdi tout l'œuure,de le vous offrir, à fin qu'il euftceft hon- 
neur ayant à voyager par le môde,d'auoir toufiourspour {àufconduit letiitre 
devoftre illuftre nom,qui n'apporteroit moindre bon heur à rouurage,que 
vos mains ont exercé de libéralité enuers l'ouurier. Or,M onseignevr, 
lefexc dont il a pieu à Dieu m'abbaiffer, &lesferieufes occupations qui 
vous détiennent eftant ce que vous eftes en fon Eglifè, & en ceft eftat, m'in- 
terdifent d'vfer de grand langage fur ce fubjeft. Car ie croy de voftre pietc 
qu'elle aura pitié de ceft orphelin , que le perc defiroit vous prefenter auant 
que luy défaillir : C« que ie vien faire à celle heure obeiffant à fa dernière 
voloaté. Et quoy que peut eftrc , vous ne le eogn©i/fiez par les mains qui le 

* 3 




vous offrent , je m'afleure que s'il vous plaiit feulement l'ouïr , fa voix iuffira 
pour vous le faire recognoiftre, & que vous, daignerez bien l'accueillir, à fin 
quecômeilaefté conceuenlieu devoftre authorité,&:nourti fous l'ombre 
de vos faueurs , îi puiftecomparoiftre plus hardiment en public , s'il a cefte 
grâce que vous eilimiez qu'il en eft digne. Car voftre j ugemenc , grand es 
plus grandes chofes, mais tref- grand en lamufiquc (comme je l'ay fouuent 
entendu dudeffunct , profefleur de vérité & non defhtterie: ) voftre mge- 
ment,dy-ie, Monseignevr., luy feruira de garand contre les atteintes 
de ceux qui penfent cacher leur ignorance par reprendre ce qu'ils n'enten- 
dent pas, ou calomnier ce qui eft préférable à ce qu'ils pêuuent. Sivouse«n 
receuez du plaifirje public y en cerchera à voftre exemple : & moy accom- 
pltfTanten cecy ledcfirde i'aut heur, lors que je lefuiuray où il eft, au moins 
j'emporteray ce contentement qu'en iny rendant ceft office, vous Mon. 
s e i g n e v r, aurez aggreé le deuoir où s'en eft mife 

ZJoJfre tres-bumble & très- cbeifjmtefcruante 

CECILE IE l£VNE. J£> 



i 



EPITAPHE DE CLAVD. LE IEVNE, 

CELEBRE MVSICIEN. 

L'Ame par qui vittoit le corps 
Sut rend ce tombeau vénérable, ' 
Euji bien fut la mort pitoyable 
Par Je* me 'odieux aecords. 

Car <fs Cieux elle auoit appris, 
\^4uant qu'ejlre h fin corps vni<L^>, ^'j 

Les vraps tons de leur harmonie*? 
gjifcnt inf&f en ces eferits. 

tJVîaù (lie, venant Jejourncr 
pu le difeord reqne dr l'enuic^J, -, 

/ oulitt àfxprcmi;re vie^s ;> , 

. Libre s'en pouvoir retourner. 

D V M A V R I E R.. 



EPITAPHE DE CLAVD. LE 1EVNE 

SVR L'ANAGRAMME DE SON NOM. 

A Près auoir en fis accords, 
RauiJJ'ans les cœurs par touyes, 
Efgaledes celejies Corps 
Vharmonieufe mélodies: 
Affranchi dit mortel lien, 
J>ui tenokfon ame arreflée, 
Clavdin ceBe terre a c^uitee 
Pour eftre À v ciel v n Délie n. 

} \. E. 
I 



SVR LES PSEAVMES EN CONTREPOINT 

DE MONSIEVR. LE IeVNE. 

SOubs cefimple contrepoint 
Se cache vn art admirables, 
D'autant plus inimitables, 
Quilfemble ne l'ejlre point. 

O. D L. N. 



SVR CE MESME SVBIECt 

LEs hommes bien niuansjes Qy féaux bigarrés, 
Les E [prit s des bien-morts,lesfaintfes troupes d'anges, 
£« \sislresflambeyans,les hauts Cieux apures 
Chantent à qui mieux mieux du grand Dieu les louanges, 
2>u I E v n E fiulle chant rauit mélodieux , 
Sommes, Oy féaux ,EJ^rU s, \singes,\siBres,& Cieux. 

H. T. D. T. 



SONNET. 

18 ne nie&onnefas, que mon ame rauiç-j 
^Att doux de ces accords, s* enuo le dam les deux. 
Car ces accords du ciehont aux celé fies lieux. 
Où mon ame lesJi*it,joinBe à leur mélodies: 
Puis ce facré [ul?jec~l,amt de t harmonies, 
Me tuant k moy*mefme,& au monde ennuyeux, 
Me tire dans le cield'vn chaînon gracieux, 
'Pour y trouuer mon ame& ma parfaiiïe Vi<L-j: 
Mais je mesbahyfort^u'vn telœuure immortel 
uAitPeufertir (C JL A V D i N) de \ous,homme mortel: 
Mortel*. Noa, car four >ray telle œuureimmorulif^j, 
Et cefihien la raijôn,<fuepuù qu'il donne à tons* 
Puis au il prend fa durée & fa forme de Vous, 
Zfous ayez,part au hien,lequel de Vous ilfuifz^. 

I. Boissetl. 



QVATR AIN. 

QVifon ejj>ritnejatisfait 
En tes chants Jt pleins Je merveilles, 
fil rieft *n dfne tout à fait, 
Il en forte m moins les oreilles. 

O. I>. L. N. 



Qui au 



Pfeaume I. 



SVPERIV'S, 





Qui dcsmocqueurs au banc place n'a prife, Mais nui6b & jour la Loy contemple & 

ilïi^iiiië^Iliil5^1^liiiiE|II= 

prife,De l'Eternel, & en eft defireux , Certaincmenr ceftuy-lsleft heureux. 

2. Et femblera vn arbre grand & bcau,Phnté au long d'vn clair courant lui fléau, 
Et qui fon fruict en fa faifon apporte, Duquel auffi la fueille ne chet morte, Si qu'yn 



É*Eg?: 



tel homme, & tout ce qu'il fera, Toufiours heureux & profperefcra. 

j. Mais les peruers n'auront telles vertus : Ainçois feront femblables aux fe- ftus, Ec 

à la poudre au gté du vent chance : Parquoy fera leur caufe renuerfee En jugement 



& tous ces reprouués Au nng des bons ne feront point trouués. 



pÇW+tdh 



lÊBm&^ËÊ&=ÊÈËÊM 



4. Car l'Eternel les juftes cognoift bien , Et eft foigneux& d'eux & de leur bien: 

Pourtant auront félicité qui dure. Er pouraurant qu'il n'a ny foin ny cure Des rnal-vi- 

uans,le chemin qu'ils tiendront,Eux & leurs faits en ruiné viendront. 

A 



-3$ 

S VP ERI 



« -v — 



Pfeaume II. 




Outquoy fontbruir,& s'afTemblent les gents'Queile folie à murmurer 
les meincïPourquoy font tant les peuples diligents A mettre fus vne entreprife vrti- 
ne? Bandes fe font les grands rois de la terre, Et les primats ont bien tant prefumé De 



confpirer &c vouloir faire guerre Tous contre Dieu,& ion Roy bien aimé. 
2. Difansentr'ei;x,Defrompons ôebrifons Tous les liens,dont lier nous prétendent 
Au loingde nousjettons &mefprifons Le joug lequelmettre fur nous s'attendent. 
Mais ceftuy-là,qui les hauts deux habite, Ne s'en fera que rire de là haut. Le Tour- 
puiflantde leurfaçon defpite Se mocquera:car d'eux il neluy chaut. 
3. Lors s'rl luy plaift, patler deux viendra En fon courroux plus qu'autre efpou- 
uantable: Ettousenfembleeftonnés les rendra En fa fureur terrible & redoutable. 
Rois, dira-il, d'où vient cette entreprifef De mon vrai Roy i'ay fait eleûion : le ï'ay 



*t r-_,i C mnrnnnp il a nrifp Sur mnn treflàinft &b.aHt mont de Sioi 



H- 



' facréjfo couronne il a prife. Sur mon treflàinct ôcbatst mont.de Sion» 



OSeignerur 




Pfcaûmë III. SVPERIVS. î 



Seigneiu que de gents, A iu»redtligents,Qm me troublent &greuent! 
Mon Dieu que d'ennemis , Qui aux champs fc font mis ,• Et contre moy s'cflcuentl 
Certespluiieursj'envoy,Quj vont difansde moy, Sa force eftabo- Le: Plus ne trou- 
ueenfonDieu Secours en aucun lieu: Mais c'eft à eux folie. 
2. Car tu esmonnefTeur Bouclier &defenfeur, Et ma gloire efprouueeiG'eû toy, 

|lpi^lillliiilïilii§lpllliïlil 

à bref parler, Qui fais-que puis aller,Haut la tefte leuee. I'ay crié de ma voix Au Sei- 
gneur maintes fois, Luy faifant ma complainte .-Et ne m'a repouile, Mais toufiouts 



f f fï^ m&m 



exaucé De fa montagne faindbe. 
3. Dont coucher m'en iray, En feurté dormiray, Sans crainte de mefgarde, Puis me 
' refucillcray, Et fans peur veillcray, Ayant Dieu pour ma garde. Cent mille hommes 

> i^ilïi^IIiliFilIllill^îliiMlii 

de front Craindre ne me feront , E'icor' qu'ils l'entreprirent , Et que pour m'elton- 

ÉiillÉPïiiillÉfii^i 



ner, Clorre &enuironnerDetous coftez me vinflêat. 



A t 



i; 



S V P E R I V S. 



Pfeaume II II. 



^f^^»^ Vand jctinuoque,helas!efcoute,0 Dieu de ma caufe &raifon. Mon coeur 
ferré au large bou- te, De ta pitié ne me reboute -.Mais exauce mon oraifon. 
Iufques à quand gents inhumai- ncs, Ma gloire abbatre tafeherez? Iufques à quand 
emprifes vaines, Sans frui<5t,& d'abufions pleines, Ai- merezvous& chercherez? 
2. Sçachez,puis qu'il le conuient dire, Que Dieu pour fon Roy gracieux Entre tous 

!Ililîpïl^IÉ^i=iiIlill^ 

m'avoulu e fli- re:Et fi à luy crie &foufpire, Il m'entendra de fes hauts cieux. 
Tremblez doneques de telle cho- fe.Sans plus contre fon vueil pécher : Pcnfezen 



vous ce que propofe, DefTus vos lifts en chambre clofe,Et ceiTez de plus me fafcher. 

j. Puis offrez jufte facrifi ce De cœur contrit bien humblement, Pour repentance 

d'vrt tel vi- ce, Mettans au SeigneurDieu propice Vos fiances entièrement. Plu- 

fieurs gens difentjQui fera- cç Qui nous fera voir force biens?0 Stigneur par ta 

HHë^ililIÉ^ÉSiiËîI ~ 



fainde gtace,Vueilles la clarté de ta face E- fkuerfur moy &ks miens. 



Aux 

i 



Pfeaume V. 



S V P E R I V S. 




fli^Mi'^li^iiiilli^Éâll 

Vx paroles que je vueil dire, Plaifc roy l'oreille prefter ; Et d cognoiftre 



plfËÊÉI^itïiÉÉÉtefilil^Ii 

t'arrefter Pourquoy mon cœur penfe & fou (pire, Souuerain Sire. 



pilI^iil$I§?îii;^I^Î^É?^^ 



~$~. — j 



m 



i. Enten à la voix nef ardante De ma clameur, mon Dieu, mon Roy,Veu quêtant 



il^ÉÉl^ÉlÉlIl-Ëlil^l 



feulement à toy Mafupplica tionpvefente l'offre & prefente. 

j. Matin, tenant que jour il face, S'il te plaiff tu m'exauceras .-Car bien matin prié 



feras De moy, lenant au ciel la face, Attendant grâce. 

4. TncslevrayDicu,qui mefehance N'aimes point ; iiy malignité: Et auec qui en 

ÉlllI^IÉUlUIililiiïP — ' — 



vente Malfaicteuts n'au ront accointance,Ny demeurance. 

pilii^lii^ifiîiilil?3Éii^| 

5. Jamais lc.fol &: téméraire N'ofe apparoir deuant tes yeux : Car toujours te font 



^j^psjigpgËfsi^ll 



odieux Ceux qui prennent plaifir à faire Mauuais affaire. 

pHii^liil^i^^lËlifUÉiÉ^ 

6- Ta fureur perd & extermine Finalement tous les menteurs,Quant aux meurtriers 

iÉ^lÉII§iËiÉi§i^:ïi^= 



Si decepteuiî>Celuy qui ter re & ciel domine Les abomine* 



A 3 



S V P E R I V S. 



Pfeaume VI. 



mSBS — - 

tê&S& Evueillepas, 




^r^j^r^-^Ç^rA^^ 



ô Si- re, Me reprendre en ton ire,Moy qui t'ay 



35îlig=S£igë^î:g?iîs;iss^^ 






irrité: N'en ta fureur terrible Me punir de l'horrible Tormentqu'ay mérité. 



^ï^ : :=É?5^^©l± 



2. Ains Seigncur,vien eften- die Sur moy tapi-tic tendrc:Car malade me fens. 
Santé doriques me donne: Car mon grand mal eftonne Tous mes os & mes fens. 

ïi|lip!§iïipi#i!îIIÉï^pïii1I 

3. Étraoncfptit fe trou- ble Grandement & au double, En extrême fouci: 
O Seigneur plein de grâce, Infqucs à quand fera ce Que melairrasainfif 



ïèèp^ 




^ 



4. HelaslSire, retour- ne,D'enrour de moy dcftourneCemerueilleuxef- 



■?>— *^~- 



^fe; 



:i:^s^:rEsp:£ 



t.1'^.:^. 



^ll§l*iëÉi 



moy. Certes grande eft ma faute: Mais par ta bonté haute le te pri' fauue-moy. 

5. Carenlamort cruel- le Il n'eft de toy nouuclle, Mémoire nyrcnom.Qui 




penfes tu quidic,Qmlouè'& pfalmodie EnlafoiTe tonNomî ; 



6. Toute imïft tant trauail- le, Queh(5t,chalit,& paille En pleurs cfay 

noycnEt en caj goutte à goutte S'en va ma couche toute,Par/î fort larmoyer. 

> Mon 



Pfeaume VII. 



S V P E R I V S. 




On Dieu ,j'ay en toyefpe- rance: Donne moy donc faune afTeurance 

I^É^^iil^iÉÉÊiiiiliiSiiiiil 



De tant d'ennemis inhumains, Et ray que ne combe en leurs mains: Afin que leur 

|ÉÊiiiliÊlllïlliIlÉÉiiïllIËlii 

chef ne megrippe,Et ne me defrompe & dilîîpe ; Ainli qu'viilion dcuorant ,Sans que 
nul me foicfecournnr. 

pHiUliiiÉiillIËi^piJiill 

2. Mon Dieu, fur qui je merepofe , Si j ay commis ce qu'il propofe, Si de luyfai- 
re ay projette De ma main tourdelafchecc :Si mal pour mal j'ay voulu faire Aceft 



^Éi=l^illÉ^ili=à5glE?˧|Hri 



ingrat : mais"\ au contraire , Si fait! ne luy ay tour d'ami , Quoy qu'à tort me foit 



m 



ennemi 



; ^ 7~,7 J — 7 ^= S: ^*=$&£Z$~M 

5. le vucil.qu ilmc pouiluyuc en guerre, Qiulm attaigne&portepar terre, Soir 

de ma vie mineur, Et metteàneancmon honneur. Leuetoydonc, Ieue toy Sire 

Surmesennemisentonire: Veille pour moy, quejefoymis Au drorcl: lequel tu 

■"— ' C***7S •*—— *-«_4. j__i . m *** 



m.as, promis.. 



O noftro 



s v p e r i v s: 



Pfcaume VII I. 




iiii^l^l^Ê^êlÉ^^ÉÉi^^EgÉii 



Noftre Dieu, & Seigneur a- miable, Combien ton Nom eft grand &c 



admirable Partout ce val terreflre & fpacieux, Quira puitfanceelleuefurles deux! 



2. Entûurfevoid ta grand' ver- tu pai:fai&e,Iufqu'à 1a bouche anxenfans qu'on 



allaicte: Et rens par là* confus &c abbattu Tout 



3=âSà^^^3§ 



ennemi qui nie ta ver tu. 



:^:-^£:tifcr^J 



r.±~±=— 



rj^r^ 



5. Mais quand je voy & contemple en courage Tes cieux qui font de tes doigrs haut 



^^^fe^^^^ 



ouurage ) Eftoiles,Lime ; & (Ignés dirTeients: Queuiasfaidts&aflîsenleurs rangs: 

4. Adoncjedy àpart moy am- fi comme Tout esbahi,Etqu'eft-ce que de l'hom- 
me,D'auoir daigné de luyte fouuenir, Et de vouloir en ton foinglete- nirî 

plillIlilï^âiïilllÉll^fliliil! 

5. Tu l'as faift tel, que plus il ne luyrefte Fors d'eftrevn Ange, en l'ayant quanr au 

IPPIlËfilli^II^ÉI^Jll 




refte Abondamment de gloire enuironné,Rempli de biens,& d'honneur couron ne. 



Z^zz^Ci 



i^$3^^ 



C. Régner le fais fur les œu-ures tant belles De tes deux mains comme Seigneur d'i- 



celles: Tu as de vray,fans quelque exception,Mis Ions les pieds tonr en fubjecli on 



De 



Pfeaume IX. 



s v P E r i v s: 






J^S^Ç» E tout mon cœur t'exal-teny , Seigneur, & Ci racompteray Toutes 



tes œuutes nompa- reilles , Qui font dignes de grand's merueilles. 

i. En toy je meveuil ref- iouïr , D'autre foulas ne vcuil jouïr.- O Très-haut, je 

fHiiglfîilii^iilir 



vueil encan- tique Célébrer ton Nom authentique. 

3 Pource que par ta grand' vertu Mon ennemi s'enfuit battu, Defconfit de cœur 



& cou- rage Au feulregatddeton vifage. 
4. Car tu m'as efté fi humain , Que tu as pris ma caufe en main , Et t'es aflîs pour 

plllilg^iÉiiilIir" 



mon re- fu ge , En chaire comme jufte juge. 

iill^lillîi?É^ii^PISiii^|^iii|| 

' f. Tu as desfai<5t mes ennemis , Lemefchant enruïnemis: Pour tout jamais leur 

ÉSI§lSiïilififilI=^^^= 



renom- me e Tu as efteintte & confumee. 

6. "Or ça, ennemi caut& fin , As tumistonemprifeà fin ; As tu rafé nos cités 



belles. Leur nom eît- il marc auec elles 1 




SVP-EBUVS, 



Ffeaume X. 



Seigneur, je te fuppli , Que loing de nous te 



tiens les yeux contiens? Te caches tu pour nous mettre en oubli , Mefmes au 

fïlyliislfllliiilîplliillïiiliil 

temps qui e(t dur & dîners ? Par leur orgueil font ardents les peruers A tormenter 

piiiiiifiPiiiiiliÉiiii 



Huimble qui peu fe prife: Fay que. fus eux combe leur enrrcpri- Ce. 



2. wriemaim îc vainc tx ic rait leur, v^u en les delirs n'aura aucun de- 

faut : Neprifant rien que Tauare a- malTeur, Et mefprifant l'Eternel , le Très- 

p|illÉilÉÊ^lliiili!ii^llÉlllii: 

haut. Tant il eftrler, que de Dieuneluy chaut : Mais tout cela qu'il penfe en famé- 

pil^iÉilllIïËllifi 



moire, C'eftjDiçn n'eft point ; Si fine le veut croi- re. 

iÊîiilE^ta^lëillilliillEfili 

3. Tout ce qu'il fait tend à mal fans celTer: De (a penfeeeft loin ton jugement: 



>- -<!■ 



fe*^&lfc 



Tanteft enflé, qu'iLcuide ren- uerfer Ses ennemis àfoufflerfeulemenr.En fon 

cœur dit, D'esbranler nullement Garde je n'ay ; car je- fçay qu'en nul aa ge Ne peut 



IIIHiIÉèI 



wmb.et for movaucua domina- ge. 



Yeu que 



Pfeflame X I. 



S V P E R I V S. 



ir 




En que du tout en Dieu mon cœur s'appuye, le m'esbahicommentde 

i^IfliE^iiiiiiiiïllifelÉ^i^ 

voftre mont Pluftoft qu'oifeau dites que je m'enfuye. Vray efl; que l'arc les malins 



g^j|^^iEpEJggÈS;5g§iEJ=^|^g 



tendu m'ont, Et fur la corde ont afïîs leurs fagettes , Pour contre ceux quidecceur 

SËêlIlêÈliÉlIIllill^^i 

ju- (tes font , Les defeocher jufques en leurs cachettes. 

2. Mais on verra bien toft à néant mife L'intention de ces malicieux. Car quelle fau- 

i^iiâÉ^Èl^iiiiiilÉi^ 



te a le jufte commife ? Sçachez que Dieu a fon palais aux cieux , Deflus fon throi- 
ne eft l'Eternel Monarque,:Là haut aiTis il voidtout de Ces yeux, Et fon regard 



les humains note & marque. 

lii;iililiilîilliiliiil^^i^=g 

j". Tout il efptouue,& le jufte il approuue, Mais fon cœur hayt qui aime extorfion, 
Et l'homme en qui violence le trouue.Pleuuoir fera feu de punition Sur les malins, 

iliiiiïlïliliilïillltlliîiiilliii 

lotilfre chaud, flamme ardante,Vent foudroyant: voilà la por 

IlMlilÉÉIf 



ti on De leur 



bruuage,& leur paye euidente. 



B 2. 



S V P E R I V S. Pfeaoroe XII. 

Onne fccours,Seigneur il en eft heure : Car d'hommes droits fommes 
tous defnués : Entre les fils des hommes ne demeure Vn qui ayt foy ; tant font 




diminués* 



2. Certes chacun vanité,menreries , A fonprochain dit ordi- nairement: Aux le- 



uresnaThomme que flatteries, Quand il dit l'vnfon cœur penfe autrement. 

a. Dieu, vueille donc ces leures blandiflantes : Tout au trauers poux iamais in- 
eifer: Pareillement ces langues arrogantes, Quibrauement ne font que de- 



uifer:, 



$=*=«= 



^^^^^^ ^ 



a. Qui meimement entr'eux ce propos tiennent , Nous ferons grands par nos lan- 
sues fur tous : A nous de droit nos leures appartiennent : Flattons , mentons, qui 



ellmaiftrefuEnousi. 



Haiqpœs 



Pfeaume XIII. 



SVPERIVS. 



13 




Vfquesà quand as eftabli, Seigneur de me mettre en oubli? Eft ceà 
jamais ? par combien d'aage Deftourneras tu ton vifa- ge , De moy las! d'angoifle 



jamais ? p 



rempli? 



j^ll^lll^IillÉlÉfÉllÉ^i 

2. Iufquesà quand fera mon cœur Veillant, confcillant ,pra&iqucur, Et plein de 
fouci ordinaireîlufquesàquandmonaduerfai re Sera il defïus moy vainqueur? 



3. Regarde moy, monDieu puiflant , Refpon à mon cceurgemiflant,Et mes yeux 



troublez illumine:Que moi tel dormir ne domi- ne DeiTusmoy quafi pendant. 



4. Que celuy qui guerre me rait,Ne die point, le l'ay desfaiû,Et que tous ceux, oui 

piiillmllpiili^ii^silli^ 

tant me troublent, Le plaifir qu'ils ont ne redoublent,Par me voir trebufeher de faict. 



£. En toy gifttouti'efpohdc moy : Par ton fecouisfay quel'efmoyDemon cœur 



,. ^... ..^ fe .^ iwi.i . v.j^^i. u.. nivj^ . 1 «u. iuu ii.i.<jui5 ixy ijuc 1 cimuy î^c mon cœur en 



glaurr fe change-.Lors à Dieu chanteray loiian- ge, Car de chanter j'aur-ay dequoy. 

B, 3, 




SVPERTVS. PicaiiM Xllir. 

E fol malincn fon cœur dit& croitQue Dieu n'efl: point- &cor- 

pIliill^iIi^iiliiË.É^^P^!^ 

rompt & renuerfe Ses mœurs, fa vie,horriblesfaicb exerce : Pas vn tout feul ne fait 

4-1— -j — r -y- *~ ~- y~-y--s,~ ff~S"rT ■ ~ 

rien bon ny droit , Ny ne voudroi r. 




"fcH^ 



t*±=: 



^^^|^|| 



2. D.eudu haut ciel a regardé icy Sur les humains auecqucs diligence ,S'd 



en 



verroitquelcun d'intelligence, Qtiid'inuoquer la diuine merci Fuflen fouci. 

|llll^gilÉl^iiîlïÊ?^^^li|Êii 

3. Mais tout bien veu a trouué que chacun A foumoyé, tenant chemins damna- 

ïÉIIilIÉÉlÉ^lliliililiëlillil 

blés : Enfemble tous font faicts abominables , Et n'eftceluy qui face bien aucun, 




Non jufqu'àvn. 

Iîlllîllii^=îil!liliil^iii^ïl^i 

4. N'ont ils nuls fens tous ces pernicieux, Qui ront tout mal, & iamais ne le chan- 



pHiiliîfi^Iiïï^iiilliiiiËil 



z=x=ï 



gen-c: Qui comme pain mon pourc peuple mangent , Et diuuoquerne lont point 



plS^i^lëfeïfe 



foucieux Le Dieu des cieux? 



Qui 



Pfeaume XV. S V P E R ï V S. M g 

Vi eft ce qui conuerfera, O Seigneur,en ton taberna cle:-Et qui eft celuv 
qui fera Si heureux,que par grâce aura Sur ton fain£t mont fcur h.ibi rade? 





i. Ce feraceluy droitement , Qui va rondement en befon gne , Qui ne fait rien que 






juftemenr, Et dont la bouche ouuertcmcnt Vérité en , ion cœurtefmoigne. 

^^zzj^l-'s: zz. a—, -—4- _~_"i=r^rzir 

3- Qui par fa langue point ne fait Rapport,qui les d'autruy effa ce: Qui à fon pro-' 



chainne mesfait^Quiauflîne fouffrede fai6t,Qujopprobreàfon voi fînonface 

piiiillllili^lilïgiiliiiiiillgll 

4. Ce feral'homme contemnant Les vicieux,auiTi qui pii fe Ceux qui craio-nent Je 
Dieu régnant.- Ce fera l'homme bien tenant,Fuft-ce à fon dam,la foy pj ômife 
i Qui à vfure n'entendra, Et qui fi bien jufticeexer ce,Que le droift d'autruy ne 

|iii^gI!III§IÉil^iifeii|||i^| 

vendra , Qui châtier ainlî voudra, Craindre ne faut que jamais verfe. 



Sois. 




S V P E & I V S. 



Pfeanme XVL 



Ois moy,Seigneur,ma garde & mon appuy: Car en toy gift toute mon 




rfp 



oy i 



ce, Ec touresfois point n'y a d'œuure mienne,D6t jufqu'à toy quelque profEt teuienne. 
i. Mon vouloir eft d'aider aux vertueux, Qui de bien viure ont acquis les louanges: 

pHipilgpïpiliUilii^iilii 

Mais mal fut mals'cntaffe ta lut ceux Qui vont courans aptes ces Dieux cftranges: 

iliîiii^ëiîliillliïlil^iiiiiilii 

» .. ,- i /r -C 1__ «r_:_-l_ :..„• ;„. „„ .„„ U„„.~k 



A leurs fanglans facrifices ne touche, Voire leurs noms je n'ay point en ma bouche. 

piHMiiil^3iiîiiilO?iliiiiiiii 

- . Le Seigneur eft le fond qui nVentretient,Suf toy mon Dieu ma rente eft afieurée: 
Certainement la part qui m'appait eut Enplusbeau heun'euftpeum efttelmree: 
Brelk^his beau qui fuft en l'héritage, Eft, de bon heur, eleheu en mon partage. 
4 Loué fou Dieu , par qui fi fagement le fuis inftruita" prendrejefte addreiTe .Car 



$g&È 



(qu ! plus cïjje ntay n^Ten Km", Qui toute nuid né m'enfeigne & redrefl e.Saw 



cefle doac à mon Dieu je regarde : Audi eft-Uà ma dcxwc & me gatde. 



Seigneur 




Pfeaume XVII. gfifl/l MRIVS. 17 

IlIÉIËIIlIlïliiîli 3 ^ 



: -$*-'^ 



Eigneur,en.cenâ monbondroid ,Enten,helas! ce que jecrie: 

§illllIÉii§lfl^ii§llilliiiIl^ 



Vueilles ouïr ce que je pri e, Et de bouche & de coeur tout dioit.Detoy, qui co- 
gnois toute chofe , le vucil jugemencreceuoir; le te pri' toymefmede voir Le 






droiddéce que jé'prbpofc. 

HÉIlIlisliSiilIi^i^I 



z±zlt:â^z 



i. De mrict m6n ccfcur as efprtthue , Tu Tas fondé , mis fur la touche: Iamais ne 

P^^gliipiiiHÉii^si^iiilii 

defmentit mabou che,Tu l'as toufiours ainfi trouué. Quoy qu'on me face ou 
- qu'on me die , l'ay à ton dire regardé , Et d'enfuiure me fuis gar- dé Des pillards 



wm*m. 



jra* 



la mefehante vie. 



■5. Plaifetoyd'aiïèurermcspas En tes fen tiers où je cheminc:Fay tant que point 
je ne decli ne , Et que mon pied ne gliffé pas. Mon oraifon foit entendue, 



^^tr-^r-i" , ». ï ' ifff 



ZZ+ZCT- 



Qaandje teprie en mon nrefchef :Lasî je tepriedere- chef, Ton oreille me foit 



ténduèT 



jS 



SVPER IV S. 



Pfcittme XVIII 




E t'aymeray en toute obeif'Fan-ce , Tant que viuray ,5 mon Dieu, 
En luyfeulgiftma fiance parfaire, Ceft mon pauois, mes ar mes, 



pl^^liiiiililËiilîliiliiliiii 



mapuiflance. Dieu cft mon roc.mon remparthaut & feur,C'eft marançon , c'eft 
ma retraite. Quand je le- xaltc .fit p'ric en fer me foy, Soudain recoux des 



pg^i^|Eiiiig^iii^g^^ii 



mon fort defenfeur. 
en- ne mis me voy. 



Dangers de mort vn jour m'enuironnerent , Et grands tor- 



UP 50 



rents de malins nVeftonnerent : I'eftoy' bien près du iepulchre venu , Et des-filés 

p!iiîÉl§l=lllillliIsp==^= 

delamortpreuemu 



pësâtslâ^^^^^i^ffip 



2. Ainfi prefle , foudain j'inuerque & prie Le Tout-puiflànt , haut- à mon Dieu je 
crie: Mon cri au ciel jufqu'à îuy pénétra, Si que ma voixenfon oretfleentra. 
Incontinent tremblèrent les campagnes, Les fondements des plus hautes mon- 
tagnes , Tous esbranlés s'efmeurent grandement :Car ileftoit courroucé ar- 



mÈè 



damment. 



Les 



, 



PfeaumeXIX. 



S VPER1VS. 



»> 



ÎK >a3 Es deux en chacun lieu La puiflance de Dieu Racomptenr aux hu- - 
mains.- Ce grand entouxefpars Publie en toutes parts L'puurage de fes mains. Iour 
après jour coulant Du Seigneur va parlant Par longue experj ence. Lanui&fuy- 

^iïîllI=^^lll^iiliiSiiiPii= 



uant la nuift Nous prefche & nous inftruit De fa grand' fapience, 

1. Et n'y a nation, Langue, prolation, Tant foit d'eftranges licux> Qiiin'oye bien 
le (on , La manière & façon Du langage des cieux.X.eur tour par tout s'eftend , Et 

IliiiI!iIiÉ!!ii!i!imÉÉtIt=^il 

leurproposs'entend Iufques aubourdu monde.Dieuen eux apo- se Palus bien 



compofé Au foleil dair & munde. 
3. Dont il fort ainlî beau Comme vnefpouxnouueau Defonparé pourpris; Sem- 
ble vn grand princeà voir S'efgayanr pour auoir D'vne coude le prix. D'vn bout 
des deux il part. Et atteint l'aurre part En yn jour tant eft viftc-.Outte plus n'y a 



iS-r 



rien 1 

1 



-j c 4~\- — — : 



rien En ec val terrien, Qui fa, chaleur cuite. 

C 1 




S VPERI VS. 



Pfeaurae X X. 



[ E Seigneur ta prière entende En ta neceffité, Le Dieu de Iacobte 



défende En tonaduerfi té , De fon lieu faindt en ta complainte A tes maux ilfub- 



uienne, De Sion fa montagne fain&e II te gard'& fou (tienne. 
i. De tes offertes &feruicesSe vueille fouuenir, Etfaire tous tes facrifices En cen- 
dre denenir.-Te donne iflue en ta» affaire Telle que tu demandes: Vueille tes 



emprifes parfaite , Et petites & grandes. 

p^Jiîii^iJ^llillgiÉÉii^ 



3. Dieu vueille accomplir tes prières , Afin que tous joyeux Drefïîons enfeignesSc 

illIiSigtlilIlIiiïê^^l^I 

bannières En fon nom glorieux: Difans,Dieu de fa faincte place A fon Roy ami- 



É|li^iÉ=^îî^i?l3^i?É^ 



able A refpondu , luyfaifantgtace, Par fa mainfecourable. 



pigii^iii^iiiii^iit^iiii 

4. Nos ennemis auoyent fiance En leurs chars & cîicuaux , Et nous inuoquions la 

ilËiÉSïiii^llgii^ÉÉÉllili 

puilTance Du Seigneur en nosmaux. Aulîi eft-ellerenuerfee Leur puiflance tant 



ficre : Et noflre force eft redrefle-e Plurque jamais entière. 



ï 



Seigneur 




Pfeaume XXI. S V P E R I V S u 

ïIIllI^ipl^ilpÉlIÉH 

Eigneur, le Roy s'esjouï- ra, D*auoir eu deliurance Par ta gran- 
de puiiïance. O combien io- yeux il fera,D'ainfi foudain fe voir Recoux 



par ton pou 



uo:r. 



lilS^ÉËiiïii^Éii^ll^i^lîS 






z. L'ilTuc de tout Ton fouhaid: , Telle qu'a demandée , Tu luy as accordée : Et de 

sSiilPlii^iïliIiiiiïailii 




iabou- chequoy qu'il ayt Seulement prononcé, Toufiours l'as exau ce. 

$. Mcfmeauant qu'en eftrc requis, Tes biens luy viens efpandre , Sans fa prie- 



re attendre. Vn diade 



me fort exquis, De fin orcompcfé, Sur fon chef 



SES 



aspo- 



g. 



SS||i^iiii^i||^i^g^^ 



4. Il te demandoit feulement Que luy filfes la grâce De vture quelque efpace: Et la 
deffus bien longuement Durer tu luy permets, Voire pour tout ia mais. 



i=Êli|Éiiii^#HiÉ 



f. Par le moyen de ta bonté On void partout.femee Sa bonne renommée: Car tu 

luy as toufiours eftê Et de gloire &: d'honneur Tres-liberal don neur. 

C 3 



I X 



Ofc 







S VPERfVS. Pfeaumë XXII. 



^^5SW^ O n Dieu, mon Dieu,pourquoy m'as tu laine Loing de fecours, d'en- 

nuy tant oppreffé , Et loing du cri que je t'ay ad- dreiïé En ma complainte î De 
jour, mon Dieu ,je t'inuoque fans feinte, Et toutes- fois nerefpond ta voix 
fainetc : De nuiftaufïî, &n*ay dequoyefteinâe Soit ma clameur. 

ilp;iiïiiilipii^lllllïi^|îë 

x. Hdas I tu es le Sainét & la tremeur , Et d'Ifracl le refident bon-heur , Là où t'a 
pieu que ton los & . honneur On chante 6c prife. Nos peres ont leur 'fiance en toy 
mife j Leurconfian- ce ils ont fur toy au"î- fe , Et tu lésas de captifs en franchife 



Toujours boutez. 



mmimmmÈm 



^Eto^zj^BËE^^^^i^irr^^i:: 



—^ 



p*-ïr£ 



±=&£5=33fc= 



3. À toy criansd'ennuy furent oftez , Efperé ont en tes faindtes bontez : Et ont 
receu, fans eftie re- boutez ', Ta grâce prompte. Mais moy, je fuis vn ver qui rien 

ifïiillÉtîliiliiiliiii^^^ii^i 

ne monte, Et non plus homme, ains des hommes la honte .Et plus ne fers que de 



table 5v de conte Au peuple bas. 



Mon 



Pfeiûme XX III. 



S V P E K I V S. 




psl^È^É^^^iiliîîil 



On Dieu me paift: fous fa puiflance haure : C'cft mon berger, 
de rien je n'aurây faute. En tect bien feur, joignant les beaux herbages Coucher 
me fait, me meine auxelairs nuages , Trai&e ma vie en douceur tres-humaine, 



Et pour fon Nom par droits fentiers me meine. 
i. Si leurement , que quand au val viendroye Dombre de mort rien de mal 

pilii^iÉ^ii^liliiii^ilIl^ili 

ne craindroye : Car auecmoytuesà chacune heure : Puis ta houlette & conduite 
m'afleure. Tu enri chis de viures neceflaircs Ma table aux yeux de tous mes 

■ j^ — ■—-4 — - ..——.»- ■— 



aduetfaires- 



3. Tu oings mou chef d'huyles & lenteurs bonnes , Et juf-qu'aux bords pleine 
taflè me donnes : Voire & feras que celle faueur tienne Tant que viuray , compa- 
gnieme tienne: Si que toufiours de faire ay efperance En la maifon du Set- 



gneur demeurance. 



*4 



SVPERIVS. 



Pfeauroe XXIII I. 



^f^^M> '—■&* — ~~ 



mm pèiii=i=^^=^i^^^^ 

{Jgggàg A terre au Seigneur appartient, Tout ce qu'en fa rondeur contient, 

Et ceux qui habitent en elle : Sur mer fondement luy donna, L'enrichit & l'en- 



uironna De mainte riuiere très-belle. 



fl^l^ii^Iîi^li^l^Éiliiiiiill 

2. Mais fa montagne eft vn fainét lieu , Qui viendra donc au mont de Dieu? Qui 
eft-ce qui là tiendra place? L'homme de mains & cœur laué , En vanité non efleué, 
Et qui n'a juté eh fallace. 

gli^ïiiiilïlisili^il^É^ii 



L'homme tel Dieu le berii-ra: Dieu fonSauueur le munira De mifericor- 



/- 



|gi^^= ï^ f l Tlf j j fTTJ ^Ç ^ ^ ffy^^^ ^^^ 



de Se clémence. Telle eft la génération Ccrchant , cerchant d'arfe&ion , O Dieu de 



-Éil^ê- 



Iacob taprefence. 



4. Hauffez vos teftes grands portaux : Huis éternels tenez vous hauts, Si en- 



** crera le Roy de gloue.Qui eft ce Roy tant glorieux? Ocft le fort Dieu victorieux, 



■ nU, 'I I ' - 



Leplus fort qu'en guerre on peut croire. 



Atoy 



Pftaumc XXV. S V P E R I V S. i; 

Toy mon Dieu , mon cœur monte , En toy mon efpoir ay mis , Fay 




que je netombeà honte, Au gré de mes ennemis. Honte n'auront voirement 



gi^iii^îlii=i=iilië-^lll 

Ceux qui deiliis toy s'appuyent : Mais bien ceux qui durement , Et fans caufe les 



iiiÉii 



ennuyent. 



z. Le chemin quetu nous dreflTes Fay moy cognoiftre, Seigneur : Detesfentes& 



addreiles Vueilles moy eftreenfeigneur. Achemine moy au cours De ta vérité 



patente , Comme Dieu de mon fecours, O ù j'ay chacun jour attente. 

^ii^Siiiimi^lÉilIiiipË^ 



3 De tes bontés te recorde , Mets en mémoire & eftens Cefte grand' miferi corde, 

^llllllÉïi^ilîÉ^ittlÉfrt 

Dontvféasde tout temps. Oublie mamauuaiftié Dés ma première jcunefle: De 



g^H V^jen^l *t$B 



moy, fclon ta pitié , Te fojKtuiennc en ma defheiïè. 



D 



S V P E R I V S. 



Pfeaume XXVI. 

53 g lii^llMIliiiîlÉilIliif^iii 



^ Eigneur , garde mon droidfc, Car j'ay en ccft endroit Cheminé droic 
& rondement: I'ay en Dieu efpc-rance, Qui me donne afleurance Que choir 

IlilËiï^llfUl^^iilli^^^i^ 



ne pourray nullement. 



EiE*E?ë5=ë3i^lEEpl*£S~ilS^5Ë^ 



2. Seigneur eflaye moy : le requier que de toy Sondé je foy' & ef-prouué: 
Mesreins & mes penfees Dans le feu foyent laneces ,Pour voir quel je feray 



trouue. 



3. Pourautant que l'œil mien Toufiours fiché je tien Sur ta pitié & grand' 
bonté .- Ma vie je conforme Au plus près de la forme Que nous enjoint ta 



vente. 



jU 



^^^IÎËË^":E«SEÈ^É^^îâîÊËE$^EÉ 

4. Vn tas de menfongers , Inconftans & légers Gardé me fuis de fréquenter :Et 



tout homme qui vfe De cantelle & de rufe N'ay voulu , ni ne veux hanter. 



Le 




Pfeaume XXVII. SVPERIVS, *7 

^^^^ E Seieneureftla clarté qui m'addrefle , Et mon falur, que doy ie 

redouter 5 Le Seigneur eftl'appuy qui me rcdreffcOù eft celuy qui peut m'efpou- 

j. |i, ■ * Ht Lii^-y». t : J ,,ff trt^ 

uanter ? Quand les malins m'ont dreiïé leurs combats, Pour me cuider manger à 
belles dents , Tous ces haineux , ces ennemis mordens , I'ay veu broncher , & 



ïÉkESÎÊÉi 



trebutcher en bas. 



m^mm^MmmE fiï^^m fiÈm^ 



2. Tout vn camp vienne , & moy fenl enuironne , lamais pourtant mon cœur n'en 
tremblera: Vienne aflaillir qui voudra ma perfonne ,DeiTiis cela mon cœur s'af- 

i*.fi . » -fgp ^tTgr* ■■■« , 4. A ■ ffTrffr f 

feurera. A l'Eternel j'ay requis vn feul poind , Et vueil encor luy requerit 
touf-jours, Que fi longtemps que dureront mes jours, De famaifon jenem'ef- 



longne point. 



D t 



Éj SVPERIVS. Pfeaume XXVIII. 

lil^^liiiilEilliÉlIllEililI 

Dieu, qui es ma foi te re fie, C'edà toy que moncry s'addtefle ,Ne 

fçay que: 




vueilles au befoin te taire: Autrement je ne fçay quefaire, Sinon à 



ceux me 



comparer, Qujonveutau fcpulchre enterrer. 
2. Vueilles ouïr ce que je cri e , Quand à mains joinctes je te prie , Venant en ton 

pÉIIliUil IliÉIlli^ilIilÉÊIlÉ 

fain6t lieu me rendre. Mon Dieu , ne vueilles me comprendre Parmi tant de mef- 



chans.qui n'ont Aucun plaifir qu'au mal qu'ils font. 

piïl^imi^iii-^iiÊiiii^ 

l. En la bouche ils n'ont que concorde: Mais leur cœur à tout mal s'accorde. Paye 

i' 

fuyi 



4. X-ili la JULiLUt il" ij uni 1 ut Luntuiut • _yau.ij> i - u i. wt_wu& u. (,^/ui umxj Mv.wvy1.t4w* x art 

les fuyuant leurs mérites , Et leurs inten tions maudites : Selon le train qu'ils ont 



:fe: 




^^5E5^^r^ 



^±3^±± 



mené, Salaire auffi leur foit donné. 



fli^g5=ppiii5igifg^=g^S ^ : Ë gg 



4. D'autant qu'ils n'ont en leurs courages Confideré fes hauts ouurages, Ne tafché 
d'auoic cognoiflance Dcshauts.effects de fa pu i (Tan ce : En lieu de les vouloir 



haufler, Diculesfera. tous rcnuerier- 



Vous, 




PfeauraeXXIX. SVPERIVS. 19 

Ous tous Princes & Seigneurs , Remplis de gloire & d'honneurs, 
Rendez, ren- dez au Seigneur Toute force & tour honneur. Faites luy recognoif- 
fance Qui refponde à fa puiflance. En fa demeure treiTainde Ployez les ge- 



noux en crainte- 



2. La voix du Seigneur tonnant Va fur les eaux refonnant:Parmi les nues des 
cieux S'entend le Dieu glorieux. La voix du Seigneur tefmoigne De quelle for- 

ga^sU ,'■' ' ^f "f T »U;»y* ■'*■'! y '{.'^J H 

ce il befongne : La voix du Seigneur hautaine De hautelTe eft toute pleine. 



3. La voix du Seigneur ab bat Les grands cèdres tout à plat : Brife les 
plus haHt montés Au mont du Liban plantés : Les faifant fauter en forte, 
Eux & Liban qui les porte , Qu'on voit fauter es bofcages Faons de licor- 



S 



nés 



fauuage. 



EV i 




S VPERI VS. 



Pfeaume XXX. 



J^^i=sifel§ÉilÉiiilII 

g^V^^ ' Eigneur,puis que m'as retiré , Puis que n'as jamais enduré Que 

mes haineux euiTenc dc-quoy Se rire Se Ce moquer de moy .• La gloire qu'en as 
méritée, Par mes vers re fera chantée. 



<r— êr 



z. Quand j'ay prié ta Majefté, Seigneur mon Dieu, j'ay eu fanté , I'eftoy' aux enfers 

pll§!iill^i!È!!ïf=ifIl!!ë!tIgîl 

deualé, Seigneur, quand tu m'as rappelle: Ma vie prefques enterrée Tu as du 



tombeau retirée. 



ïf*=ï CTPR » »■ '' t f n t&àTrrW * 



j. Vous qui la bonté congnoulez , Chantez la gloire &c accioiliez bon renom 
plein de faincleté : Car jamais il n'eft ir-rité , Qu'en moins d'vne petite efpace 



Toute fa fureur ne fe palTe. 

plIIli^II^^îiliilliÉlFÉ^ 

4. Mais fon vouloir bénin & doux Demeure à vie deflusnous. Voilad'où fou- 
uent il aduient , Que ducil au foir chez nous fe tient : Puis fi toft que le jour fe 



monftrc : Matière de joye on rencontre. 



I'ay 



S V P E R I V S. 



Pfeaume XXXI. 

Jlii^^IÉÉillIiHilHl^ 

^ ?^ v4 'Ay mis en toy mon e(pcran-ce: Garde moy donc, Seigneur, D'e- 

ternel des-honneur. Odtroye moy ma deliuran-ce , Par ta grand' bonté haute, 



^Ë£:£5! 



Quiiamaisne fit faute. 

prïigii^iÊiiiiiiii=i^iiiiii|| 

2. Ten l'oreille à moy miferable, Et, pour me fecourir, Vien foudain accourir: 
Monftre-toy mon roc imprena- ble , Et ma place rrefleure , Où ma vie s'af- 



ÏHi 



feure. 



3. Tu es ma tour &c forteref-fc, Pour l'honneur haut de toy Conduy&r meine ~ 
moy: Et de ces filés qu'on me dref- fe , Garde qu'on ne m'offenfe , Car tu es ma 



Mjlù. 



defenfe. 



4. Mon ame en tes mains je vien rendre , Car ru m'as racheté , O Dieu de veriré 
Au feul Seigneur je veux m'atten dre. Je hay la mentcri e , E* toute tromperie. 



5i SVPERIVS. Pfeaume XXXII. 




^HÉ^HÉSti^ilP 



m 



Bien heureux celuy dont les commifes Tranfgreffions font par 
grâce remilês, Duquel aulïîles iniques péchés Deuant Ion Dieu, font conuerts& 

i t. ■ *■» u: »_:_ J_ 1 I :„ ._ t M » _..: r\:_.. r -_- 



cachés! O combien plein de Bon-heur je repute L'homme à qui Dieu fon'pe- 
chc point n'impute , Et en l'efprit duquel n'habite point D'hypocrifie & de 



&=-^±=# 



fraude vn feul poinct! 



i. Durant mon mal , foit que vinfle a me taire , Las de crier , foit que me prinf- 



fe à braire, Et à gémir tout le jour fans cefler, Mes os n'ont faiéb que fondre & 
s'abbaifler. Car jour & nuid ta main dure ay fende Par mon péché fur moy ap- 

g!î^gli^ll i g=gli ^ lllÉliilil 

pefanti-e : Si que l'humeur de moy, ainfi traité, Sembloit du tout fecherefle 

d'elle. 

Refueillez 



Pfeaumè XXXIIÏ 




Efueillez vous chacun fidclc , Menez en Dieu joye or' endroit: 
Louangeeft trefleantc& belle , En la bouche de l'homme droit. Sur la douce 



É 



5E^ 



harpe Pendue enefeharpe Le Seigneur louez : De lues, dcfpinettes , Sainâre» 



^^ÈÈmm 



chanfonneftes A fon nom jouez. 



ël^iigË^HirtiI;sÉlfel=Ii 



2. Chantez de luy par rnelodi-e Nouueaux vers, nouuelle chanfon : Et que 



bien on fa pfalmodi e A haute voix & pîaifantfon. Car ce que Dicumande t 

^ItlPIf^lflrElIiliiîïÉlIi; 



m 



i 



Qujl dit & commande, Eft jufte & parfaict : Tout ce qu'il propofe, Qu'il faid&c 



difpofe, A fiance eft faict. 

. !IIï^iiliilIf-.liltËiPsâ=I^Mi 

5. Il aime d'amour (ouueraine Que droift règne ,& jufti-cc ayt lieu : Quand 

IIi=iÉiIiïiliiÉl!iiÉliliIÉiti 

tout eft «lit , la terre eft pleine De la grande bonne de Dieu. Dieu par fa pa- 

rôle Forma chacun pôle Et ciel précieux : Du vent de fa bouche Fit ce qui at- 

— -----I- 



^^"ig|liiËië 



touche E': orne les cieux. 



34 SVPERïVS. Pfeaume XXXIIII. 

f|| pliiiMllllIi^lilil^ilisi 

§££xfc&k Amais ne ccflcfay De magnifier le Seigneur, En ma bouche auray 

fon honneur, Tant que viuant leray. Mon cœur plaifir n'aura, Qtràvoirfon 

ppl!lifliiiillliiillpiiiiiil|l= 

Dieu gloiifi- é. Don: maint bon cœur humili- é L'oyant s'ef joui'-ta. 

iliiiiiii^ïlili^ili^ilïl=?=SiIii 

z. Sus donc, chantons de Dieu Nous tous le renom précieux: Louons fon Nom 
à qui mieux mieux, Tousence mefinelieu. Mon Dieu m'a entendu, Quand de 

p'ii^liiili^iiii^llliil^ëliil 



bon cœur je l'ay cerché. Des peurs qui m'ont le plus fafché , Deliuré ma 

II 



rendu. 



i On i le regarde ra , S'en crouuera tout efclairé : Iamais fon f cont des-honnoré 
**£.ou?ir 6» ne verra. Le poure à fon befoin A crié, & Dieu l'exauçant L'a 



faimépar fon bras puiiTant , Iettant fes maux au loin. 




Deba 



PfeaumeXXXV. 



S VPERIVS. 



H 




^^giÉ^ëi=ii^ii^!^l 



Eba contre mes debacceurs , Comba , Seigneur , mes combatteurs, 

|litaliliil;iiîpiiiiii^ïiii:§i 

Empoingnemoy bouclier & lan- ce, Et pourmefecourir t'auance. Chargeles 

piiilii^iiIiiiÈg|iiil;iMIi:if^l 

& marche au deuant , Garde les d'aller plus auant •• Dy à mon ame , Ame, je fuis 



=-£ 






êʮʣ&MË£M 



* 



Celuy qui garantir te puis. 

pilliiîi^^ll^illli^iiigl^ii 

z. De honte foyent tous efperdus , Soyent renuerfés & confondus Tous ceux qui 

pliliiiis^IiiiiÊ^iiîiiiiOiÊîiii 

pourchalfentma vi-e , Et de m'outtager ontenuie. Soyent comme la poudre 

piiliiiiSliiillifill^iliil^ 

qui eft Du vent jeetee où il luy plaift : L'Ange du Seigneur Tout-puiflant Par 



#----: 



tout les tille pourchaiEm t. 



_! 



$. Tous chemins foyent glilïâns pour eux : Par chemins noirs & ténébreux L'Ange 



**=*= 



de Dieu de place en place Toufiours les pourluyue & leschafle: D'auranrqua 

|liiliiilplllii^l|^liil[i|j!iiï| 

ton ils m'ont drelle. Leiir engin dedans vn fofl'é: Leur engin di-ie , ils ont à tore 






ggll^s^g 



i^SS^eS ~= E 



Apprefté pour me mettre à mort. 



E i 



S VPÈfcï vs. 



Pfeaume XXXVI. 



m pi^iiPiliiiii^iiiliil 



cfes 



V malin le me ferra ne vouloir Pari' en moncœur,& me fait vo 
Q^'iln'adeDicu la crainte: Octant le pLift en (on erreur, Que l'auoiren hai- 
ne & horreur C'en: bien fdfee & contrainte. Son parler eft nuifant & fin: Doctrine 

|lllI=l*Iiiilli^Pfii:iilÉSiii;ll 

va fuyant, à fin De jamais bien ne faire : Songe en fon fict mefehanceté , Au che- 
min cors cit arrefté.: A nul mal n'efteontraire. 



i. Ô Seigneur ta bemgnité Touche aux deux, 5c ta vérité DrefTe aux nues 

lii^îilplillïlIiiliiEiliilîiiiiiii 



la tefte : Tes jugements femblent hauts, monts, Vn abyfme tes actes bons ,T-u 




iillllIl^ÉillI^iËïiii^l^iiill 

ce ont En l'ombre de tes ailes 1 De tes biens faoules leurs defirs , Et an fieuue 
plaU 




Ne 



Pfcaume XXXVII. 



SVP E RI VS. 



37 




^ïtï-j^ :L?-E^ :£^a 



E fois fafché fi durant cefte vie Soutient tu vois profperer les 
mefehans , Et des malins aux biens ne porte enui- e: Car en uiïne à la fin tte- 

|iâliËÉïiiiipiiliiiiHiS=ii^ 

bufcHâris a Seront fauchés comme foin en peu d'heure , Et fecheront comme 



g— e_3^-v — ^i- tl .;. j^L 



l'herbe des champs. 

i. En Dieu te fie, à bien faire labeure : La terre auras pour habiration, Et joui'- 

iliiiillïpliiililgiilliiilifii 



ras deren- te vraye&fcure. En Dieu fera tadeledta- tion : Et des fouhaicts 

plilËl^iÊiiil^iElliëiiifeËÊiiil^ 



w 

que ton cœur voudra faite, Te donnera pleine frui- tion'. 

I^IilliËEiÉiillÉiiliiiillÉIlS 

5. Remets en Dieu cV toy & ton affai-re : En luy te fie & il accomplira Ce 



Izzzt^z^^z. 



V 





Comme le jour , fi que ta vie bonne Comme vn midi par tour reftden- 

iHiliii==l=^=iiii^iM^lllii 



di-ra. 



E 3 




S V P E R. I V S. 



Pfeaume XXX VI IL 



cï*Xi£?iï&> ^s! cu tcl ÊWB»K aiguë, Ne m'arguë De mon faî£t,Dieu tour puiflant: 



Ton ardeur vn peu fcti- re , N'en ton ire Ne me puni languiflanr. 
2. Carres flefches defcochees Sont fichées Bien fort en moy fans ment îr : Etas 

liîilïllll^lïiiiliiiÉllS!iil=^= 



voulu, dont j'endure , Ta main dure T>e(Tusmoyappefantir. 
3. le n'ay fiu moy chair ny veine , Qui foit faine, Parl'ire en quoy je t'ay mis. Mes 

|Ê||iiiEiJ^ïiMEii^ËSiii^iiiî=li=== 



es n'ont de repos ferme Iour ny rerme, Par les maux que j'ay commis. 



4. Car les peines de mes fautes Sont lî hautes, Qu'elles furmontem mon chef, Ce 




Mes cicatrices puantes Sont Huantes Defang de corruption. Las ! parii»*olte 



S^5fc:^iî=È 



Yotti-e M'cftfortie Toute cette infection. : » ^ 

<î. Tant me fait mon mal la guerre Que vers'terre Suis courbé totalement: Auec 



ai 



(le 5c noire mi- ne le chemine Tout en pleur journellement 



I'ay 



S VPE RI VS. 



Pfeaume XX XIX. 
^3É$]i ,=i 'Ay die en moy, De pics je yjferay A tout cela que je feray, Pour ne 

i^iiiilililililÉIlIli^ilIpi 

parler vn feul mot de trauers , En voyant debout le peruers : Voue deuife- je,à Eu 

IlliliÉIiïlÉlili " 



de ne parler,Ma propre bouche emmufeler, 

pllïiÉ^lïlIiiïlIHl^llÉiliii^il 

h 2. Comme vn muet du tout je n'ay dit rien,, Mefmes jufqu a taire le bien : Mais 



j'ay fenti augmenter ma douleur, Et mon cœur doubler la chaleur: Si qu'en penfant 



tt 



i'eftoy' comme bruflé , Parquoy de ma langue ay parlé. 

3. O Eternel, déclare moy ma fin , Et le remps de un vie , afin Que de mes ans 
j'entende tout ie cours. Voylà , tu m'as taillé mes jouis Au demi pied.- mon temps 

plillIllHÉIgitiilIi=^l=li^ 

debouten bout, Au prix du tien n'elt rien du tour. 

pliEllllIIlll§îliii^Élîi;ii^ii 

4. Certes tout homme eft toute vanité, Quand mefmc il femble eftre arrefté; Cer- 

P^^ïl^I^iiïliiilililiillii^iil 

tes ireft comme vn fonge partant , Et pour néant va tracailant , Pour amaiïer force 
biensj fans fauoir L'héritier qui les doit auoir. 






4 o S V P E R I V S. Pfeaume XL. 

ci^c^S^l Pies aiïoircbnftammenc attendu De l'Eternel la volonté, Il s'efttoiu- . 




3^ 



t=$. 



ne de mon cofté, Et a mon cri au befoin entendu. Hors de fange & d'ordure, 



Et profondeur obfcure , DVn gouffre m'a tiré.- A mes pieds affermis , Et au che- 



miiucmis, Sus vnrocafleuré. 



2 Dedans ma bouche vn nouueau chant d'honneur II a mis pour fon los & prix: 

liiiiiiliilliil^iii^iHilii^iii^ 

pTuficurs l'oyans feront appris En toute crainte à s'attendre au Seigneur. 1 hom- 
* me heureux au monde , Qui dertus Dieu fe fonde '***<* fait fon rempanlLait^ 



Π



fant tous ces hautains, Hommes menteurs & vains, Sefgarer à^fearc^ 
? 5. Seigneur mon Dieu , meruciileux font tes faiéts.Tu penfesde nous tellement, ^ 
^l^nuïnTfcaTroir feàtttfaeat Mettre de rang les biens que tu luy fais. S^je les mep 
~ "en'conte , Le nombre mefurmonte. Beftes pour j fofefefc» Ec gatèews t'tràc 1 , , 



S- . ^1 »#.■ c': :i .'^ ^u„ 1 '/->rpilip me oercer. 



"defpicu ,Mais Seigneiuil t'a pieu L'oreille me percer 



Obicn 




S V P E R I V S. 



41 



MwmÊmmÈÈ=Ém 



Bien heureux qui jugefagement Du poure en fou tormentJ 
Certainement Dieu le foulagera-.Quand affligé fe-ra r Dieu le rendra fain & faut, 
& fera Qu'encor il fleuri-ra : Point ne voudra l'expofer aux fouhaiûs Que 



Ces haineux owt raids. 

HiiliÉililiiiil^i^i^^^i 

i. Lors qu'en fon lict fera plein de langueur Dieu luydon-ra vigueur r Et 

gii^i^.iiii!=ii^iëlfi^i?^llii 

changera Con li£t d'infirmité , En vn lift de fanté. En mes douleurs , ô Dieu , j'ay 
dit ainû, Ayes de moy merci: Guéri mon ame,ô Dieu, car j'ay forfaid, Et 



lfefe5*Qi=ËE= 



contre toy mesraict. 
3. Mes ennemis m'ont fouhaitté des maux En leurs cou-rages faux , Difans, 



^ië 



mm^ 



jamais ne pourra-il mourir , Et fon renom périr ? Me venans voir m'ont fait de 
beaux difeours, Couuans leurs mefehanstours Dedans le cœur : puis chacun 



ë?ËÉÊliÉîË~ï3lii 



quand il fort,Va faire fon rapport. 

; 




S V P E R I V S. 



Pfeaume XL IL 



Infi qu'on oyt le cerf bruire , Pourchaflanr ie frais des eaux, Ainfi 

- — t. — i -+ 



mon cœur qui foufpire,Seigneur, après tes ruùTeaux, Va toufiours criant.fuyuant 

I^ÉlilEilPiii^iiiiillliiil^ili 

Le grand, le grand Dieu viuant. Helas i donques , quand fera-ce Que verray 

jpifgÊgj^Mllll^illlËggf!!!^ 



de Dieu la face? 

HIPiÉl-rli^iEiiiilr^i^iii^ 

i. lours & nui as pour ma viande , De pleurs me vay fouftenant, Quand je voy 



trouppe j'alioy' menant , Priant , chanranr, greffe bande, Faire au temple fon 



offrande. 



3 D'où vient que t'esba- his ores, Mon ame,& frémis d'efmoy ? Efperecn 
Dieu,car encores Sera il chanté de moy : Quand d'vn regard Seulement 11 guérira 



mon torment. Las! mon Dieu, je fen mon ame, Qui de grand defir fe pafme. 



Reucnge 



S V P E R I V S. 



4J 



Pfcaume XLIH. 

Eucnge moy,pren la querelle De moy,Seigneur,pactamerci,Con- 




tre la gentfauiTeSc cruelle .-De l'homme rempli decautcl- le, Et en fa malice en 



SJEFgHRJ^^T^^i 



durci , Deliure moy auffi. 

illiill^iill^li311iiiilililiilii 

2. Las! mon Dieu, tuesmapuiflàrKe Poiuquoy t'enfuis me reboutant ? Pourquoy 






ë£^~Ë3î:~:î!g:É:É~JÉ^^; 



;^:^::r:r 



V--: 



MA- » 




permets qu'en detplaifance le chemine fouslanuifarîce De mon aduerfaire.qui 

mwmm 



mwmm 



tant Mevaperfccutant 



3. A ce coup ta lumière luife, Et ta foy véritable tien : Chacune d'elles me con- 

pfiÊijÉiiii?iiiijipii§igiigiiii 

duife En ten faindtmont s &m'introduife Iufques au tabernacle tien, Auechum- 

iriliiMiUiiiiil^mïlHHHiili 



ble maintien. 



ÉEÈiiSsiiê^Êlê^^^^ 




4. Là dedans prendray hardielte D'aller de Dieu jufqu'à l'autel , Au Dieu de ma 

iliiiêtilïiiiipiSiliillîiPii 

joye &. LelTe : Et fur la harpe chanterelle ConfelTeray qu'il n'eftDieu tel Que toy, 



DxuimiBortel. 



F t 




S V P E R I V S. 



Pfeaume XL II II. 



^i^ë^è-fe^^â^^^?^^ 



R suons nous de nos oreil- les, Seigneur .entendu tes merueil- 



1 les Racompter à nos pères vieux, Fa-âes jndis cVdeuanteux. Ta main a les 

ÉliplllIiÉIIliflIIÊÊlip^ 



peuples challésjl'lantant nos pères en leurplace .• Tu as les peuples opprefles, Y 



failant germer noftre race. 



x. Ce n'eft point donc par leur efpé- e , Qu'ils ont cefte terre occupée: Es 

plisîii£iiil;Éiiliilii^iii^= 

dangers à eux furuenus Leur bras ne les a fouftenus. Ta dextre a eftéleur fau- 

lll^lgllIlilIiÉÉi^IlililÉI 

ueur,Tonbras,ta force débonnaire : Et leur as faift celte faueur,D'autant qu'il 



t'a pieu de ce faire. 
3, Tu es le Roy qui me domi- ne , Seigneur , de puifïance diurne : Fay que 

iIPî-IËng||ii^piii^ = =-* =s ^ 



lacob ton bien aimé Ayt ton feeours accoivftuivé- Par ton feconrs nous choque- 



^^^^ Ëg-jLi | 



âfcBE 



rons Tous les ennemis qui nous greuent : Et pat ton Nom nous fou- lerons Tous 

piÉllillËll^ 



s 



ceux qui contre nous s'efleuenr. 



Propos 



Pfeawne XLV. 



S V P E R I V S. 



45 




Ropos exquis faut que de mon cœur for-te : Car du Roy veux 



^IglIlllËliÉiiltïliilItlIill 



dire chanfon de forte Qu'à cède fois ma langue mieux dira , Qu'vn fciibe prompt 
de plume n'e- - fcrira. Le mieux formé tu es d'humaine race , En ton parlergift 



j__ ,_. 



merueillcufe grâce : Parquoy , Dieu fait que toute nation Sans fin te loue en 

iïÉIii^Pi!lliiH!If=!!!§l!iii!iI 



bene- diction. 



i. O le plus fort que rencontrer on puilTe, Accouftie & cein fur ta robufte 
cuifle Ton glaiue aiçu , qui eft la re- fplendeur , Et l'ornement de royale 

ii^iiiiÈi^liiliii^Iiiillilis 

grandeur. Entre en ton char, triomphe à la bonne heure En grand honneur 

ïipii^iiil^l^^liiiilliiïÉi 

puis qu'auec toy demeure Vérité, foy , )uftice,&: cœur humain : Voir te fera de 



grand's chofes ta main. 



F 3 



S V P E R r V S. Pfcaume XL VI. 

l=iii;iil^^liililÉliÉ=llillÉi 

ÉLlIISiëM Es qu'aduerfîté nous offenfc , Dieu nous eftappuy& defenfe : Au y 

/* 1 / r\ I » 



befoin l'auons efprouué , Et grand fecoursen luy crouué. Donc plus n'aurons 

£Éiill§ii!lilïiÉ=iiîii^ll^lil 

crainte ny clou- te, Etdeuft trembler la terre tou- te, Et les montagnes 



fei§i^^^^^Q| 



abyfmer Au milieu de la haute mer. 



li^lili^iii^llllii^Ëîi-liii^i 

2 Voire deulTcnc les eaux profondes Bruire , efcumer , enfler leurs ondes, Et par 

iliii^li^pl^li^iliiiilÉll 

leur fuperbe pouuoir Rochers &c montaignes mouuoir. Au temps de tormente 

l^lll^lpillii;igiiif|i;i&5lHlii 

fi fie- re , Les ruiflTeaux de noftre riuie- re Refioujront la grand' cité , Lieu 



trelTainadelaDeïïé. 

5 11 eft certain qu'au milieu d'elle Dieu fait fa demeure éternelle: Riencsbranler^ 

EU ;PlïtfilIiIli^ilïiiIltit=ili 

ne labour», Car Dieu prômpr fecours lui donra. Troupes de genS far no°* Ç«^_ 



=*=**? 



"TeM.-Stus contre nous royaumes fu- rem : Du br uit des voix loutTau 



l , Et ïdus eux la terre fondoit. 



Or fus 




SVPERIVS. 



PfeaumeXLVII. 

£* " R fus, tous humains, Frappez en vos mains: Qu'on oy-e fonner., 

§ltaHli3!!lÉmmp!?i!iÉ!l 

Qu'on oye entonner Le nom folemnel De Dieu éternel. Ceft icDieutrel-haut. 



P=£ 



3E3 



érz5 : 



Que craindre il nous faut. Le grand Roy qui fait Sentir en effett Sa force au 



trauers De tout l'vniucrs. 



§ës=? 



¥=*=; 



==3^ 



iîif^lili^¥ïÊli=i[ïIiïill 



z. Sous noftre pouuoir II nous fera voir Les peuples battus : Peuples abbattus, 



Et humiliés Mettra fous nos pieds. C'efthiy qui à part A mis noftre part, De 

piîiiililiiliiiiiiiËiliPilil^ 

Iacob l'honneur; Au quel le Seigneur S'eft monftié fur tons Amiable &doux. 



3. Or donclevoicy, Qui s'en vient icy : A grands cris de voix, A fonde haut- 



==* 



bois , Voyons arriuant Le grand Dieu viuant. Chantez moy chantez De Dieu 
les bontez : Chantez , chantez moy Noftre puiflant Roy : Car il eftlcDieu Re- 



gnant en tout lieu. 




S V P E R I V S. 



Pfeaumè XL VIII. 



plifâlÉÊËilliÉillÉlIIâiÉif 

'Eft enfatreflainc~te cité, Lieu choifi pour fa Sain&eté ,Que Dieu 

plÉHiipiiiiiiliP^iiii^iiiiii 

defploye en excellence Sa gloire & fa magnificence. La montagne de Sion,De- 

pilÉiïlIllIËi^IIirÉIÊg^^l 

ueis le Septentrion , Ville au grand Roy confacre- e, Eft en fi belle contrée , Que 



Z=J£- 



la terre vniuerfelle Ne doit s'efiouïr qu'en elle. 
2. Dieu au palais d'elle eft cognu , Et pour fa defenfe tenu: Car vnjoar les Rois 



lIp^Éii&li^IëlâiÉiË^iÊ 

. . r - • i II. I ôC n T*. 



i 



fe bandèrent , Et tous equippés s'y trouuerent : Ils en ont veu les erTe<5ts,Dont e- 

ÉËËSÉÉÉiÉiËÉÉlIÉSl 



-#: 



ftonnés &derfaic"cs , Eux auec toute leur bande , Surpris d'vne frayeur grande, 



Auec extrême deftrefle Se fonr fauucs de viftefle. 

p^iliU^i^iiiiiiililiiiil^l 

" . Douleur comme d'enfantement Les faifitaueé tremblement: Comme quand 

pililipliliiilipiilliiiiiilll 

"• d. vn terrible orage Tu brifes tout vn nauigage. Trouué 1 auons tout ainfi Qu'on 
nous auoit dit aufli , Quant au lieu où tu habites , Seigneur Dieu desexercites , Et 

ÉlliÉlillIllIIllill ïïzzzi llli 




ce 



fte fain<£te demcure,Où noftre grand Dieu demeure. 



Peuples 



Pfeaumë XL IX. 



SVPERIVS. 



4? 




^ië^^ ^^y^^ ^^ 



Euples oyez , & l'oreil- le preftez , Hommes mortels, qui le mon- 



m^^m^^^^^sÉm. 



de habitez, Des plus petits jufques aux plus puiiïans , Riches hautains, 

ïliîliiiiPi^îiîlifi^^Pl^ 

&c poures languiflans , Sages propos ma bouche annoncera , Graues difcours 
mon cœur entamera , A mes beaux mots l'oreille je vueil tendre , Et fur mon lut 



wmÊÊÊËê 



^~ 



grand's chofes vous apprendre. 



j^uu » f f 0*%^^ ^& s &&fê é 



i. Pourquoy feray-jeen mes maux eftonné, Quoy que je foy' clos &en 
uironné D'vn dur foucime talonnant mes pas, Pour me furpren- dre ,& 

iëiilifilï^iiiœïilliïieifg 

renuerfcren bas? Aucuns fe font à leurs threfors tenus , Se faifans fiers de leurs 
grands reuenus: Mais nul n'en peut faire fon frère viure , N'offrira Dieu rançon 



$ÊÈÛ 



$£3 



^ 



qui le deliure. 




S V P E R I V S. 



Pfeaume L. 



lilËÉliSiig^^gg^ 




E Dieu, le Fort , l'Eternel parlera , Et haut & clair la terre appellera 

^ÊpiiÉpili^iilliliiëiiÉiii 

De l'Orient jufcjues à l'Occident. DeuersSion Dieu clair &euident Apparoiftra, 
orné de beauré tou-te . Noftre grand Dieu viendra, n'enfai&cs doute. 



2. Ayant vn feu deuorantdeuantluy,D'vn véhément tourbillon circuï: Lorshu- 
chera & terre Se ciel luifant , Pour juger là tout fon peuple, en difant, Aflemblez 



pli=^Ê^Iîi|^ièi^i^g*i| 



moy mes fain&s, qui, par fian- ce Sacrifians, ont pris mon alliance. 



y (Et vous; les cieux, direz en rout endroit Son jugement, car Dieu eft juge àtoh.) 



im^mn 




mM 



7±Z 




m 



En ten mon peuple,& à toy parleray : Ton Dieu je fuis, rien ne te celeray, Par moy 
reprins ne feras des offran- des, Qu[en facrifice ay voulu que me rendes. 



Mifctjcorde 



Pfeâumë LI. SVP E RI V S. * 

"" " lIIHÉ^iÉIll^ili^i^ 




Ifericordc au poure vicieux , Dieu tout puiflant , telon ta grand' de- 
mencc: Vfeà ce coup de ta bonté immen-fe, Pour effacer mon faict pernicieux. 

Laue moy , Sire, & rela-ue bien fort De ma commife iniquité mauuaife , Et du 

- ..£. — ^ — . 



|=iiipiÉS5iIliil=illM 



péché, qui m'a rendu fi ord, Me nettoyer d'eau de grâce te plaifc. 
i. Car de regret mon cœur vit en efmoy , Congnoiffanr, las! ma grand' faute pre- 

iHi^ÉËili^îfiiiii^ii^^^ 

{fente: Et, qui pis eft, mon péché fe prefen- te Inccflam ment noir & laid de- 
uant moy. En capreiénce,à roy feul j'ay forfaidt:Si qu'en donnant aneirpourme 

|Iilililp^ïlIÉIi=lllilltii 

desfaire , Iugé feras auoir juftementfai&.Et vaincras ceux qui diront du contraire. 
3. Hela«, jefay, & fil'ay toufiours fceu, Qu'iniquité print auecmoynaiifance:I\iy 
d'autrepart certaine co- gnoiflan-ce, Qu'auec péché ma mère m'a conceu. le fay 



£=£ 



aulfi que tuai-mes de faict Vraye équité dedans la confeience: Ce quen'ay eu, 

ÎHIiiiiïlIiiii^^i^fi 



moy à qui m as fait Voir les fecrets de ta grand' fapience. 

G 1 



SVPERIVS. PfeaumeLII. 

ppliiË^^il§-:^iÉPIlIlii 

I moy, mal heureux, qui te fies En tonauthotité, D'où vient que 



tu te glortfi es De ta mefchanceté î Quoy que foit, de Dieu le fecours A tous 




les jours fon cours. 
2. Ta langue à mal faire s'addrefle , Et (emble proprement Vn rafoir affilé qui 

iIllilÉPiipi§ÉlfcilIiiÉiiiili 

blefle Et couppe fi nement : Malice aimes mieux que bonté , Le faux que 



=fc 



mem 



vente. 



3. De tous propos , qui peuuent nuire , A parler tu te mets : Aufli Dieu te viendra 

ttii^ltlliiipiiiiiSPifii^ 

delhuire, Faufle langue, à jamais : Tranchée , arrache e de Dieu Seras hors de 




IpplëÉi 



ns ta ruine, 



Auront le cœur touché: De tes mal heurs ils fe riront, Et voila qu'ils diront. 



Le fol 




Pfcaiime LUI SVPERIVS. » 

E fol malin en fon cœur dit & croit , Que Dieu n'eft point : & cor- 

§lill^ii=îiirtll^fei§=?ilii 

rompt & renuerfe Ses moeurs , fa vie.- horribles faiâs excr-ce : Pas vn tout feul ne 



fait rien bon, ne droit , Ni ne voudroit. 



I^Éllil^liilÉlIilllËllsii 

2. Dieu du haut ciel a regardé i cy Sur les humains auecques diligence, S'il en 

P^^^tftallIpllIilÉilIlI 

verroit quelqu'vn d'intelligence , Qui d'inuoquer la diui-ne merci Fuft en 




m 



fou ci. 



3. Mais tout bien veu , atrouué que chacun A fouruoyé, tenant chemins damna- 

Ï^^Pi^lËÉilislllpliÉiÊÉig 

bles : Enfemble tous font fai£ts abominables , Et n'eft celuy qui £>ce bien aucun, 



WÊ 



m 



Nonjufqu'àvn. 



qrr.-fr": 



lËli^EilË^i^ 



4. N'ont ils nul fens tous ces pernicieux, Qui font tout mal, & jamais ne fe chan- 

^^iilpPl^^iiilipiillii^ 

gent ? Qui comme pain mon poure peuple mangent , Et d'inuoquer ne font point 



j^ËÉ^Éililii 



ï 



foucieux Le Dieu des cieux? 



G 3 




S V P E R t V S. 



Pfeauroé LIT II. 



Dieu tout puiiîant , fauuc moy, Par ton Nom & force immortelle. 
Et pourdefen-dre ma querel-le, Fay fortir la force detoy.- Oyl'oraifon que je 
feray , Plaife toy 1 oreille me tendre , O Eternel , à fin d'entendre Tous les mots 



30C 



*=*=j: 



que je tediray. 



pin^ëi 



'WÊÊÊ=%gs=ï&$Ë 



i. D'vn cœur barbare & furieux M'enuahit la troupe ennemie , Terribles gents 

li^^iiiliiiiilii^i^lglipîi^ 

cerchentma vie, Qui n'ont point Dieudeuant leurs yeux. Si eft- ce que Dieu 

pJÉ'^liiilIlHipiPiilliÉ^iti 

m'entretient Par le prompt fecours qu'il me donne : Dieu, dy-je,(ctrouuecn per- 



#= 



3^r 



m 



fonne En labande qui me fouftient. 
3. C'eftluy qui retomber fera Tous ces maux fur mon aduerfaire, Quand ru vien- 

I^IlliiiiiliilliliiE^iïiiiEiiiiil 

dtas pour les desfai-re , Ta loyauté lors fe verra. Alors de franche volonté 

iillHiillÉimiiiiiiiii^^ 

Feray facrifice loua ble , Louant ton fainft Nom vénérable, Qui eft tout rempli 



CCfcr 



de bonté. 



Exauce 




Pfcaume LV. SVPERIVS. i! 

: |Iii^liiiliiE ; âipiiiiÉ-iii 

Xauce , ô monDieu,maprie- le , Ne te reçu- le point arrière 

De l'oraifon que te prefen- te. Enten à moy , exauce moy, Tandis qu'en priant 

pl!ilîpilplElÉlÊii=Hiiill|s 

deuant toy le me complain & me tormente. 

i. I'oy l'ennemi qui me mena- ce , Et lemefehant qui me pourchafle : Car 

fans fin leur mefehant coura- ge Me braiTe quelque lafeheté.- Et fuis par eux 

pi^llii^^iiiiïi 



perfecutê D'vn cœur tout en- flambé de rage. 

lI^l^iliii^ÉsillIi^Êiilil 



3. Dedans moy mon poure cœur trem- ble, Frayeurs de mort toutes enfemble 

pëiii^^pi^^iiiiiiïiiii : ;^^ 

Viennent fur moy pour me deftrui- re : Crainte m'affaut & tremblement: 

piii^lÉ^ii^liîïpl=iiilÉ^iii^ 

Couuert fuis d'efpouuantement: Qui m'a contraint en fin de dire, 

4. Las! qui me donnera des ai- les, Comme aux crainti- ues colombellcs 

p^@ÉiiîiÉs|^iÉiiîslglliÊi^É 

Afin de m'enuokr bien vi- fie , Et me repo-fer ? car voila, Iufqu'aux defertî, 

|i^|Mpiiii^liiii=^il=iii 

& pat delà le m'en iroy faire mon gifte; 




S V P E R I V S. 



Pfeaume LVI. 



wm=îm=^Ê^mÊ^ 



I- fericorde à moy poute affligé , Ô Seigneur Dieu: 
car mevoi-là mangé De ce mefchanr, qui me tient afllegé , Et tous les jours 

Illl^iiÉllPIiÉPÉll^ÊlilIlS 

m'opprefle. Mes enuieux me deuorent fanscefle : Car CQntre moy vn grand nom- 



=* 



bre fe dref-fe, O Dieu très haut: mais quand la peur me pref-fe , En toy mon 



^m 



m 



elpoir j'ay. 
z. A l'Eternel louan- ges chanteray , De fa promef- (è en Dieu m'af- 



ii : ^=gilt;i^^^^^ 



feure-ray , Et par ainfi rien ne redouteray Que l'homme puifle faire. 



Tous mes propos ils tournent au contraire Iournellement , & leur plus 



==&- 



grand affai-re, C'eft de penfer à me nuire &mesfai-re De leur plus grand pou- 



m 



;-_{:;:: 



uoir. 



A y es 



Pfcaurae LVII. S V P E R I V S. 57 

Ye pitié, aye pitié demoy.- Car, ô mon Dieu, mon ameefpereen 
toy • Et jufqu'à tant que ces mefchans rebelles Soyent tous partes , efpe- rance ny 




foy Iamais n'auray qu'en l'ombre detesaifles. 

i. Au Dieu très-haut mon cris'addrefTera : Au Dieu, lequel tout mon cas parfera. 
Bonté & foy , ce grand Dieu , que j'adore, A mon fecours du ciel venir fera, 

wmmîmw&Èmmmmmmmm 

Rendant confus ce-luy qui me deuote. 



3. Mon ame , helasleft parmi des lions, Boutefeux m'ont enclos pat millions: 

IlÉliiH^ilÉÉIî^iÉlP^^^I 

Lances & dards font leuts dents efmoulué's , Leurs langues font en leurs detra- 



étions Glaiues perçans de leurs poin- tes aiguës. 

iiliiiË^iiiiÈii^iEÏlI^ii^^^ll 

4. Eûcue-toy , 6 Dieu , deflus les cieux , Ci bas par tout foit ton los glorieux ; Ils 
ont tendu les rets pour me furprendre : Ils m'ont foulé , ils ont ces cnuieux , Fai*- 



vnfolTédeuant moy pour méprendre. 



H 






S V P E R I V S. 



Pfeaumé LVIII. 



Ncre vous Confeillcrs, qui eftes Ligués, & bandés contre moy, 

pÉSÉSIÉÉllÉlëilfgipeliilil 

Dites vn peu, en bonne foy, Eft-ce juftice que vous fai&es? Enfans d'Adam, 



vous meflez-vous De faire la railon à tous? 






i. Ainçois vos âmes defloyalcs Ne penfent qu'à mefehanceté, Et ne pefez 

pÉ^lil^iiliEii^ëiiÉspiilip 

qu'iniquité En vos balances inc- gales : Car les mefehans , dés qu'ils font nés, 

Du Seigneur font ali- enés. 

3. Ils ne font depuis leur naiflance Que fe fouruoyer en mentant , Et portent 



de venin autant, Qu'vn ferpent ren 



:3fe^3Û! 



Trrjtrt' ? 



venin autant, Qu'vn ferpent rempli de nuiiance, Ou qu'vn afpicfourd, 
ôc bouchant Son oreille encontre léchant. 

4 Tel n'oit la voixmagici- enne Des enchanteurs, tant foyent prudens. Caflè 
leur la gueule & les dents , O Dieu par la puiflance tienne : Rorop la maf- 

B . " i- r\..: * T\;-_ L..«Ctw 



choire aux lionceaux, Qui ont, ô Dieu , le cœur (\ faux. 



Mon 



firaiime L IX. S V P E R I V S. ] 9 

On Dieu l'ennemi m'enuironne, Ta bonté donefecours medon- 




ifc3Ei 

ne , Garde moy des gens irrités , Qui défais moy fe font jettes. Deliure moy de 

^EÈIiÊiiiiÉiiÊiiilîiii^illII^ 

l'aduerfai- re Qui ne demande qu'à mal-faire, Sauuemoy des fangîantes mains 

_j ■ 



iSiEfeiÊ^rJ^iÊËiÊ 



De ces meurtriers tant inhumains. 
2. Carvoylàma vieilscf-pienr,Les plus forts contre moy fe lient.- Voire.Seigneur, 

iiiiËiii^iiiiiii!iiiÈiÉi:igiiÉ 

fans nul forfaidt, Ou qu'en rien leur aye mesfaicl:. Ils s'appreftent en diligence, 

gÉiil^ip^É^^pipilll 

Sans que leur aye faic"b offenec : Leue roy donques, 3des voy, Te mettant au 

ïlplipil 



i£ 



deuanede moy. 

ïii^î^illEÎlîli^ilil^ë^iiiÉ^ë 

5. Toy, di-je, Dieu des exerci-rcs , O grand Dieu des Ifra-è' lires, Vien faire vifita- 




tion De toute terre & nation. Et à celuy point ne pardonne , Qui par malice à mal 

ISiil^lflIlIiËEIIlppIgÉfc 

s'adonne, Ils vont au foir qu'on ne voie riens, Ci ôdàgrondans comme chiens. 



H z 




SVPERIVS. Pftaumc L X . 



Dieu qui nous as deboutés,Qui nous as de toy cf- cartés,Iadis 

contre nous irri té , Tourne toy de noftre cofté. Tu as noftre paï's fecoux , Et cafTé à 

^lîs^lli?Hllgi;iiiiiii^^^l 

force de coups : Guen fa play'e qui le pref- fe, Car tu vois comment il s'abbaifle. 



i. Ton peuple as trai- dé rudement, Et d'vn vin d'eftourdif- fement Tu 

l'asrepeu&abbreuué: Mais depuis tu as eileuéL'enfeignede tes feruiteurs jQui te 



;- reùerent en leurs cœnrs, A fin quehautonladefploy- e, Et que ta vérité fevoye. 



3. Ordonna fin que tes amis Efchappent à leurs en- nemis,Sauue nous par 

ton bras puiffant , Et rcfpon à moy languifTant. Mais quoy î Dieu m'a défia ou-ï, Et 



defon faindtlieu refiouï.Sichem fera mon hérita- ge, Le val deSuccoth mô partage. 
4. De Galaad la région Sera de ma poflef- ilon:Et de ManafTétoutle bien 

Sans nulle doute fera mien. Ephraïm peuple grand & fort Sera de mon chef le 



fupportiluda du règne l'afleuran- ce Pour en eftablir l'ordonnance. 

Enter* 




ffeaumë LXI. SVP ERIVS. et 

Ntcn pourquoy je m'efcri- e le te pri- e , O mon Dieu , cxau- 



ce moy. Du bout du monde mon ame , Qui fe pafme , Ne réclame autre 

PS 



que toy. 



t. Monte moy deiïbs la roche , Dont l'approche Et l'accès ne m'eft permis : Car 

|!ltÉÉIïïIIIl^l^H!if!=i=^i 



ta es ma forterefle , Et addrefle Encontre mes ennemis, 
j. Dedans ton faincl; tabernacle Habitacle, A jamais je choifiray: Recours treiTeur 



fTA4 t f **«t*-4^+4-4 



& fidèle Sous ton aille le fçay que je trouu eray. 
4. Car de ce que je defire , Trefcher Sire , Il t'a pieu me faire vn don , Et m'as 



donné en partage L'héritage De ceux qui craignent ton Nom. 



T^Z^^^^^S^^^^^S^^^. 



5. Année deflus anne-e Ordonnée, A ton Roy s'adjouftera : Si que toufiours 



gli^f^^ ^gg^ i 



affeuree Sa durée De fiecle en fiecle fera. 



H j 



S VP ERIVS. Pfeaûmc LXII. 

On ameen Dieu tant feulement Tiouuetout fon contentement, 




Car luy feuleftma fauue-garde. Luy feul eftmon roc efleué, Mon falut, mon 



fort efprouué : De tomber trop bas je n'ay garde. 



2 



pI!sIi&i§S=5|ifeif^iS^^! 

2. Iufqucs à quand brafierez-vous La mort & la perte de tous? Vousmefmes 

iiËHiÉHHiiiÉJllliililpii^i! 

cherrez en ruine, Ainfî qu'vn vieil mur tout panchant, Ou qu'vn vieil manoir 



rrebufchant, Qui defoy-mefmefe ruï-ne. 
' 3. Ceux qu'il plaift à Dieu de haufler, Ces gents ne font rien que penfer A les ab- 
baifler & defhuiie. Ils prennent plaifirà mentir, Leur parler efl: doux au fortir, 

plilililillllîil 



Mais leur cœur ne fait que maudire 



ÉHH^ ^ ^^^H 



5:EjEE==:^E^E5.^H 



4. Mais quoy,mon ame? feulement Atten ton Dieu patiemment , Car en luy mon 



g g ^^ËlJ f ? T^ ^^ 




efpoir je fonde : Luy feul cft mon roc af-feuré, Mon falut, mon lieu rem pré. 



Garde je n'ay qu'on me confonde. 



ODica 



Pièaume LXIII. 



SVPERIVS. 




F§=& 



5E3EE 



:§ËÉ=ii§ 



3EE=^: 



z=&±&=$ 



H^É 



D:eu! je n'ay Dieu fors que roy , Dés le matin je te réclame, Et 
de tafoif'je fen mon a- me Toute palme-. ç dedans moy. Les poures fens 



^^eÂee^^t^e^U^M^^^^eÊeË 



d'humeur tous vuides De mon corps mat & altéré, Toufiours, Seigneur, t'ont 



pSëS^^P^PIp 



defiré En ces lieux deferts & arides. 

i^îiilIgiiiiiiï^Piliiiiii 

z. A fin qu'encores vne fois le voye taforce&ta gloire, Comme dedans ton 

3fc 



pfelllki^^s^iii 



^=^ 



iÉlÉÉÉÉÉ 



Sanctuai- re le l'ay contemplée autrefois. Car mieux vaut, que la vie mefme, 

pi^fiiii^^ii^iPlli^illÈ 

Ta grâce & ta bénignité: Dont par ma bouche reci-té Sans fin fera ton los la. 



p*!H 



ireme. 



}. Ainlîtonlosjechante-ray, Tant que mavi e foitefteinte : Ton nom&puif- 

fance treflain-cle A joinctes mains j'inuoqueray. Ainfi que de moelle S< de 

graifle le me fens tout raflafi-é , Etd'vn chanta toy dédié Tout joyeux de chan- 



£ 



m 



ter neceflè. 




SVPERIVS. Pfcaumc L XI III. 



Nren à ce que je vueil dire, Quand je te prie, fauuemoy: Que 

piitiii^llÊlllilililÉÉii 



de mes ennemis l'effroy , Ne vienne ma vi- e deftruire , Sou-uerain Sire. 



2. Cache moy loing de l'entrepri-fe Des ennemis fins &couuerts , Et des corn- 

0ÊÊËÊIÊÊËÊÊÈÊÊÊÈÊBÈÈÈÈËÊB 



i=±mz 



plots de ces peruers, Dont la vie à tout mal apprife Eft tant reprife. 
3. Ils ont des langues affectées , Auflï perçantes que poignards : En lieu de flefches 



*?.£ 



^^iil^ÎÊÎl?^ 



:E5E~!Sr££ 



& de dards , Paroles aigrement je&ees Ont attintees: 

4. A fin d'en donner vne atteinte A l'innocent couuertement : De forte que 



foudainement Mainte perfonne lis ont atteinte, Sans nulle crainte. 

IpiililtÊS^^ÉilllliiiiiiiÉI 

fj. Ils fontobftinés à mesfai-re , Parlent de me tendre leurs rets , Difans, comme 
gents afleurés, Qui fçaura rien de cefl: affaire , Que voulons faire. 



m 



mm 



6. Pour trouuer fineffes fubti-les, Ils font curieux jufqu'à tout.- Et vont cer- 



ch*ns jufques au bout, Mefmement les plus difficiles, Auxplus habiles. 



ODieu 



Pfeaumë LXV. 



S V P E R I V S. 



^ 




igËëilËiilésI^iiiiiËî^ 



Dieu,lagloi- re qui t'cftdeuë, T'attend dedans Si- on: En ce lieu 
te fera rendue De vœus obla- ti- on : Et d'autant que la voix entendre Des tiens 

il3ÊI?ii^lIiiiiliiiliiili§i== 

il te plaira, Tout droit à toy fe venir rendre Tou- tes gents on ver- ra. 

ïlljiiiliiÉi^iiiiiiiillIliiiii? 



2. Toutes manières de malices Auoyent guigné fur moy : Mais tous nos pe-chés 

i=liÉlsiliiïii;i^iiiiiiiiiiiii;il 

ôc nos vices Sont abolis de toy. Heureux celuy que veux eilire , Et près de toy 

illi^iîiîlsÉ^ËIiiIiîi|l=^li^ 

loger: A fiu que chez toy fereti- re,Pour jamais n'en bouger. 

IIliPiiïiillilEliPplIiliiiii 

3. Des biens du palais de ta gloire A plein nous faoule- rons: Des biens de ton 
fainû San&uaire Tous repeus nous fe- rons. Selon ta bonté indicible, O Dieu, qui 

nous maintiens, En haute façon Se terri-ble Tu refpondras aux tiens. 

4. En toy cfpere tout le monde, Iufqu'aux lointains pa- ys Qui font de la grand' 

i=g*5 lliïi^^illpliliiiliiiliiiii 

mer profonde Enclos Sccircu- ïs: De tes puifïJnces redoutables Tout ceincl:&: 

— F -c - 



reueftu, Tu tiens les monts fermes & fla-bles Par ta grande verra. 



S V P E R I V S. 



Pfeaurnè LXVI. 



R fus lou- ëz Dieu, tout le mon-de , Chantez le los de (on renom: 



Ghanrezii haut que tout redonde Delaloiiange defonNom. Dites ,0 que tu es 

i^illiiiÉiillïpiilËi^ii^lil 

terrible, Seigneur ,en tout ce que tu fais :Tes haineux, tantesinuincible, Teflat- 



piÉnnm 



tenr pour auoir la paix. 

lli^l:i|iiilliiîëili=lli^iÊiÉS^i 

2. Soit ta Ma- jefté gloiieu- Ce Adorée en tout l'vniuers , Soit ta louange precieuïê 
Chantée en chanfons Se en vers. Vcnez,voyez en vos courages Lesfaicts de Dieu, 
voyez s'il eft Grand & terrible en Ces ouurages , Vers les humains quand il luy plaifi. . 

Sil^âii^iliii^iiiii^Éil 

}. Il a ta- ri la mer tant fie-re , Et depuis encores par luy A pied fec parla la 

iliiiiii^l^iliiïiiÉiiiiiiiii 

ri uiere Son peuple, & s'en eft refiouï. Sa Seigneurie eft éternelle , Son œil 

IlililÉIlîil^lii^^^Éâi^l 

s'eftendjufqu'aux Gentils: Quiconquesà luy fe rebelle, Sera toufiours des plus 



petits. 






Dieu 



Pfcaume LXVII. 



SVP E RI VS. 



La cmautefme partie, &ful?ietl<ie ce Tfeaumefe chante furie 
X XX II 1. -»nc OcJaue plus haut. 

A CI N Q^ 

Ieu nous foit doux & fa-uorable, Nous benilfant par fa bon- te, 
Et de fon vifage ami-a-ble Nous face luire la clar-té : Afin que fa voy- e 
En terre fe voy- e , Et que bien à poin& Chacun puifle entendre , O ù c'eft qu'il 




faut tendre , Pour ne périr point. 

iiifl^iil^ilil^li^^iiiHIiij^ii 

i. Seigneur , que les peuples te chantent, Tous peuples te chantent, Seigneur; 

Hiiliiiîl^lIl?l^^Èlil«^Ëiiii 

Peuples te chantent & rechantent, S'efiouiflans de ton honneur: Cartabonté 
grande Aux peuples commande Equitablement: Et fous ta conduite La terre eft 






conduire Bien & feulement. 



I i 



S V P E R I V S. 



Pfeaume L XVIII. 




|piillî=^|li^siiil^âiEsii=g 

7§ Ve Djcu fe monftve reniement , Et on verra foudainement Aban- 

donner la place. Le camp des ennemis cfpars, Et fes haineux de toutes parts Fuir 

iiiîlliiiii^iiipïiliiiiiiPliilii 

deuant fa face : Dieu les fera tous enfuir, Ainfi qu'on void s'efuanouïr Vn amas de 
fumée : Comme la cire auprès du feu , Ainfi des mefehans deuant Dieu La for- 



_-_ — < • 



ce eft confirmée. 

pi^iiiliiiiliiiiiii^lii^^il^ 

i. Cependant deuant le Seigneur Les juftes chantent fon honneur En toute ef- 

pplIiiPiiSpP^P^ill 

jouïflance: Et de la grand' joye qu'ils ont, Devoir les mefehans qui s'en vont, 

plÉllliippi^ B=tt giig^ii 

Sautent à grand' puifTance. Chantez du Seigneur le renom, Pfalmodiez, louez 
fon Nom , Et fa gloire immortelle : Car fur la nuëil eft porté , Et d'vn nom plein 



i-lli^ipilili 



demajefté L'Etetnel il s'appelle. 



Hclas 







Pfeauree LX1X. S V P E R I V S. 6* 

La cmqmefme partie &fuliecl du fjeaume Çuyuant fe chante fur le 
L 1. yne Oclattepîus hauj. 

A CINQ^ 



Elas! Seigneur, jetepri'fau- ue moy : Caries eaux m'ont faifi 

ii^ilfi=;liiï^iililiillliifclill 

jufquesà l'âme : Ec au bourbier tref-profond & infâme , Sans fond neriueen- 

ï|i^fe?i§iiEi^l!lî^ïi§iiPiiiiEii 

fondre je me voy. Ainiï plongé l'eau m'emporte , tant las De m'eferier , que j'en 
ay gorge Cei- che : Et de mon Dieu attendant le foulas , De mes deux yeux la 






vigueur fe defleiche. 

^lill^iii^liliiiii 

*. l'ay conrre moy , hélas ! & à grand tort , Plus d'ennemis que de che- 

pppUÉliPilïIIHig 



ÊÊÊiiiïii 



ueux en tefte : Ceux qui ma mort voudroyent voir toute prefte , Et fans raifon, 
je voy prendre renfort. Ainfi faudra que par moy foit rendu Ce que n'ay pris 

èÊèê=êÊÈèÈÊëëÉÈ£=ÊÊêÉêêÈëèêêM 

O Dieu ,'tu fçais cognoiftre Si ie fuis fol , comme ils ont prétendu , Et mon for- 



iijaj^ë^ 



fai& caché ne te peut eftre. 



I i 



7° S V P E R I V S. Pfeaume L XX. 

La ànqwcfme partie y «Jr fuhiett de ce Tfeaume fe chante fur le 

XU IL aïnjtqutl ejl. 

A CINQ^ 
Dieu, où mon efpoir j'ay mis , Vicn foudain à ma deliuran- ce; 

[liÉiïirlili^iigiiiilp^^^iii 

Seigneur, que ton aide s'aduance Encontre tous mes ennemis. Quiconques 
poiuchaiTe mon a- me , Soit rempli de honte & d'efmoy. Quiconques , di-je en 




veut à moy , Tourne en arrière tout infâme. 
Ceux qui deflus moy pourchafle Ont dit , A ha, à gorge.ouuer- te,Puiflenc 

IliiiilI^ll^iîlIiiliÉiii^ii^ 

auoir pour leur deflerte Le des-honneur qu'ils m'tfnt bradé. S'efgaye de ton: 
amftan- ce Quiconques a vers toy recours : Quiconques aime ton fecours, 



Chante à jamais ton excellence. 



Tay 




Pfeaume LXXI. SVPERIVS. 71 

iiilliiËiëëiliiiiiîi^^lliiÉi 

■?t?f jff^j| 'Ay misencoy monefperance : Garde moy-donc, Seigneur , D'etcr- 

pliiiîrililiiJllii^lsiSililiiii 

neldes-honneur: Ottroye moy madeliurance Par ta mifericordc, Er torifecours 
m'accorde. 



1. Ten moy ton oreille , & me garde : Sois mon lieu de recours , Où j'entre tous 

lEpii^liiiiiiii^îlliliiliïliil 




les jours. Tu as mandé ma fauuegardc , Car je n'ay forte place , Ny chafteau que 

|ÉÉF 



ta grâce. 



5. Horsde la main du mefehant homme , Hors dy-je , de la main Du peruers in- 



humain, Tire moy, mon Dieu .- car en fomme Iem'atten&addrefle A toydés 



=*=fcï=É 



ma jeunede. 

4. Dés lors que naillance j'ay prife , Sortant du fond du corps Dont tu m'as mis 
dehors I'ay furtoy ma fiance affi- fe : Ta gloire haut drefle- e l'ay fans celle an- 




. * 1 4 ïii 



nonce- e. 



£* S V P E R I V S. Pfcaumc LXXIL 

La cinjtàefme partie & Julie tt de ce Tfeaumefç chante fur le LXV. 

y ne Oflaue pIm haut. 
A CINQ. 

Es jugements ,Dieu ve- ritable,Baille au Roy pour régner. Vueilles 

pili^flIl^iÉililI^iÉlPilllI 

jajufticee- quitable AufilsduRoy donner: Il tiendra ton peupleen juftice, 

piliUillÉÉipgillIiï^i 




Chaflanc iniquité: Atespouresfera propice, Leur gardantequité. 
i. Les peuples verront aux montagnes La paix croiftre & mcurir : Et par coftaux 

pipiilIf^iîllllil^iltlïlËi 

& par campagnes La juftice fleurir. Ceux du peuple eftans en deftrefle L'auront 

Iliii^liill^SliiiiiHi 4 



pour defenfeur: Les poures gardera d'opprelTe, Reboutanr l'oppreiîeur. 



3. Ainfivn chacune chacune , O Roy, t'honorera Sans fin, tant que Soleil 
"* & Lune Au monde efclairera , Il vient comme pluye agréable Toi 

1li^i!HlÉiiH?i!PiiI : 



jmbant fur 



prez fauchez, Et comme rofee amia-bleSurles terroirs fechez. 



Sieftce 



Pfeaume L XXIII. 



SVP E R I V S. 



:v.. 



li§I2«za I eft-cc que Dieu eft tues- doux A (on Ifra-ël , voire à tous, 

Qui gardent en toute droi&ure Leur confcience entie- rc&pure. Maisj'ày 

Piillillfililii^iliilfcil^l 

efté tout preft à voir Mes pieds le bon chemin laiffer, Et mes pas tellement 

iiilil]llliSiliiiiiiii=^iiii= 



glilîer , Que me luis véu tout prcft de choir. 
2. Car j'eftoy' enuieux du bien De ces fols qui ne valent rien: Et ne pou- 

li=ii!iiimi!HiiîÉHpiÉiî^i 

uoy', fans grand mal-aife, Voir lesmefchanstantà leurarfe. Car détenus ils 
ne font poiat Des langueurs tirans à la mort: Ils ont le corps alsigre& fort, Ils 



i^Ii$îIëpÊipËÉÉ== 



-<£ 



font difpofts &enbonpoki&, 

il^ltiiiliil—liiliii^ii^ili 

j Quand tout le mondeeften tra-uaux, Ceux-ci n'ontne peine ni maux : Si 

f=f= -f y «' l '• ■ il 1 1 Httiq^ ^ 

quelque afflidion nous domte, Ceux-ci ne (ê'trouucnt du conte. Pourtant 

orgueHl comme vn carquanç Lace leur gros col arrogant.- Etfont d'outrageecs 

^fcEj^^-— .^£rx^|i^ë:---— :Jzg=||ri— — E ^EE=EEEEE 

pe:uers Corume d'vne robbecouucrs. 






K 



74 



S VP E RI V.S. 



Pfeaume L XXII II. 




m§MÊm=MMfMïM^M^â 



•Où vient , Seigneur,qne tu nousascfpars , Et fi long temps ta 
fureur enfiamme-e Vomit fur nous tant efpefle fume-e , Voire fur nous les bre- 



SÏ£:35i 



Ifli 



bis de tes parcs? 

lIlii^iliiii|lliili^iiîiigiHi 

j Las 1 fouuien toy de ton peuple acquefté De fi long temps , de ce tien 



héritage , Qu'as achetté Se pris en ton partage , De Sion, dy je, où ton fiege a efté. 



■&■ 



m 



Mm^tmm^MËË 



±zz$=z 




t=*=* 



3. Debout, Seigneur,vien pour exterminer A tout jamais la factïlege ban- 

IHHâpHaliiiiiiiillli^iy 



de, Dont la fierté a bien efté fi grande, D'oferainfi ten faine! lieu ru-iïner. 

^lil^ilpliiiililÉ^i^Éii 

4. Là où jadis tes faicts turent chantés, Là ont jecté leurs cris efpouuanta- 

gi^§iii!!Ii-!^î^!iiiliÉIiïil 

bles , Là ont dreffé laurs trophées damnables , Là mefme ils ont leurs trophées 



plantés. 
r Chacun a veu trauailler ces peruers A démolir ta faindefortercuc,Com- 



me au milieu d'vne foreft efpaiiTe Menans la hache à tors & à trauers. 



O Seigneur 



Pfeaurae LXXV. SVPERIVS. 7t 

gjÉ^pigJPÉpippir^^^ 

Seigneur, loué fera, Loué fera ton renom.- Car la gloire de ton 

iiiliîiiipiiiii^lPiii=gliÉrÊil 

Nom Près de nous s'approchera , Et de nous feront chantés Les hauts faicts de 




tes bontés. 



liiiiiiiîllliiililpil^il^il. 

i. Eftant mon terme venu, lejugeray droitement. Du pays le fondement S'en 

ilillillll iHHiEp liilliilp 



va,s'iln'eft fouitenu : Mais Ces pillicrs jadefiointsPar moy feront toft re- joints. 

iS^îiilipliiil^iplâliili^iil 

3. Ne foyez plus infenles , Diray je à ces eftourdis : Et vous mefehans tanthar- 

Iliilliiliil^iïlslEl^PfllUil^l 

dis Voftre corne ne dredez ;Ne dreifez la corne en haut, Parlant plus gros 

IIpiït= ===g ====lllHills 

qu'il ne faut. 

4. Car ce n'eft point du Lcuant, Ponent , ny Septentrion , Que vient l'exalta- 

llïlIÉiiiiliiiliEliiiii^piiiiiii 

tion, Ny grandeur d'homme viuant : Dieu feul régnant à fon gré HaufleSc 



g S g^j^ i 



bai (le le de- gré. 






K 2 




S V P E R I V S. 



■Pfeaume LXXVI. 



lllMilif=?ÉÉiyi^Iii§Êl 



'Eft en Iudec proprement , Que Dieu s'eft ac-quis vn renom : C'eft 

pi=âl^iilEi^ii|i^iiii^liiigii 

en Ifraëlvoi- remcnr, Qu'on void la force de fon Nom: En Salem eft fon ta- 

PHiiiiÉMi^lHiiraiiiHii! 

bernaclc , En Sion fon faindfc habitacle- 



2. Là void-onparluy fracafTés, Auec vn effort nompareil,Trai6ts , a*rcs , efcus, 

pIi|!ii!ï!ipllHÉli^llni^i!i 

glaiues caftes 5 La guerre & tout fon appareil : Monftrant Ces faidb trop plus 



si^lÉiiÉlllïi 

rr ;Ll_. r~\ L.: I r I :L1 



terribles, Que ces brigands ne font horribles. 

i^iillPiiliÉiH-HsiU^Plif 

' 3. On a pillé comme endormis Ces cœurs tant bra-ues & hautains : Ces preux & 



p^^r^H^^ii=^ii^l^iil 



vaillans en- nemis N'ont jamais fceu trouuerleurs mains:Vn fcul mot qu'en ire 



JH5#ï^£s 



tei 



tu ie&es, Endormit cheuaux & charrettes. 



4 Tu es terrible & plein d'effroy , Toy , di-je, & non autre qui foit : Et qui du- 




rera de- uant toy,Dés que ton courroux s'apperçoit?Du ciel a tonné ta fentence, 



pii^pm^fei 



Terre en trembla, & tint iîlence. 



A Dieu 



Pfeaume LXVII. 



SVPE'RIVS, 



' 77 




Dieu ma voix ray'hauffce» Et ma clameur addreffe- e- A Dieu ma 
voix a monté , Et mon Dieu m'a efeouté. Au jour de ma grand' deftrefle , Dieu a 
efté monaddrcfle,Et dufoir au lendemain Ieluyay tendu la main. 



2. Mon ameen telle greuance Refufoit toute allégeance, Mon Dieu mefmem'e- 

pl^isiïpÉlillliliÉî^iilir^lI 

ftonnoit Alors qu'il m'en fouucnoit. Quoy que d'affection grande le fîiïe à Dieu 

|lil=E^iïliiiiiëïilliiiïiir^iii 



ma demande, Mon cœur plein d'aduerfité Sans celle eftoit agi té. 
$. Toufiours ounertema veu-ë Eftoit de Dieu retenu-ë, Ecn'auoy' toutabbatu 
De parler nulle vertu. Adonc la laiton palîee Me reuint en la penfee , Etles ans 



pieça pailés, Furent par moy repenfés. 
4. De ma harpe chanterelle II mefouuenoît fansceffe, Et mon cœiirremplFcTe~n 

fi^H^iiiiëii^lIglli^iligi 

nuis Meditoit toutes lesnui&s. Toute mon intelligence Cerchoit à grand' dili~~ 

**■ „» n ™I';(I;,ïJ „-: t* 1 • r *~~~* —— — 



genec L'iflu- e de tout ceci, Et me complaignoye ainfi. 



K 3 



S VRE RI VS. 



Pfeaume LXXVIljI. 

Ois ententif, mon peuple, à ma doctrine , Soie ton oreille entière- 

JIIflll^Iï^l^ÉIiiiÊÉliïII 

ment encli-ne A bien ouïr tous les mots de ma bouche .• Car maintenant il 




Ër^iʧÏɧi?ii^iîî=?ËiiËÈ 






fau-dra que je touche Graues propos, Scqueparmoy foyent dits Les grands 



-$* 




fecrecsdescEiuiresde ja- dis. 



z. Oeuures par nous jadis bien efeoute-es Quand nos ayeuls nous les ont reci- 

iiiiil!iilliiiiiiiii§^iilpll 

te- es , Qu'à leurs enfans vou- Ions faire congnoiftre, Voire à ceux là qui font 

ilïiîlillÉliiiliïlèiiiëiiiiiiiilll 

encor à naiftre , Lelos, la force, & raerueilleux pouuoir De ce grand Dieu vou- . < 

£ v^^jEç&M^^TV^^ — — — — — — — : — - — — : 

Ions faire fça- uoir. 



liiiiiiiÊiiïHiiigiiËiÉiiiiiigi 

•. Dieu en Iacob fa conuenancea mife , En Ifra-ël il afaloyafïi-fe , Et ordonné 



cur'el-lc fuft enfeignee Par nos ayeuls de lignée en ligne-e, Siqu'vn tdbien à la 



pofterité De père en fils toufiouts foit reci- té 



Les 



Pfeaume LXXIX. 



SVP E RI V S. 



79 



ïpffigf^ £ s C ents entrés font en ton heri- rage, Ils ont poilu , Seigneur, par 
<^ë*^L_ -ç±^— r^=:r--±r-— -^--jr-r-f— «* 



leur outrage Ton Temple Sainéc, Ierufalem deftrei-te , Si qu'en monceaux de „>j 
piètres l'onf réduite. Ils ont baillé les corps De tes feruiteurs morts Aux corbeaux, 
pour les paiïtre : La chair des bien vi- uans , Aux animaux fuyuans Bois & plaine 



W= 



champeftre. 



i. Entour la ville où fut ce dur efclandre , Las ! on a veu le fang d'iceux efpandre 

^iil^pliiiiiïplïiiiiiÉi^Ilii 

Ainfi comme eau jeelee à l'aduentu-re , Sans que viuant leur donnaft fepul- 



ture. Ceux qui nos voifins font En opprobre nous ont , Nous mocquent, nous 

HliiiililiiE=iiiiillililÉii.^ll 

defpitent : Ores fommes blafmés , Et par ceux diffamés, Qui entour nous ha- 
bitent. 



SVPERIVS. Pfeaume LXXX- 

Pafteur d'Ifraê'l efcoute.Toy qui conduis latroupe toute, De Iofeph 

!iilfllÈÊ^jlll=liÉlÉf 

ainft qu'vn troupeau: Monfhenoustonvi- fagebeau ,Toyquite lieds en 




Ëim^iiiii^fil 



Majefté Entre les Chérubins mon- té. 

^HfllIfllPlIlsiUêilililMliÉ 



z. Seigneur,fay marcher ta puiflance Deuant Ephraïm, Se t'aduance Vers Manaf- 



^Èêf: 



(es Se Benjamin:RadrefTe vers nous ton chemin , Afin que parm y ces aflauts 



Soyonsgarentisdetous maux. 

îï^ïÉiÙILsplIlâtiiPiïilIi 

3 O Dieu , qui vois comme on nous meine , Fay que ta bonté nous rarneine : Fay 
luire fur nous de tes yeux Le regard doux &c gracieux , Et nous voilà hors 



u 



de torment Par vnfeul regard feule- ment- 
4 lufques à quand , Dieu des armées , Seront tes fureurs allumées Contre la 

liiililslIMîitlîifi^liiiifiii^l 

prie- ré des tiens ? Tu nous as en lieu de tes biens Repeus d angoifles Se 






douleurs Tunousasabruuetdc pleurs. 



Chantez 



Pfeaurre LXXXI. 



SVP E R J V S. 



Jj^Ç* ' Hantez gayement A Dieu noftre force, Que tout hautement Au 

pPililiiillii^iiilÊpl:liili^i=l 



*=fc 



Dieudlfraè'l Chant perpétuel Chanter on s'efforce. 
2. Qu'on oyechanfons De douce mufique : Qujon oyeles fons De harpe &c t ibout: 



Le lut d Ton tour Sonnefon cantique. 

[¥llPÊ:lillllPiillssgi!||É^î|pi||| 

3. Au premier du mois Sonnez la trompette, A toutes les fois,Que pour faire-hon- 



neur A fon droit Seigneur, Ifraë'l fait fefte. 
4. Enuetslfracl Telle eft l'ordonnance : Car c'eft l'Eternel , Qui l'a décrété Pour 

' |Illlli£^ii|lEiiilli^=ilii^l^iiil 

fisne arreité De fa conuenance: 



F5E;^EE5^^i:l ^*i :ÏS 



^s^— — 



ç. Lors que trauerfa Sa gent voyagere D'Egypte,cvpafia , Sans qu'elle cuit pouuoir 

pl=iiliii!iillii»iiliii=i^i=^ 

D'entendre ou (çauoir Leur langue eftrangere. 

l^llli^iiliiiiiiiïiillIlzÉi^IiiÉi 

6. De deflus fon dos La charge ayoftee 1 Arrière des pots (Labeur inhumain) I'ay 

WêëëÈËêèêÊsÊëêèêsêëêzêêêëÉËÊë. 

fait que fa main Se trouue efeauee. 



p. 



$1 



S|VP ERI VS. 

La c'mqutefme partie, & fubieft de ce Pfeaume fe chante fur l 
X LU I. -»ne Franc flm haut. 



Pfeaume L XXXII. 




A CINQ^ 

Ieu eftafiîs en l'aflemblee Des Princes qu'il a aiïem- blee, Et 
des plus grands cftau milieu, Poury prefider comme Dieu. Iufques à quand, ju- 
ges ini- qoes', Ferez vous jugements obli- .. ques ? Et vers ces melchans 

iîi^li?illEliÉiiEi!iill=^=^iE^i= 



§ 



deceueurs Vferés-vousde vos fa- ueurs? 

aEÊ~ÏEÏ=îËEÎEÏEife^feHÏErfelÊES1^5;ïîî^ 

2. Faites aux plus chetifs jufti- ce, Iugez pour l'orphelin fans vice.Iuftirlez 

piiiliilliiliiil^iiilëliÉiElIl 

l'homme foulé , Et le poure à tort afFoulé. Garentifïez de fafcheri- e Le 

pîiillîliliilillEiillîlii^i^^liili 

poure& l'afflige qui cri- e , Et le tirez d'entre les mains De ces cruels 



èc in- lui- mains. 



ODieu 



Pfcaume LXXXIII. SVPERIVS. 8 5 

Dieu ne fois plus à recoy , O Dieu ne demeure plus coy, Et plusloa- 




ouement nct'arrefte. Carderes ennemis la bande ,S'efmouuant de fuii-e .n-ande, 



: $ r ?~3~$3£ï 



A concreroy leucla te- fte. 

pii^^illiliililiilliilii^llgii 

2. Contre ton peuple proprement Ils ont arrefté fine- ment Cequcleurmalicei- 

i^|ïlllllilli§ilii^ië|ll=ili^ 

magi- ne :Et contre ceux qui pour retraite Sont retires en ta cachette, Toute leur 

ilïilililEliiiilïiiiillUilli^^^ 



caïuelle machi-ne. 
1 ' 5. Sus, ont-ils dit , qu'ils foyent desfai&s, Que de ce peuple &dc Ces faictsSoic 

pilii^îpîiiF^illgilillilÉiiili 

aboli- e la mémoire: Et que du peuple lira- eli- te Mention grande nv pe- ti-tc 



Ne Toit plus au monde notoi- re- 

4. Tous contre toy ont conjuré,Contretoy ont accord ju- ré Idumeens,Ifmaé'li- 

tes,DeMoab &d'Agar lara- ce: Et contre toyleuent la fa- ce^ Les Gcbalms & 



aiii^il: 



Ammoni- tes. 



L 1 




S V.P E RI V S. 



Pfeaume LXXXllll. 



Si^liîiÉiii^^ilE?^$^îiiîjg 



***9 Dieu des armées ! combien Le facré tabernacle tien Eft fur toutes 



ÏÊÈ^^4^3^EË^M^^ 



chofes aimable! Mon cœur languit , mes fens rauis Défaillent après tes 

^lililiiÉSlIlIPili^iilil^iii 

paruis,0 Seigneur Dieu tref-defirable! Bref, cœur & corps vont s'cflcuant Iufques 



à toy, grand Dieu viuant. 

llIlïiîliiÉliiipliiëllIiiiilîiPl 

2. Les paffercaux trouuent logis , Et les arondelles leurs nids : Helas! grand Dieu 

llliliïiïlliliiii^iîlilpii^ii 

des exercitcs , Mon Dieu , mon Roy me louftenant , Où eft- ce que font 
maintenant Les autels efquels tu habites? Bien heureux, qui entamaifon Te 
louera en toute faifonl 
3. O que- bien heureux eftccluy , Dont tu es la force &l'appuy, Et ceux qui ont 

giifiplrllËiïIllÉlsliiiiiyplÉ 

au cœur ta fente ! Parlant le val (ce & hideux Des meuriers , chacun 

llfÉtllIlltiililÉIlÉIllililIl 

courageux Auecqucs peine diligente Fontaines & puits cauera , Que mefmes 



$ 



iapluye emplira 



m 



Auec 



Pfeaume LXXXV. 



SVPER1VS. 







w 



Vcc les tiens , Seigneur, tu asfaidtpaix , Etdelacob les prifonnitfKS 
lafehés, Tu as quitté à ta gent fes mes-faifts , Voite tu as couuert tous (es pe- 

iiiiilÉl^Illpi^Jiiliïiiiiisii 

chés, Tu asloing d'eux ton defpit reti-ré, Et ton courroux violent modéré. O 

SiPÉÉÊÉHÈËSlp^^llëi 

Dieu! en qui gift le falut de nous,Reftabli nous,appaifant ton courroux. 

iiîilillillliglilf^liiliiiilllil 

i. Eft-ce à toufioursquetonireeiten-dras, Et ta fureur de fils en filsi-ra? Amçois 

Ili^iiiEiEElllllilliïiiÉilIp^llliÉl 

pluftoft la vi- e nous rendras, Dequoy ton peuple en toy s'elîouïra. O Eternel, 

^îli^igii^=Élii^Iliil^iliii|iI 

quoy que nous ayons faiét, Demonftrc nous ta grâce parcfïe£r.- Et, nonobftant 

mmÊÊÉÊÊÊÈmÊmÊmêmËmmm 

tous nosfai&s vicieux, Ottroye nous ton falut glorieux. 

IisiÉii^lliiiïilîliiiili=IIlllH| 

3. Mais quoy? ie veux efeouter que di- ra Le Seigneur Dieu : car à ceux-là qui font 

ïilii^I!lipiI;iiiiiÉli^iE r i^ïÉI 

Doux & bénins, de paix il parlera , Et eux auflî plus fages deuiendi'ont. Certes à 
ceux qui en crainte ont recours A fa bonté , prochain eft fon fecours : A celle fin 

wmÈmMWMmwmÈmîWËmm 

qu'en lieu de tout mefehef, Sa gloire habite entre nous derechef. 

t 3 



u 



SVPERIVS. 



CVîflW^k^ 




Pfeaurne L XXX VI. 

La cinquième fart'te, & fulieEt duï featme Çuyuant [e chante fur le 
L^X XV 1 1. à la double en h ai. 

A CINQ^ 

On Dieu prefk moy l'oreil le , Parra bonté nompareil-lc : Refpon 
moy, car plus n'en puis , tant poure&afflgé fuis: Garde je repn' ma vie, Car 
de bien faire ay enuie : Mari-Dieu garde ton feruant En l'efpoirdetoy viuanc 
z. Las!defaireterecor-de Faneur 6c miiêricor-de A moy , qui tant humblement 
T'inuoquc journellement , Et donne licfîe à l'ame Du ferf lequel te reclame : Car 
mon cœur, ô Dieu des Dieux, l'efleue à toy jufqu'aux cieux. 
:. A toy mon cœur fc tranfpor-te, O Dieu bon en toute forte , Et à ceux plein de 

lIllliliiiiiiislill^iÊIliiiiil 

fecours, Qui à cov \;o.nt à recours. Donques la prière mienne A tes oreilles par- 

|iÉlli=Êiiïliî=^Ëii||i^=illliii 



uienne.Enten, car il eft faiTon, La voix de mon oraifon. 



. Dieu 



Pfeaume L XX XV II. 



.s_* Épi :^ ^v-5 : 



SVFERIVS. 



87 



E-SS— . , v ±- : — --rtr — :l tV — -^-^-îV"-!*.— -P— .--^ 



■$ïp_____ï_i_«__Ë£__^___i 

tu&) Ieu pour fonder fon Ere fleur habitacle , Es monts faciès a prijas alîc- 

«Jci» *c-*^ _ r 4 — A A- jti v J44.-f.__ _ 

_p ^ — . — _--• y— .-— 1 f-— ,~- _. _ — w - - _ _ ^j ___$. — rT 

"ctiontEt mieux aimé les portes de Sion,Que delacob onqucsnul tabernacle. 



__c 



iE^ÊÎ|gE|Ë^=|Éys|HE|l^ 



2. O que de toy grandes chofes font dires , Cité de Dieu ! car Egypte & Babel, Die 

le Seigneur, auront vn honneur tel ( Qu'entre mes gents elles feront eferites. 

3. Du Tyrien, duPhiliftin, du More II fera die, vn tel eftnay delà: Voire on dira, 

piilii^illllifiilfiiiïiillil^^ 

Ceftuy-cy, ceftuy-là EftdeSion, où le vray Dieu s'adore. 

4. Dieu la viendra munir de (a puilTance, L'Etemel, dy-je.vn jour enrollera Vn 

chacun peuple, & d'vn chacundira,Telpcupleapris en Sion fa naifiance. 
^. Chantres adonc à gorge deiployce , Haut bois anllî chanteront fon honneur: 
Bief, dedans toy fera, dit le Seigneur, De tous mes biens l'abondance em- 

ployee. 



S V P E R. I V S. 



-■p-^'~-~^' 






Pfeaume LXXXVIIL 
Dieu Eternel, mon Sauueur, lotir &nui& deuanttoyje cri e: Par- 

piiliiliîliiËlliiliiiîilÉiililii 

' uicnne ce donc je te prie Iufques à toy , partafaueur: Vueilles, helas! l'oreille ten- 

iHIÉiilIIlil^ 



*" dre A mes clameurs pour les entendre 



"îirs|=i=i=l^^l§iill^IiipSi-i=i 



*=5! 



„ Car j'ay mon faoul d'aduerfîté , Défia ma vie eft mile en terre, Et parmy ceux- 

plilliiIli^ilpiÉfliilli?^Éi 

là qu'on enterre Mon nom eft délia rc-cité: le fuis ainlîqu'vn perfonnage Qui n'a 



ïl 



/ 



plus force ny courage. 

piiïliiiiillllilÊl^l^ipi^ii^lli 

3. le fuis entre les morts ttanfi , Franc & quitte de cefte vi- e : Comme vne per- 
fonne meurtrie , Dont tu n'as cure nyfouci,Qui eft au fepulchrc couchée , Et que 



ta main a retranchée. 



ilgilii^Iiliiil?li§iîEëisii;liii 



8 



4. Tu m'as juiques au rond plongé Des fofles noires & terribles : Et tes fureurs 

iilliili=MiïïililPllipiilÉilll^l 

les plus horribles , De détins mon chef n'ont bougé: Bref, tu m'as accablé la tefte 



fe^y^ ds r f S i 



Des plus grans rlots de ta tempefte. 



Du 



Pfcaume LXXXIX. 



S VPE RI V S. 



h 



l 



P l^^>4.! V Seigneur les bontés fans fin je chantetay , Et fa fideli- té à jamais 

prefeheray Carc'eftvn poiniteon-clu , que fa grâce eft baftie , Pour durer à ja- 
mais comme on void e-fhblie Dans le pourpris des cieux leur courfe inuaria- 






-~ t-Ê^ÎEË|i^^:|pEE:" ~== 



lËiiËÊElEÉ:: 

ble Sicnefeur& certain de fondire immua-ble. 




juré A Dauid mon fer-uant , de faire que fa race A jamais dureroit : voire auroit 

iiiilllliip;iii=llïlliliiâiii 

cefte grâce, Que du throfne royal on verroit l'hérita- ge Sans fin continuer en 

lili^-lllîli=^iiiiiii^i=iiliii ■ 

fon heureux lignage. 
3. Les cieux prefehent , Seigneur, tes actes merueilleux : Et ta vérité luit en tes 

iiiilÉÉ=liïiiïiSiilïiii;iiiipiii 

faincts bien-heureux : Cary a- il aucun es nues puis h utaines , Lequel puifle ef- 
galer tes forces fouueraines î Y a-il mefme aucune angelique puiflan- ce, Qui 



foità compa- rerà ca diuine ellcncc? 



M 



5© 



S V P E R I V S. 



Pfcaume XC 




La cinatùefeme partie , & fnhisB de ce Tfeattme fe chante fur le 
L X XZJ II I. à la double en haut. 

A CINQ^ 
V as efté ,Seiszne'ar,noftie retraite Et leur recours de liçnee en li- 



Iiillli=i0ëlfeîi;!illliiiilil^il 

gnee : Melme deuant nul- le monraigne né-e , Et que le monde & la terre fufl: 

ïÈlliliiiiêliliiliiO=ii:ipii^ 

faiâe , Tueftois Dieu défia comme tu es , Et comme aulïï tu feras a' jamais. 

i^iil=i^lÉiËiIiilIliiË?i§= 

2. Quand il te plaift tu fais l'homme difloudre , Difant ainfi , Créatures mortelles, Z 



le vous enjoin que retourniez en poudre : Car deuant toy mille années font tel- 



-~ËiË:ÏE5?E£ï5ï5:BË 



z?cz 






Z$=:4Làïr-$ 



====^^^-^x =5 p:3 ïs= g±t =r 



ÊMËÊSm 



l^s Comme nous eft le jour pade d'hier , Ou d'vne nu ici: feulement vn quartier. ' 
3 Tu viens verferdefTus eux ton orage, Lors ils s'en vont comme vn fongequipaf- 
fe : Et ne leur faut que d'vn matin l'efpace Pour les fener, ainfi comme l'herba- 
ee, Verd au matin, auec fa belle fleur, Fauché le foir fans force ne couleur. 






Qui 




Pfeaume XCI. SVPERIVS. 9 i 



<tà^œ 



Vi en la garde du haut Dieu Pour jamais Ce reci- re , En 

pifciiiiiliii^iiiliiliiiii^i 

ombre bonne & en fort lieu Reci- ré Ce peut di- re. Conclu donc en l'eruen- 
dément, Dieu eft ma garde Cerne , Ma haute tour tk fondement , Sur lequel je 



g^^-ipi 



m'alîèure 



piiliil^piiiiiiil^iîiiïl^lilIliÊl 

2. Car du fub- til lacs des chafleurs , Et de toute l'outran- ce Des peftiferes op- 

piilÉiiiilliiSlîliiiiëEigiiili 

prefleurs Te donra deli-uran- ce : De fes plumes te couurira,Seur feras fousfon 



aille : Sadefenfëte (er-uira De targe& de rondelle. 

lililliil^il^iiilÉii^iiii^iig 

3. Si que de nuict ne craindras point Choie qui ef-pouuan- te , Ny dard, 

IliiiglIiislÊIïpÉllIliillIÉ 

ny fagetce qui poind , De jour en l'air volan- te : N'aucune pelle chemi- 

l^|ililllliill^^|||gll|ÈÉig|i||g 

nant Lors qu'en ténèbres fommes, Ny mal loudain exterminant En plein midi 



les hommes. 



M 2. 



S V P E R I V S. 



Pfeaume XÇII. 
A- 



T^o Que c'eftchofe belle De te louer, Seigneur, Et duTre( : haut Thon- 

liifl^iiillïlllllllliiliiiiii^i^i 

neur Chanter d'vn cœur fidel-le ! Prefchant à la venue Du matin ta bonté , Et ta 
fidelt té Quand la nuii5t eft venu- è'.. 

SilÈigIIIiiI^lëiliiîilgiIiillg 

i. Sur la douce mulîque Du manicordion , Lut, & P.falte- non , Et harpe magni- 

i;Illilil^piililli^iiiiî^l^ Élllllli 

fique, Ioye au cœur m'ont liuree Tesouutages tteiTain£ts,Dont es faidbde tes 

gilililiiifgljlll^iii^ii^ii^illl 

mains 11 faut quemerecree- 

g.^iiiiiîliSiillil^i = ^?iiiii 

3. O Dieu, quelle hautelîe Des œuures que tu fais , Et quelle eft en tesfaiitsTa 
profonde fo^efle .' A cec,y rien congnoiftic Ne peut l'homme abbruci , Et le fot a- 






befti Ne fçairque ce peuteftre.- • 

lil^ÈiKÈ^^iîflIlliiillg|Illiil 

4. Que les peruers verdiiTent Comme l'herbe des champs, Et des a<5tes mefehans 

illlilÉillIîiilîipilliEilillilliii 

Lls prompts ouuriers fleurillent, Pour en ruïne extrême Trebufcher à jamais:Mais, 



-& 



o Seigneur, tu es A jamais Dieu fuprema.. 



<£>i£a 



S V P E R I V S. 




Ieu eft régnant de grandeur tour veftu , Ceinct &paré de force £.c 
de ver- t« , Ayanrle monde appuyé telle-mcnr, Qu'il ne peuteftre esbranlé 



nul 



lcmcnr. 



I 



2. Ferme des lors ron fain<5t throfne a efte , O D;eu , qui es de tou-te erer- 
ni- té, Le fon eftgrand d'vn fleurie impétueux , Grand eft le fon des flots tem- 



ftueux. 



ii|^!=isi:llllrËisig=I=iîiii=iiiii 

3. Mais quoy que foit l'Océan courroucé , Et le bruit grand de fon flot en«i 



taf- fé , Le Souuerain efîant aiïis es cieux , Eft trop plus grand Se redou- 






*=____=___ 



ta- ble qu'eux. 

4. O Eternel , fidèles & certains Sont tes c-didls & tef-moignages fainfts, 

|iliiiilili_il|pliiii1il_ii^liii 

Suyuant lefquels,en tout temps &faifon Ta faincleté ornera ta maifon. 



M \ 



S V P E R I V S. 



Pfeaurne X Cil IL 

§111 lilÉlïï^^liliiiiiiiiîgiiii 

$$%%®Z Etemel, Dieu des vengeanccs,0 Dieu puniiTeurdesorTenfes,Fay toy 

liilllilliilfiiiiiiil^iiiliùi 

congnoiftcc clairement : Toy gouuerneur de l'v-niucrs , HaufTe toy pourren- 
dre aux peruets , De leur orgueil le payement. 
x. Iufqn'à quand des mefchans la bande , Iufqu a quar^d en fierté C\ » tande, Sei- 

iliiiliililiïlliiïiifillilliiililil 

gneur , les malins fe riront : Ceux qui à mal prennent plaifir , De gaudir auront le 



loifir , Et brauement fe vanteront; 
5. O Seigneur,ton peuple ils outragent, Tonfainct héritage ils fourragent, Et pil- 

i^liliililiil^iilEilliiHlii=iiil 

lent fans nulle merci. Meurtrilïènt vefue & eitranger,Tuent l'orphelin fans danger, 
Et, qui plus eft.difentainfi, 



E:i=^ES3 



4. Dieu n'en fçait rien, Se fomme toute , Le Dieu de Iacob ne void goutte En nos 

iiil^iEilil^iiiiiiifsi^ii^ili^l 

faits tant bien agencez. O les plus fols Se idiots D'entre le peuple! O poures fots, 

iiHÉHHiiil 



.Setcz-voustoufiours infenfez? 



Sus 



S V P E R I V S. 



Pfcaume XC V. SVFhKlVi. 9> 

La ànquiefme partie , & fuhïe & Je ce ffedumeje chante Jar le 
X X Il II ainfîquîl eft. 




Vs, efgayons- nous au Seigneur , Et chantons hautement l'hon- 

jiÊPÎiiillilililÉi^IgiiËiili 

ncut" De noftre lalut & defen- fe, Haftons- nous de nous pre(en- ter 

Deuantfa face, tk de chanter Leios defamagr.in cence. 

i. Car c'eft le grand Dieu glorieux, Grand Roy par defius tous les dieux Qui 
dedans fa main tient la ter- re: Voire jufqu'an lieu plus pr.o- fond- 






Et de la cime jufqu'an fond Tient des monts la hauteur en ferre. 
,3. A lui feulla mer appartient, Car il l'a faite ,& la fouftient , Et la terre eft fa 

plitîgeililliiiïiiiiïliiiil^i 

creatu- re. SusdonCiixmThonsjen- clinons nous Deuant l'Eternel 

à. genoux, Nouspourcs humains fafadhire. 



y& 



SVPERIVS. 



Ffeaume XCVI. 



Wm iiUlPïIiiiiiiilïlMÉllf mm 

G^SÊÀd Hantez à Dieu chanfon nomielle, Chantez, ô terre vniuerfel-le 

«^-» V ^ ^ , 

Chantez , & fon Nom beniflez , Et Je jour en jour annoncez Sa deliurancc 

foiemncl-Ie. 
2. Prefchezàrouspeuplesiagloirc-, Ec de Tes grands faicls la mémoire : Car il cft 

grand, & fans douter , Plus à louer & redouter Que tous les Dieux qu'on 






fçauroir croire. 

2. Car ces dieux , qui les gents eftonnent, Sont vains , &ceux qui s'y addonnent: 
Mais l'Eternel a faici les cieux, Force & empire glorieux Vont deuant luy, 




L'Etetnel 



Pfeaume X C V 1 1. SVPERIVS 




lill^iiililiigiiiii^iiiiiil^I 



Toute iflc s'en cfgaye: EfpaifTeobfcurité Cache fa majc-fté : Iutîice & jugement 

îilillllliliiiiiiliiiiilii^lili^l 



Sont le feur fondement De fois throfnearreu;é. 
-. Grands feux eftincelans Deuant luy fonc bmflans , Pour fes haineux efprsndrc, 

^liilijfilil^iliïlliiiipâl^ 



Et rédiger en cendre. Son efclair foudroyant Du monde flamboyant Reluit tout 



^lÉÉÏ^IËMiÉii=:gpi 



à l'enroue : La terre tout au tour S'eftonne en le voyant. 
3. Comme la cire au feu, Il n'y a deuant Dieu, Grand Dieu de tour le monde, 

IlIiilillili^iiiip^iiillilP^ 

Montagne qui ne fonde. Voire mefme des deux Le grand tour fpacicux A faju- 

I§llii^irl=5iiill!iiiiiiiiïiiil^ 

(lice veu , Et la terre apperceu L'Ercrnelglo-rieux. 

iililliiiliiiiiÉiîÉîi^^iEÏilfe 



4. Soyent confus & desfaits Tons ces dieux contrefaits , Et toutes ces gens foies 

^^ppil^l=111^pilgiilill 

Quileruent leurs idoles. O dieux, venez y tous L'adorera genoux: Sion qui 

iiiiiil=|iiiîiiiiiïlip§iî^==|^ 

ta ouï , D'vn cœur tout refjouï S'efgayc auecques Vous. 

N '" 



î?8 SVPERÏVS. Pfcaumc XCVIIL 

M Slliî§iii!iiiÉillliiiliEll=lll 

Hantez à Dieu nouueau cantique , Car il a puiffamment ouuré, 




Et , par fa force magnifique , Par foy-mefme il s'eft deliuré. Dieu afaid le falut 



:rfc£:^— ±z£; 



congnoiftre, Par lequel fommes garentis, Et fa jufti-ce fait paroiftre En la pre- 

îiii^li^i==ii==^=i=ii=ii^ 



fencc des Gentils. 



-„-&. 



2. De fa bonté plus cordia-le Illuy a pieu fe fon-uenir , Et de fa vérité loya- 
le, Pour fort Ifraë'l maintenir. Le falut que Dieu nous enuoye, Iufqu'au bouc 

lâii^itië^iii^^iii^iliÉilii 

du monde s'eft veu : Sus donc, qu'en plaifir & en joye Tout ceft vniuers 



j. — i * 

foit cfmeu 



ëiif^^^Ilil^lli^iiiiiiiil 

3 Qu'on crie, qu'on chante & refonne , Et de la harpe, & de la voix : Qnede- 



uantDicu > dy-je,on entonne Nouueaux cantiques cefte fois. Deuant fa face glo- 
rieufe Cors & clairons foyent efciatcans: Tonne la grand' mer fpacieufe , Et le 



|Ë : il^gi= 



monde & fes habiuns.. 



Orcft 




Pfeaume X C I X. S V P E R I V S. 99 



R eft maintenant L'Etemel régnant, Peuples obftinés En foyenc 
eftonnés. Chérubins fous luy Luy feruent d'appuy : Que la terre toute Tremblant: 

ïïllïflipilillliiiill^iiyiiilli^ 

le redoute. 

pii|iÉPPIiliPÉ=Ê?ili?Pililiiiill? 

x. Grand cft le Seigneur Ailîs en honneur Au mont deSion : Toute nation Le 
void haut monté : Dont fera chanté Son grand NonTrerrible , Et fainct au 



poflîble. 



|iii=iêlli=l§iI^Éil=II^IiÉIiii 




uernement 11 a ordonné, Et Iacob mené, Par fon foin & cure En toute d 



roi- 






ture. 



lÉÉiilPlïillÉIlii^iÉllli^iiisi 

4. Sus donc en ce lieu Louez noftre Dieu : Tous humili- es Tombez à fcsp : ~ds- 

:i=l^iiliiliitllliilliii^;illi|i 



N 



ICO 



S V P E R I V S. 




Pfeaume C. 

-fejj&rfM 



Ous tous , qui la terre habitez , Chantez tout haut à Dieu , chan- 



Illillii^i^iËl|^?ËÎi:Êli; 



tez,Seruezà Pieu joyeu- fement, Venez deuant luy gayement. 



:5Efc: 



EE£=£=$= 



bfcir.:rr*--5 



i. Sçaehez qu'ilelt le Souuerain , Qui fans nous nous fifde fa main , Nous* 

É;i§iiîÉI^IÉIËllÉillïii=li= 



iiiilli^&Ili-ilgi^ii^Iilii 

3. Entre? es portes d'iceluy -, Louè'z-le & célébrez chez luy .• Par tout Ton bon- 

piSi^iliiilïliri^iEii 

¥ neur a- oaàcez , Et fon rreiTaincTiNombeniflez. 




^^ 5 :5ÎË?^HÎÏ^:5^^Sîi 



3H 



du Tref haut La vérité jamais ne faut. 



Vouloir- 



S V P E R I V S. 



101 



Pfcaume C I. 

[ \3®f$>J$l Ouloir m'cft pris de mettre en eferitu- re Pfeaume parlant de bonté 

&droku-re , Et fi le veux à toy , mon Dieu chanter, Étpiclcn- téf. 

illllliiîpliiiîllii^^iii-ll 

i. Tenir je veux lavoye non nuifible: Quand viendras-tu me rendre Roy paifible? 

|IililiMÉilIill§iliIlïÉl=l^iili 

D'vn coeur toutpur conduiray ma mailon, Auec rai- Ton. 

|lliii^^ip|i!iiiiiiâi^^ 

3. Rien de mauuais y voirn'aïuay enui-e : Car je hay trop les mefehans &lcur 

ÉÉllliÉlÉÉilliIÉiilIilIi5 



vie : Vn iêul d'enrr'eûx autour de moy adjoint Ne fera point. 

Iliiiiiillili^i-liÉ^i^^itei 

4. Tout cœur ayant penfee defloyale , Deflogera hors de ma cour roya-le : Et 

iiÉiLIiiilIIpIilïil 



le nuifant n'y fe- ra bien venu , Non pas con- gnu. 

ifiiiiipiilir^^iièlliïii^ 

\. Qui parmcfdireà part fon prochain greue , Qui a cœur gros, & lés fourcilsef- 

§ÉlIlliilÉÉIpi^Ilplèilil^^ 

leue , L'vn mettray bas, l'autre fouffrir pour vray le rie pour- ray. 

pipiglii^^iiiiliiiiii-liïi:^ 

6. Mes yeux feront fort diligents à querre Les habitans fidèles de la ter-re, 

pHiltt!iIÉit;ilHitlili!i= 

Pour eftre à moy : qui droite voye ira , Me femi- vu 

N j 

km 



101 



SVP ERIVS. 



Pfeaume C 1 1. 




iii^EliiliiEëglfii^l^ÉEEÉïÉ^ 



Eigneur , enten ma reque- fte , Rien n'empefche ny n'ariefte 

ii^iililpilipiiiiiiiliiiyiii^^i 

Mon cri d'aller jufqu'à toy •• Ne te cache point de moy. En ma douleur nompa- 
reille : Tourne vers moy ton oreil le : Et pout m'ouïr quand je crie , Auance 

toy.jetepri- e. 



iillilli^lililiÊÈIIliliiliil 

i. Car ma vieeftconfume- e Comme vapeur de fumée, Mes os font fecs 

^llilllI^ÉiiilIIi^iiÉlflfl 



tout ainfî Qu\n tifon : mon cœur tranfi , Ainiî qu'vne herbe fauchée , Perd fa 






^ ^E4^ ^ ^^ ^^r^^ ^^--iL-A -=^^te^s=:-: 



3E~;^E2=E55EEE:^EE5EE^ 



vigueur retranchée : Si que je n'ay foing ny eu re De prendre ma nour- 



mu- re 



3. Mes os & ma peau fe tien- ncnt,Pourles ennuis qu'ils louftiennent .-Dont, 

sl^lii^iiliiililiiliii-:iiliii 

helas! matrifte voix Pleure 3c gémit tant de fois. le fuis au butor femblable, 



Du deiert inhabita-ble: le fuis comme la chouët- te , Qui fait au bois fa re- 



traicte. 



Sus 



Pfeaume CI II. 



S V P E R I V S. 



10} 






m 



Vs , louez Dieu, mon ame,cn toute chofc , Et tout cela, qui dedans 



moy repofe , Louez fon Nom treffainâ: Se accompli : Prefente à Dieu Ioiian- 

pllllili^llilliiiilliliilëïi^l 

ges&ferui-ces , O toy, mon ame,& tant debenefi-ces , Quc-n as receu , ne 

pïliiHimi!ii^iim=!iii!P==i 

les mets en oubli. 

illlÉÊii^illî^llll^i=iiiiiiiiêiII 

z. Ains le béni , luy qui de pleine grâce Toutes tes grand's iniquités efface , Et te 



E^iIg||^MiË=îïllÉ^ëi^5li 



=Mci 



rEâEsS* 



guérit de toute infirmité.- Luy, quirachetcc& retire ta vi-c De dure mort , qui 

PïHilIÉ!ïii!iÉïzÉ^i!=llilJl 



' t'auoita£lèrui-e, T'enuironnatK de fa bénignité. 
3. Luy qui de biens à fouhaict & largefle Emplit ta bouche,en faifant ta jeu- 
nelTe Reneuue-ler, comme a' l'aigle royal. C'eft le Seigneur > qui toujours 



Ce recorde Rendre le droit, par fa mife-ricorde, Auxopprefics, tant eft juge 



èsëSSë 

loyal. 




S V P E R I V S. 



Pfcaume ClIIJ. 



fc— 



lEEÉÊ^Egi^i^^^il=i 



Vs, Tus , mon aine, il te faut dire bien De l'Eternel : ô mon vray 



piii3is^si=llÉi^iii^il^ïliiiib 

Dieu, combien Ta grandeur eft excellente & notoire: Tu es vertu de fplendeur 



==lpljgigiEÉëîi|iËiii^ 



&deglo.ite : Tu esveftu de fplendeur proprement, Ne plus hy moins que d'vn 
accouftrement: Pourpauillon , qui d'vn tel Roy foit digne , Tu tends le ciel 

gfpfplp 



ainfi qu'vne courri-ne. 



i. Lambrifle d'eaux eft ton palais voufté : En lieu de char fur la nue es porté: 

piiii^liiŒiilIiiiili=^ipil 

Et les forts vents > qui parmi l'air foufpircnr , Ton chariot auec leurs ailles tirent. 
Des vents auflî dihgents & légers' , Fairs tes hérauts , portes Se ménagers : 

p^Ilp^lliiÉlliil^iiiyiEÉl^ÉiEl 

Et foudre & feu , fort prompts à ton feruice , Sont les fergents de ra hau- 

î^^^^^ÊEEE^EEEEEEEEEEEEE^EEEEEEE^IE EE 



te jultice. 






Sus 




Pfeaume CV. SVPER1VS. ï©t 

Vs, qu'vn chacun de nous fans ccfle Loue du Seigneur la hautef-fé: 

l§iiEliii^^ : ^^-:iliiil^ii^i 

Que fon fainct Nom foit reclamé , Soit entre les peuples femé Le renom grand 



& précieux De tous Ces geftes glorieux. 
2. Qu'on chante, & qu'on luy pfalmodi- e , Et que (es merueilles on di- e: S'ef- 
gaye , dy-jc,en fon Nom faincl: Quiconque l'honore &le craint : Tout cœur 



W- 



cerchant le Tout-puifTantjS'efiouïfle en le beniflant. 



m=î^^Êmï^^^^^wÊs^ 



3. Cerchez Dieu & fon excellence , Quercz fans cefle fa prefen- ce, Ses haute 
fai&s ne foyent oubliés: Soyent les miracles publiés, Et les jugements annoncés, 

giilÉlipÉlilI====^= 



Qifilaluymefmes prononcés. 
4. Vous d'Abraham fon ferf fide- le , La femence perpétuel- le. Enfans du bon 
Iacob venus , Que Dieu pour liens a retenus : C'eft nous defquels Dieu eft 
le Dieu , Quoy qu ilfeigneurie en tout lieu. 



O 




S V P E R I V S. 



Pfeaume C V I. 

IlIUPlIgiliiilliiiiifiiii 

Ouë'z Dieu, car il eftbening, Et fa bonté n'apoinc de fin. Oùeft 

i^lSillilli^i-ililliiiÉiiiïi 

** 1 •- t- aifL r\- l.rr l . t- _ . i r ■ n i r 



celuy qui 



" i _iT. t:_.: .. I 



la prouëflè De l'Eternel récitera? Et cous les faidts de fa 




haucefle Entièrement nous chantera? 



2 . Bien-heureux qui va droitcment , Et ne fait rien que juftement : O Seigneur, 
demoy te fouuienne, En l'amour que portes aux tiens: Ce falut juf- 

iiliiÉlliiiÉ3^i^Élii==i=ii^ 



qu'à moy s'en vienne , Duquel ton peuple tu fouftiens. 



=5t 



3. Si que les biens je puifle voir Qujà tes eflus tu fais auoir , Et du plaifir 

faine* 



j'ay- e l'vfage , Duquel ta gent tu fais joi 



e l'vfage , Duquel ta gent tu fais jouir , Et qu'auec ton 






Wr 



hérita- ge le puifle à plein mercfîouïr- 

plifii^iisiii^iiiiÉii^lii^i 

4. Helas , & nos pères , &nous , T'auons offenfé entre tous : Nos foifaicls font 

i^iiiisëiiÈiiipiiiiiiiiiip 

par trop iniques , Commis auons grand' lafcheté : De tes faic"te d'E- 



gypte authentiques Nos pères fongrreux n'ont efté. 



Donnez 



Pfeaume CVÏI SVPERIVS. 107 

Onnez au Seigneur gloire , Il eft doux& clément .-Et fa bonté 
notoire Dure éternellement. Ceux qu'il a rachettés , Qujls chantent fa hautciTe, 

ïililliliiiiiiiilE 




:5: 



Et ceux qu'il a jettes Hors de la main d'opprefle. 

il^Iilii^^lïiiiiiiJ^E^iiil^S 

2. Les ramaflant enfemble D Orient, d'Oc- cident , De l'Aquilon qui tremble, 
Et du Midi ardent. Si d'auenturc errans Pariesdefertsfe treuuent, Demeurance 
querans, Et que trouuer n'en pcuuent. 
j. Et fi l'afpre famine , Et la foif fans liqueur Les trauaille & leur mine Et le 
corps & le cœur : Pourueu qu'à tel befoing Crians à Dieu lamentent, Subit il 

ïlilIiliËÉIlii^illlIIIIlilil 

Jesmetloing Des maux qui les tormentenr. f 

4. Et droit chemin paflable Leur monftre Si fait tenir Pour en ville habitable ~" 

i^illifJi^ÉIill^lilÉliÉliiig 

Les faire paruenir. Lors de Dieu vont chantans Les bontcznompareilles, Ci 

iipii^i^iÉiigii^^^li^Éii 

Se làraconrans Aux hommes fes mcrueil lest 

O t 




S V P E R I V S. 



Pfeatirne CVIII. 



On cœur cft difpos, o mon Dieu, Mon cœur cft tout prcften ce 
lieu De te chanter tout à la fois Cantiques de main & de voix. Pfalte-rion, 
ref-ueille toy, Harpe , ne demeure à recoy : Car je vueil debout comparoiftre, 



Dés que le jour vient apparoi-ftre. 
i. Seigneur , je te celebreray Entre les gents,& te diray De toutes mes affections 
Pfeaumes entre les nati-ens : Car ta grande bénignité Plus haut que Jes deux 

' ^Él^mmÉiiilli^ii! 



a monre , Et ta tenté ,fi»ns rien feindre , lufques aux nHes vient atteindre. 
3. O Dieu ,Leue-toy fur les cieux, Monftre toy par tout 'glorieux, Pour tirer les 




tiens hors d'efmoy : Ten moy la main , exauce moy. Mais quoy? Dieu m'a défia 
«tfy, Et de (on fain£t lieurefiouy : Sichemfera mon heri-tage,Le val de Sucor 



mon partage. 



QDis» 



Pfcaume ClX. SVPERIVS. ie 9 

Dieu , mon honneur & ma gloire , Ne vueilles maintenant te taire: 





langue qui ment A parlé de moy fauflemenr. 
i. Sans caufe ils m'ont pris en querelle , Et m'ont liuré guerre mortelle : Pour 

fliiiiiliii^li^i: 

l'amour que leur ay monftree , Ils ont fur moy haine jurée : Mais la pri-ere m'a cfté 

iɧÉÉi=ilii 

« « c. J CL 



Pour refuge en aduerfité. 
3. Pour bien ils ne m'ont fai& que peine : Pour amour m'orit rendu la haine- 

glisii^iiiîiii^iÉiiÉÉiiig 

"" Mets le Seigneur , en la puiflance D'vn mefehant remply de nuifance .• L'ennemi 



plein de cruauté Soit toufiours pies de fon cofté. 
4. Quand il viendra deuant le luge , Toufiours pour mefehant oa le juge : Toute 



fa prière & requefte Tourne en péché deflus fa tefte : Meuretoft, & luy defpour- 



-^Hgi3^ 



psa 



lieu , Soit à fon office pourueu. 



I!0 




SVPERIVS. Pfcaurae CX. 

lIIIIriili^iiïIlÉl^âig^Éi 



ij^Rèt/î ^ Tout-puiflant à mon Seigneur & maiftre A die ce mot , Ami 

ppl^li^liriilii^iliiiisl&iii 

dextre te fieds , Tant que j'aurayrenuerfé& faicl: eftrc Tes ennemis le feabeau 



==*ï 



de tes pieds. 

liii^iEililIliEliillll^Piiiiiliiii 

z. Le feeptre fort de ton puiflant empi- te En fin fera loing de Sion tranfmis, 

■pEii^iiIi^iliiiil^Ei*^:ËlIi^^iE^ 

Par l'Eternel , lequel te viendra di re , Règne au milieu de tous tes en- 

pÉp^l^m^ïiiiPiiilillllUi^ 



nemis. 



s. De fon bon gré ta gent bien difpo- (ce Au jour treflain&de ton facre cour- 

|_^i=ilI r ifÉiIi=§ii=iiiii^iiiilll 

ra : Et auiîî dru, qu'au matin chet rofe-e , Naiftre en tes fils ta jeunette on 



verra. 



4. Car l'Eternel , fans muer de courage , A de toy feul dit & juré auec, 

piiiiiilPÉi^liill-iiiîiEilliiil 

Grand Preftre & Roy tu feras en tout aage , En fuyuant l'ordre au bon Mel- 



çhi-fedec 



Dm 



Pfeaurne C XI. 



S V P E R ! V S. 



ut 



La cinqmcfme çarùe , & fubïetl de ce Tfeaume fe chdntefur le 
X Xllll. à. la double en bas. 



A C IN Q^ 



~i~&:i::i£ 



EU liI^lilii^^^i=ÉiliiÉ^llll 

V Seigneur Dieu en tous endroits, En l'affèmble-e des plus droits, 

Piililiiiî^iiillil^iip^i=l 

De chanter à Dieu couftumie re : La gloire je confeflTeray , Et fa louange annonce- 



ray , D'vne affecli on toute entier re. 
i. Du Seigneur font grands les effects , Et qui bien contemple fes faidts,Vray con- 

fliiiilpPliilirlIïiiiiiiliiÉ 

tentement y rencontre. Ce n'efl: que gloire & majefté De ce qu'il fait, & fa bonté 






Par tout etei nelle fe monfhe. 



pilPl lilPr§L=iiiiiiiÉiÉ^^Éi 

3. Le Seigneur par fes faiits exquis, A jamais vn bruit s'eft acquis De douceur & 

-lliliiliiiliïlliiiil^iilliiÉ 



de'bienvueillance. llafouftenu&fouftient Ceux qui l'ont craint, 5: le tournent 



Seïè: 



■:-KTt= 



A jamais de fon alliance. 



SVP ER.IVS. 




«-«-«- 



Pfeaume CXH. 

g^I^iîi^ggÉI^liiilgll 

Bien heureufe la perfon- ne Qui craint l'Eternel , & s'addonne 
Du tout à fa Loy tref-entiere : Sa race en terre fè- ra forte : Car Dieu bénit en 



toute forte Des bans la race droiturier 




feë;gg|^$il^iË$li3Ë^I^^É 




i D'vn tel la maifon tref-heureufe En tous biens fera planturcufe , Et la juftice 
perdurable De fa clarré belle fcV pure Efclaire leur nuict plus obfcure, Comme 



perauraDic u^ « t.a^v ^v..*» 



doux, bon, & pitoyable. 

i Le débonnaire donne & prefte , Par raifon fes af- faires traide , De jamais 

i^fliglpIiÉlïiiiiHIPpiÊii 

branler il n'a garde : De l'homme, qui, fuyant le vice , S'addonne à tout bien & 

^^^P"lpiii|ill^i=iiiiii==i 

juftice, La mémoire à jamais fc garde. 
4. II ne craint mauuaife nouuelle : Car Ion cœur jamais ne chancelle, Ayant au 
Seigneur fa fiance. Sa confeience bonne & faincte Attend fermement &fans 
** crainte Sur fes ennemisla vengeance. 



Enfaus 



Pfeaame CXI II. 



SVPERIV?. 



«J 



TPJ-ei, — t rrz^-n:r^r:±r"±:z:-z:z — zz~~ — rf—~~t~~i"t" t^f- — 



ff {xt[*%l ** Nfans, qui le Seigneur feruez , Louëz-le,& Ton Nom efleuez, Louez 

piilippllilii-liili^lillliiisii 

fon Nom & (a hauuilè: Soie ptefché , foit fai<ft folemiel , Le Nom du Seigneur 



étemel, Par tout en ce temps & (ans cel-le. 
i. D'Orient jufqu'en Occident Doit eftrele loseuident Du Seigneur,&fa renom- 

PlllIiilÉiilili^îlflillïiÉiSI 

mee: Sur toutes gents le Dieu des dieux Eft exalté, & furlescieux S'efleuefagloi- 



:--fl 



t felEérliM^ï2^^EgiÉfeiEks5l=ÉiËg 

' 3. Qui eft pareil à noftre Dieu , Lequel fait fa demeure au lieu Le plus haut que 

l'on fçauroir querre .- Et puis en bas veut deualer , Pour toutes chofes fpeculer Qui 

- t^ï^^—fr-^v—A-'- A ?~ î ir~ 4— î-~ — — ~ ^— zzzz^zzzzzz~ ~ zz^zzzzzzzzz:~~ 

j^^x:r4nEp~-3r^*3 #44 - '" ■ r. = _ — zzz r — ■ ~ 

fe font au ciel& en ter- re. 



4.' Le poure fut terre gifant Ilefleue,enrauthorifant , Etle tire hors delà boue 

fiilili^iPiii^Pliii^lli^è 

Pour le colloquer aux honneurs Desfeigneursy\ro«£_desfeigneurs Du peuple que 
fienil aduoa ê". 




S VP E.RI V S. 



Pfeaumc CXI III. 






Vand Ifra- ë'1 hors d'Egypte fortit , Et la roaifon de lac b 

fe partit D'entre le peuple cftrange , luda fut fait la grand' gloire de Dieu: 
Et Dieu fe fit Prince du peuple Hcbrieu, Prince de grand' louange. 

pniiiiiiiiii^iii^iiiiiiip^ipi 

t. La mer le vid , qui s'enfu ït foudain , Et contremont l'eau du fleuu« 



Iordain Retourner fut contrainte. Comme moutons montaignes ont failli , Et 



ilH!ï=i^si|=!gi|fi§ 



fi en ont les coftaux treflailli Comme agnelets en crainte. 

llilfiÉEiili^llillIlIïiiÉiËlpIil 

3. Qu'auois-tu , mer , à t'enfuïr foudairi ? Pourquoy à mont , l'eau du 

p^ipiilii^ÉiOiliilililIIïIllipi 

fleuue Iordain , Retourner fus contrainte ? Pourqjioy auez , monis , en raou- 



;^z:4:E:4X— ^^ 



:^5Ï^Xi.;3X==:i=z$:$r:: 






p^^Ê?EEfeSE:ËEE:£SË*Ë5!:^:^S5^E^eEEE 

tons laiîju ? Pourquoy, coftanx, en auez treflailli Comme agnelets en crainte? 

iilÉi^HiiiîliliiiPliiiiliiii 



4. Deuant la faceau Seigneur qui tout peut , Deuant-le Dieu de lacob, 
quand il veut , Terre trem 



ble ctaintiue : le di le Dieu, le Dieu conucrtilTant 



»fc 



sz 



*-v~v fc (rzg- 1 — 



piiiiiiiiiiiÊiiïiliiil 

La pierte en Iac ; Sc le rocher puiflànt Ea fontaine d eau viue, 



Non 



"f 







Pfeaume CXV. SVPERIVS. 

iiiiliiiiiiiilIlii^lpIlilêSiliEl 

Oa pointa nous , non point à nous, Seigneur, Mais à con Nom, 
donnegloire Se honneur, Pourta grace&foy feure. Pourquoy diroyentlesgents 
en fe raocquant,Où cft ce Dieu, qu'ils vont tant inuoqnant?Où eft-il à cefle heure? 

pïlliiiiiiiliï^pliiiilliiii^i 

2 . Certainement noflre Dieu tout parfaiâ: Relide aux deux , & de là haut il fait. 

iillllplilis^iiii^iiiiliii^i^ 

Tout ce qu'il veut en Comme : Mais ce qu'adore, ôc (en toute autre gent, Idoles 



font, faiibes d'or & d'à: gent, Ouuiage demain d'homme. 

pipiliiiliiiii^ifgilÉiij^^i 

2. Bouche elles ont, fans parler ny mouuoir: Elles ont yeux, & ne fçauroyent 

ill^iïiiiIiiflIi;iiHiiEiiÉiïlIl3â 

rien voir , C'eft vne chofe morte. Oreilles ont,& ne fçauioyent ouïr: Elles ont nez, 
Se ne fçauioyent jouir D'odeur douce ny forte. 

ililiïiliil^iîililiilïiËiâ^l^i 

4. Elles ont mains, ne ponuans rien toucher : Elles ont pieds,& ne fauent marcher, 

•pliililiilsiiilii^PIfclîiii 

Gofier,& point ne crient : Tels & pareils (ont tous ceux qui les font, Et ceqx lef- 



quels à leur recours s'en vont , Et tous ceux quis'y fient. 



P 1 



,<e SVPER1VS. Pftaurae CXVI. 

'tK iiIÉilIiillÉ^i;;ii¥liHlliÉll 






â& 



£& 



'Aymé mon Dieu : car lorsque j'aycri é , le fçay qu'il a ma cîa- 



meur entendu ë: Et puis qu'il m'a fon oreille tendu e En mon dur temps par moy 
fera prié. 

glilipliililIlilliillIlilÉEêiïi 

2. La mort m'auoit en Tes pièges furpris , Trouué m'auoyenr les mortelles an- 

i^iiiiiiïilîÉli=ili£?liiiiîigiiillîi 

goifles , feftoy' faifi de douleurs & triftefies , Quand à prier par ces mots je 

mmmmwÊmmmmwËÊm 



me pris; 



3. Làslfauue moy , qui fuis des plus chetifs ■: Et je trouuay le Seigneur fecou- 
rable : Noftre Dieu, dy-je.eft doux & pitoyable , Et volontiers garde les plus 

ÏIÉS 



petits. 



4. Car quand feftoy* de langueur tout recreu , Deliuré m'a mon Dieu que 
je réclame. Retourne donc en ton repos mon ame, Puis que de Dieu ce bien-faiét 



asreccu- 



Toutca 



Pfe'aume CXV1I. 



S V P E R I V S. 



117 




Outes gents louez le Seigneur , Tous peuples chantez fon hon- 



^MB^^ÊWMm^Êà^zÊMM 



neur: Car fon vouloir bening&c doux Eft multi-plié deflus nous , Et fatresferme 



vérité Demeure à perpem- ité. 




tiS 



S V*P E R I VS. 



Pfeaume CXVIII. 




La ànquiefme parue , & ÇubieB Je ce TÇeaume Je chante fur le 
L X XJ I. islinft quil etf. 

A CINQ. 

liiii;p r #lii^iÉÉlililiiiil 

Endez à Dieu louange 5i glot- rc: Car ileit bening & clément: 
Qui plus e 11, (a bonté notoi- te Dure perpétuellement. Qu'liiaè'i ores Ce , 

lilîîli^lliP^îl^^iliîiiiiiiii^i 

recor- de De chanter folennel- lement , Que fa grande raiftricor- 

^wëâMmmwmmmwmmm 

de Dure perpétuellement. 

2 La maifon d'Aaron ancien- ne Vienne tout haut prefentement Confcflet 
que la bonté fien- ne Dure perpétuellement. Tous ceux , qui du Seigneur 



^f^ass^^^^^^^^^^^^^^^^ 1 -^^ 



îêïïp^èeeeïiïië 



ont crain- te, Viennent auffi chanter cqui ment Sa boncé pitoyable ôc 

É^±î=E=E~±E±EIz:ÊÈE5 : itEE=:z^=E^EE^E~E^EEE 



fain- &e Dure perpétuellement. 



Bien 



Pfeiume CXIX. 




S V P E R I V S. 



up 



—f 






Ien heureufe eft laper- fonne qui vie Auec entière & faine côfcien 

IlliillIiilliÈMllililliililâ^ 

c;, Et qui de Dieu les fainctes loix enfuit. Heureux qui met tout loing&dili- 
gence A bien garder (es ftatuts précieux, Et qui de lîijr pourchaffe la (cience. 



X=$: 






■•— tk=-r- 



E5^fc:è:$g:;~,-— ï— $-:At_:£^-:i=riE 



ï. Certaùierrent ceux ne font viciecix,QLii vôc fuyuans le chemin qu'il ordon- 

IliiÉïlIIiipÉiî^lïiilEplî^il 

ne , Et d'al- 1er droit font toulîours curieux. Ton vouloir eft, que chacune p.er- 

ilpliîiiiiliiiïllillïilipiiîli 

ionne, Par defTus tout, bien & eftroitement A maintenir tes mandements s adonne. 

plsiiliiplliillilllïilliiiiliilli 

3. A mon vouloir qu'il te pleuit tellemét DrefTer mes pas où ta loy me conuie, 

Que tour- uoy- er n'en puifle aucunement : Car loing fera de déshonneur ma vie, 
Tant qu'auray l'oeil fur tes loix arrefté ,' Et que j'auray de les (çauoir enuie. 






±ic^z±z±zzz 



4 L 



:l^=ë^=à=lï 



Bz*z: 






4. Alors par moy tu fe- cas/exalté Dvn cœur tout droidt quand j'auray peu^cô- 



:$*â£Ë=fc==* 



*E$Ezl$E^ 



prendre Tes ju- ge- mens tous remplis d'équité. Qr à garder tes ftatuts veux en- 



tendre:Mais je te prfqu'en mon infirmité Trop longuement ne te faces attendre. 



IlO 



SVPER.IVS. 



Pfeaume CXX. 



2^vï^-'t^ _L. ,_ , Uj _, . I 1 _ 



Lots qu'affliction me nrefle, Ma clameur au Seigneur j'addreffe: 
Car quaudjcvieaà le femondre , Iamais ne faut à me refpondre , Contre cei le- 
ures tant menceuies, Contre ces langues tant rlatteufes, Vucilles , Seigneur, 



T7^^ jy " VT" ZZZZZZZ. — ZZ] ' u.Z — a *t5"~ Y Y ï?- ~~t "^ ~ . 

pat ta bonté , Mettre ma vieàfauue-té. 

z. Viença menteur, quel auantage Te viendra de ce faux langage? En quoy 

te fera prorïùuble Celle langue ainlî deceuable? Tes mots font flefches acérées, 

E : ^EEï=iï : - ^EzfzSz fe^^^pfe£^EÉ^E^3=5E3^ 
^5Sfc^î^^±^=^=^E±BfcS|±is,-^^ES?£Sr3^-: 

D'vne puilîante maintire-es: Et tes propos enuenimés , Charbons de geneure al- 



lumés. 






^Ël=ÎÉEÊÏEEÎ3i^EÈ^^ 



2&z&^$fcï&% 



' 5. Helas, combien m'eft enntiyeufe Cède demeure mal-hetueufe Au deifous 

des tentes maudites Des KedarinsSc Mefechites/ Parmi ces nations cruelles, 

Qui n'aiment rien que les querelles, I'ay trop iejourné la moitié, Moy qui ne 
zz&=."-zz^z 



^zfz^LpzzJ 



m$=Ê 



ZZZZ£Z1$Z£ÇZ: 



cerche qu'amitié. 



Vers 



Pfeaume CXXI. 



S VPE RI VS. 



m 




Ers les moncs j'ay "kuc mes yeux , Guidant auou d'enhaut-Le 
fecours qu'il me faut : Mais en Dieu quLa tait les cieux.,Et ccfte terre ronde, 

pliiÉ^ÉilliiMiiilllii^^^^l 

Maintenant je tue fon- de. 
i. Marcher te fc-tafeuiement, Et te viendra veiller, Sans jamais fommeiller. 

pâiiiislilliiiiiiii^ii^^ 

Voicy , d'ifcaël voirement La garde toufiours veille , Mcfme point ne fom- 




meil le, 

j. Dieu te garde & couure d'enhaut , Tu as preft ai en main Le grand Dieu 

fouucrain. De journefenslcfoleilchaud: La lune morfondante Denui&ne t'eft 

ppJliÉII=llilI ^=l^l^ |=Ii| 



nui- fan- te. 

pHHilïH^^itimUÉllllI 

4. Contre tous dangers déformais Ton ame il gardera : A tes faicfcs baillera 

pfiÉlilŒlÊlIiilfcâipfÉil 

Dés maintenant & à" jamais, Et l'inue& l'entrée Très-bonne &afleu-re- e. 



^ 




&* SVPERIVS. Pfeausne CXXIT. 

^iliiiiiillliillli?=ÈlîiiillEi 

Ncontincnc que j'eus ouï , Sus allons le lieu vifiter , Où le 

sÉmÉi^iil^iiî^iiiiï^iiii 

Seigneur veut habiter : O que mon cœur s'eftreli ouï .' Or en tes porches en- 

iiiil^llâili^filïiiiiiiligPÉiii 



treront Nos pieds &f~ejour y feronr, Ie-rufalem la biendrefle-e : lerufalemqui 

iiî:ii§5^ÉiiililI^^iilli^^|^i 



t'entretiens Vnieauecques tousles tiens, Comme cité bien police- e. 

iillliÉ!ilfîi^Eillii^iiliy|iïli 

2. Là doyuent les peuples aller, Lespeuples, dy-je du Seigneur, Etpource- 
. lebrerfon honneur, Par fon mandement s'aiTembler. C'eft le lieu du fiege aflî- 

^illIliiiillillîlil^liilEiiiliiilii 

gné , Du fiege àDauid ordonné, Et aux fiens, pour faire droiture. Prions qu'en 

ilÉl^iliiiiliil^^i^llïii^lP 



toute feuieté Demeure la faincte ciré Et tous ceux-là qui d'elle ont eu- re 
3. Puiffenr de paix cftre munis Tes forterefles & chafteaux , Tes maifons & 

Éiililllllîiiliëliilllli^pêiiii 

palais tant beaux De tous biens Ce trouuent garnis. Pource que rengez dedans toy 

liiiPfâiîiiililfi^ilï^^EliiEEl 

Mes frères & prochains je voy, Faut que pour toy prie-re face: A caufeauflîdu 



facfé lku Delafain&cmaifondcDieii,lln'eftbienquene te pourchafle. 

A toy 






Pfeaume C XXI II. 



S VPER.I V S. 



"i 




Toy,ô Dieu qui es là haut aux deux , Nousefleuons nos yeux; 
" Comm'vn feruant qui preflfé fe void eftre , N'a recours qu'à fon maiftre , Et la 

•plll^i^iiliilliili^pii^ili 

feruantea l'œil fur fa maiftreflTe , Auili toft qu on la bielle : Vers noftre Dieu 



neus regardons amfi , Attendans fa mcrcy. 



i. Helas '. Seigneur , aye pitié de nous , Aye pitié de nous : Car tellement nous 

|l|É^ililllilii^l=iilliiî^^Éli^ 

defdaignent les hommes , Que tous faouls nous en fommes. Tant de brocards 
les gros furnows defgorgent, Que nos cœurs en regorgent : Et lommes pleins 

|lil£^^l^iiiïiiiliiiiillEi^ii=^ 



du mefpris odieux De tous ces glorieux. 



<£ 





S V P E R 1 V S. 



Pfcaume C XXII II. 



m^mmmÊmmÈÈmÊm 

_j R peur bien di- re lfra- ël maintenant , Si le Seigneur pour nous 

WgM3ÊÊ0ÊÊÊÊÊÊÊÈiÉiÊÈEÊÊÊÊM 

n'euft point efté, Si leSei-gneurnoftredroi&n'euft porté,Quand tout le monde à* 
grand fureur venant, Pour nous meurtrir deflus nous s'eft jette. 
2. Pieça fuflions vifs de- uorés par eux , Veula fureur ardente desperuers:, 
Pieça fuf- fions fous les eaux à Tenuers , Et tout ainfi qu'vn flot impétueux Nous 



euflenr tous abyfmés & couuercs. 

iPiliili^^i^ilïiiigiisi 

2 Par deflus nous leurs gros & forts torrents Euflent pieça pafle & repafle. 
"~Loué foit Dieu , lequel n'a point laifle Le peuple fien tomber entre leurs dents, 



S-— t^^— ^— ^•-— "*^ — — 

Pour le manger, commeilsauoyentpenfé 



ÏP 



jl. Comme Toifeau du fi- lé fe desfait De l'oifeleur nous fommesefchappés, 
Rompant le laqs qui nous euft atrrappés. Voylà comment le grand Die u, qui 

gllPillliÉi^gillliP^^^^ 



a fait Et terre Se ciel noi^ a defuclop pés. 



Tout 



Pfeaume CXXV. 



SVPERIVS. 



UJ 




^Éiigig^iiîilËaf s liiiiâEi 



Oui homme qui fon efpe- rance En Dieu afleureia , Iamais ne 
verfe-ra: Ainsaura fi grande afleurance , Que Sion montagne très ferme, N'eft 



point plus fer- me. „. 

i. Comme Ieruiàlem eft ceinéte De monts de toutes parts , Ainfi que de rern- 
parts. Dieu autour de fa troupe fainâe Eft, & fera , qu'on ne l'offenfe, Seu-re 



defen- le. 



=iÉ!Siïiiîi 



*£ 



H^^OC 



^É^ee^^È^eÂ^eZ 



i.-$=~^3î 



3. Car ce n'eft à coufiours qu'il laifle Les fiens entre-les mains Des tyrans inhu 



— *$: 



^jt^f 



P*îltEppë *^£ ^£g 



mains : De peurqu'vne trop longue oppreflè En fin ne les force de faire Mau- 




rfcfc 



W-' 



uais affai- te. 



4. Aide toute bonne pcrfonne , Traine,ô Dieu , ces peruers Cheminans de tt&- 
uers , Auec ceux dont le cœur s'addonne A tout mal : 5c aux tiens accorde 



i^^^g 



Toute concoc* de. 



«O 




SVPERIVS. Pfcaume CXXVL 

Lorsque dccaptiuitê Dieu mit Sion en liberté , Aduis nouseftoit 

ÉïÉlliiiiiiliiiliiiiiiii§=il-^ 

pro- peement Que nous longions tant feulement, Bouches & langues à fuf- 

gilliiifiliiiiiiiÉfeillɧ§gi 

fi- te Auoyent dequoy chanter & ri- re : Chacun di (bit voyant cecy, 



Dieu fait merueilles à ceux-cy. 
2. Adiré vray, Dieu pour ce coup Des biens nous ottroye beaucoup, Etd'iceluy 

^ïi^ii^liÉilliiËlÉliilï^il 

nous re- ceuons Tout le plaifir que nous auons. Rameine donques toute en- 




tie- te Ta .gent n'agueres prifonnie- re : Comme artoufant tout 

IlilililIllIiiÈ 



au ttauers Les pais plus fecs & deferts. 

i. Ceux qui auecques larmes d'œil Auront femé , perdront le dueil , Se trou- 

^llIlliÉÉiilIiiÉâ^ilïlH^ii 

uans joyeux & contents , Quand de moiflonner fe-ra temps. Vray eft qu'en y 
douleur bien ame- re Sèmeront leur femence che- re : Mais tous 



joyeux ils porteront Les gerbes qu'ils en cueillitont. 

One 



Pfeaume C XXV II. 



S V P E R I V S. 



»7 




^zr^:^r±r:_r±r£— xr£:rr=^=*rr^— r$=^rrJ=^~!=^S:= 
| N a beau fa maifon baftir , Si le Seigneur n'y met la main : Cela 

plpâlliiliirMf^l&IiiiiEill 

n'eft que baftir en vain. Quand on veut villes garentir, On a beau veiller &guet 

gE^g~;|EgEE;g|zEAj-|§|| E^=E^ EEEEE EEE EEg 



ter, Sans Dieu rien ne peut profïuer. 

• ■: " m. 1 .__ I — ..ai-. Innnn L r J-* * .=. »-i f .-* »- ^-1 i r s- > 1 i !-■ /-^iii ^U . . 1 T\ 



z2Zzz$ 



i. Quoy qu'aiiant jourfoyez leuez , Et bien tard vous couchiez en pleurs, Re- 

plP^IflliPiiiliilli?ililliliiÉ=I 

peus maigrement en douleurs, Vousmefmes en vain vous greuez: Mais à tout 



cœur Dieu bien aimant Dieu donne tout comme en dormant. 



3. Voylà, quand l'homme peut auoir Pour héritier quelque entant fien , C'eft de 
Dieu que luy vient ce bien : C'eft Dieu qui luy fait receuoir, Par fa grand' libéra- 



li- té , Le guerdon de pofteri té, 



iliiliiiiliii^llliiipl^iiiîl 



4. Puis les enfans venus en fleur, Deuiennent gens roides & forts, Et fi bien 
difpos de leurs corps , QuVn traidfc defeoché de roideur D'vn bras robufte & bien 



adroit , Nefrappeplijsfortne plus droit. 



il8 



S V P £ RI V S. 



Pfeaume CXXVIII. 




Icn heureux eft quiconques Sert à Dieu volontiers , Et ne fe laflà 

^IIii|iiiJIl^lIiiIlIiliilsIl 

oncques De fuiure Ces fentiers. Du labeur que fçais faire Viuras commodemenr, 

MWÈÈmÊÊmmmmmwmmm 



Et ira ton affaire Bien &,heureu-femenr. 

SIïilpIili^liÊÉÉfi^llillI 

2.' Quant à l'heur de ta ligne Ta femme en ta maifon Sera comme vne vigne 
Portant fruicl à foifon.- Et autour de ta table Seront tes enfans beaux , Comme vn 



rang délectable D'o- liuierstousnouueaux. 

ilsÉlliiëiiiÉtei^Higii^i 

i Ge font les bénéfices, Dont fera jouïfiant Celuy qui fuyant vices Craindra 
le Tout-puifiant. De Sion Dieu fublime Te fera tint de bien Devoir Ierofoly- 



me En tes jours aller bien. 

g^lliiiiiiirâSiiilïiii^ai 

4. Et verras de ta race Double pofterité , Et fur Ifraël grac« , Paix tk feli-cité. 



m ^mr ■ ■ .i 1 



Des 



Pfeaurac CXXIX. 



S V P E R I V S. 



U9 




Es ma jeancilc ils m'ont fait mille a (Tau es : Ifra é'1 peut à ce- 



ftc heure bien dire , Dés ma jeuneue ils m'ont fait mille maux , Mais ils n'ont 

mmÊÊmÊÊMmwmmmmmm 



I 



peu me vaincre ne dethuire. 

lliiliiiiliillliliiliiiîliiïiilliî^ 

z. l'en porte encor les marques jufqu'auxos, Tant qu'à me voir feroblequ'v- 

lllilllïlIlIllÊÉi^ilIliiiOiiël^li 

ne charrue M'ait labouré tout au rrauersdu dos, Trainantlefoc fur mapourc 

Sg||:^EEEEEEEE~E^EE EEEEE E ===== 



chair nue 



5. Or h: Seigneur , qui tout fait juftement, De ces mefehansacouppé le cor- 

^l^lIliiEÉlillIliîlëiiliÉiïliP 



dage. PuiiTe périr ainlî honteusement Quiconque* veut aSion faire outrage. 
4. Tel homme punTe à l'herbe refTembler , Qu'on void croiflant deflus quel- 



que muraille, Et y fleftrir, fans que poucl'afrembler, Ny en cueillir quelque 



■>-++ 



frui&on trauaille. 



R 



i^e SVPERIVS. Pfeaume CXXX. 




V fonds de ma pcnfé- e , Au fonds de tous ennuis , A toy s'eft ad- 

i^ii^i^iii^iilliiiil^ilÉi 



- dreffée Ma clameur jours Se nuicts: Enten ma voix plaintiue, Seigneur, il eftfai- 



fon , Ton oreille encenciue Sbit à mon oraifon. 



x. Si ta rigueur expre lie En nos péchés tu tiens, Seigneur, Seigneur, qui eft ce 
Qui demour ra des tiens ? Or n'es tu point feuere , Mais propice à merci : C'eft 
pourquoy on reuere Toy & ta Loy auffî. 



j. En Dieu je nie conlole , Mon amc s'y attend , En fa ferme parole Tout mon 
efpoir s'e- ftend. Mon ameàDieu regarde Matin &fansfejonr, Plus matin que 



i^ SS#^^:-^gg 



la garde Affile au poind du jour. 

IlliteÉllpiiilllïillfliflilSl 

4. Qu'lfraè'l en Dieu fonde Hardiment fon appuy : Car en Dieu grâce abonde, 

^liiiiigpcSfrpi^iiiiÉi 

"Et feçours eft en luy. C'eft celuy qui fans doute Ifra- ël jettera Hors d'iniqui- 



^É^iliigi 



té toute , Et le rachètera. 



Seigneur 



P&aumc CX XXI. 



S V P E R I V S. 



«** 




1ligneur,je n'ay point le cœur fier, le n'ay point le ré- gard trop haut, 

ll^i^iïiilisiiiliiiii^P^s 



Et rien plus grand qu'il ne me faut Ne voulus onques manier. 

|IllÉ^lllÊIIiiÉlËÉi=IlÉllgif 

i. Si je n'ay fait taire 6c dompté De fi près tour mon appétit , Qu; je femble à l'en- 

|lIiîlsîill5iiiÉ^i=l^=il=ii^l^ 

fanr périt, Quj de fa mère eftdelaidtc. 
j. Si je ne fuis, dy je, rendu Pareil à l'enfant tout foiblet, Auquel on a ofté le laid, 

PiIÉïplÉif=IIilli=ll=|s 

Content fuis de n'eftre entendu. 

4. Atten du Seigneurie foulas lufqucs à pcrpet*-ité : Éc d'efpereren h bonté 



Ifra-è'l jamais ne foit las 



R x 





S V P E R I V S. 






Pfeaume . C XXXII., 

Emile Seigneur, cfhe reçois De Dauid & de fon tonnent : Luy 

: ==^5rr£-~^S=:^r-ËE:±~:î~3E:£E±55EEEEÊ=ÊE~— : : E± 
qui à Dieu a fait ferment , Dieu de Iaco'o, le Fort des forts , Et fait veeu (bien- 



gEË£Ë| 



nellement. 



2. Voilà que je promets 5 dit- il , Iamais en ma maifon n'iray , Ny fur mon lict 

piiSUliiiiHiUljUliiijIilii 

ne monceray : le ne clorray jamais fourcil , Iamais les yeux ne fermeray: 

3. Que je netrouuevn certain lieu , Qu'au Seigneur je puifle affigner , El 
qu'vn lieu n« voyejordonner , Où de Iacob le puiflant Dieu Déformais veuille 



p*5= 



fejourner. 



4. Or voilà donques , nous auons Maintenant entendu où c'eft : Sur tous 

lilliilliiliii^iliiiiiEiiiiiili 

lieux Ephrata' te plaift, Et ta demeure nous trouuons Dedans le champ de la 



*= 



m 



•H i~ 



foreft. 



O combien 



S V P E R I V S. 



■ Hi 



Pfcaurae C XXX III. 

rf*2£ j<: ip% ». -* - j- 

S ïl5i=i=iiîiliilS^=ïâl¥=iOiil 

.V^iSi^r* Combien cil plaifant &:fouhaitable De voir enfemble en 'concor- 

de *~/vh r __ V 

de amiable Frères vnis s'entretenir. Cela nie fait de l'onguent fouuenir Tantpre- 

ïlïlPiilËIIlIlii^ilpilii^ii 

cieux dont parfumer je voy Aaron le Preltre de la.Loy. 






2. Et qui depuis la tefte vient defeendre Iufqu'à la barbe,& en fin fe vient rendre 

IllliiiiiilÊi^ïiliL^iiïiÉiiilil 

Aux boids du facré vertement. Comme l'humeur le void journellement Du mont 

iilEiIillII^ïfeIiiilil^ilii^i= 



Hermon &Sion decourir , Et le pais d'embas nourrir: 
3. Ainfi pour vray , cefteaiïembleeheureufe Sent du Seigneur la faueurplanru- 



reufe , Voire pour jamais ne mourir. 




M± 



S VPERI VS. 



Pfeaurae CXXXIIir. 




Ëi^^S^^^^^fc^ 



R fus feruiteurs du Seigneur , Vous qui de nui&cn fon honneur, 



M£ë*?m ^w^m 



É)edanj (a maifon le (êruez , Louër-le,& fon Nom efleuer • 

Éifi^il^lplMllIiillllÉl 

i « Leuez les mains au plus haut lieu De ce treffainft temple de Dieu , Et le los, 






qu il a mérite > Soit par vos bouches récité. 

giiliËIgil^IllIiÉillip^Ëill 

;. Dieu qui afait & entretient Et terre Scciel par fon pouuoir, Du mont Sio», où 



«3T*: 



ë^F^l 



ïfcâs* 



il fetierit,Sec biens te face apperceuoir. 



Chanter 




P'frantne CXXXV. S Y P E R I V S. ï ?î 




Hantez de Dieu le renom , Vous fèrurteurs du Seigneur, Venez 

iliiiiÉF^^iiiîiiS^^iplii 

pour luy faire honneur, Vous qui auez eu ce don , D'eftre habirans au milieu Des 

iliiiii!iSim!!iliii!!i^i=iiII 

paruis de noftre Dieu. 

iililillilli^i^ipilipii^^ 

x. Lou?z Dieu , car il eft bon : Pfalmodiez en ion Nom s Car il eft plaifant & doux. 

ïililiiÉiimiiiiHiÉiili 



Il a choifi entre tous Iacob>&Ifra-cl pris Pour fon threfor de grand prix. 

iï^tliiÊlIIlÉi^iiip^liPiÉ 

• 3. Car l'Erernel , fçay-je bien , Eft fi grand , que rous les dieux Auprès de luy ne 
font rien : Qui fait en terre Se es cieux , Voire es gouffres de la mer , Ce qu'il luy 
plaiftconfommer. 

iiïl^ÉÉislïl^iJiliilïlli^!^ 



4. Du bout de la terre en haut II fait les nuè's monter: Les efclairs quand il le faut 
Il fait en pluye efeiatter, Et fortit de fes threfbrs Les vents tant rudes & forts 

5. D'Egypte ks premiers nez 11 a tuédefesjnains,Soit qu'ils fuifent les aifnez Du 
beftail, ou des humains: Egypte,il t'a fait fauoir Chofcs terribles à voir» 



i}6 SVPERIVS. Pfeaurne CXXXVI. 

Illll^liiillllllîilllllili^ll 

% ££&%$ Ouez Dieu tout hautement, Car il eft doux & clément, Et fa grand' 



benigni-té Dure à perpétuité. 

iiiilliiiilll^HlIIlill^pligl 

2. Chantez le Dieu glorieux Efleué fur tous les dieux : Car fa grand' bénignité 



* V ..... ïil 



Ttf- 



Dureàperpetu-ité. 



j. Donnez gloire & tous honneurs Au grand Seigneur des Seigneurs. Car fa grand* 



bcnigni-ré Durea perpetu-ite. 

4. Donnez louange à celuy , Qui fait gtands faiiSts (ans autruy : Car fa grand' béni- 



^êIïS 



gni-té Dureàpèrpetu-ité. 

lia les hauts cieux formés, Et par grand art confommés. Car fa grand' benigni- 




5 






té Dure à perpetm-te 






1 It tient eftendu fur l'eau, De la terre le fardeau: Car fa grand' benigni té Du- 




icàperpeta-ne. 



Eftans 



Pfeaume C XXXVII. 



SVPERIVS. 



«J7 




Sransaffis aux nues aqua- tiques De Babylon, plorions melancho- 



-,-t-,j i f u, U , 



liqucs, Nous fouucnansdu pa-ïs deSion, Et au mrlieu de l'habita- tion, Où de 

piisililillIIiiiîiii^iiiiiHiH 

regrets tant de pleurs cfpandifmes , Aux fautes verds nos 'harpes -nous pen- 



difmes. 



t. Lors ceux qui là captifs nous crame- nerent, De les former fort nous importune- 
rent , EtdeSion leschanfons reciter. Lis! difmes nous,, qui pourroit inciter 



iliiSili^g^Ë^te^ii^ 



Nos triftes cœurs à chanter la louange De noftre Dieu en me terrée- 



pf^l 



ftrange ? 
j. Or toutesfoispuifTe oublier ma dextte L'arc de harper.auanc qu'on te voyee- 

l^siililiiiiili^iilièii^p 

ftre,Ietufalem,hors de mon fouuenir. Ma langue puiifc à mon palais tenir , Si je 



** » _..Ll:_ e- n : ■:'...: -r«_- -• 1-1: 



t'oublie,& fi. jamais j'ay joye , Tant, que. pre mier ta deliuranec j'oye. 



- : >r.***"l"î»*W' «• ■«■•:■ 



SVPER1YS. 



PfeaumeC XXX VIII. 

3^5^^ ^ ^ aut <I ue ^e tous mes efprits Ton los & pris l'exalte Ci pri-fe: 

Deuant les grands me prefenter Pour ta chanter l'ay fait empri- fe. En ton 
{àin£t Temple adorcray , Cele-breray Ta renommé- e , Pour l'amour de ta 



: ïll!lÉÉÉlfilli 



î: 



grand' bon- té,EtfeautéTanteftimé- e. 

i^p^iigiiiiiiiliiitliîliiiiii 

2. Car tu as faiifc ton Nom moult grand, En remonftrant Vtay en paro- les. 

^iïlÉÉlIÉimil^îHilimiUi! 

Dés que je cri- e tu m'entens: Quand il eft temps Mon cœur confo- les. Dont 

^^feilil^liilppiiifiiiliiilil 

les Rois de chacun pais, Moult esbahis , T'ont loué, Si- re, Apres qu'ils ont 

SlSlÉlll^!!iiiHi^!§Piii= 



congnen que c'eft Vn vray arreft Que de ton di- re: 

j. Et de Dieu ain- fi que je fais , Chantent les fai<5b , A fa memoi-re ; Ccnfei- 

^Éiliifcli^iiiliiiiiii^i 

fens que du Tour-puiflant, Refplendiflant, Grande eft la gloi-re : De voir ci bas 

iliiiripir^iiïP^liil^ifipîiil 

tout ce qu'il faut De fon plus haut Throfne celé- fte : Et de ce qu'eftant fi 

HiUlii 



m* 



loin- ' tain, Grand £c hautain Se manife- fte. 



ODieu 



Pfeaumc CXXXIX. 



S VPER.IVS. 



»* 



La ànjuiefme partie , &> ÇuhieB: Je ce Tfeaumefe chante fur le 
X X X. isiinft quil eff. 




__ A CINQ^ 

Pieu, tu cognois qui je fuis , Tu fçais tout cela que je puis , Soit 
que foy'aflis ou debout, Tu me cognais de bouc en bout ; Et n'ay nulle chofe 
conccu • ë , Que n'ayes de loing apperccu-e. 

2. Soit que je marche ou foy' cou- ché, le ce voy fouda:'napproché:De ma vie tout 
le feutrer T'eft de pieça tout couftumier : le n'ay pas le mot fut la langue : Que 

jjlgjfjpfpgpf=g==iili=ii=^i=ii^ 

défia tu fcais ma harangue. 

3. Derrière ôcdeuant tu me tiens Enuironnéde tes liens , Tu as pofé furmoyta 



r-3 



main , Ton fens eft pour moy trop hautain : Et ne pourroy de ta fageffe : Iamais 

mmWÊmwmmmmmwm 



itteindre la hautelîe. 



S 4 



m 



Mo SVPERIVS. Pfcsmmfc CXL. 

.JtH^xSîj Dieu, donne moy deliurance De ceft homme pernicieux, Ptefer- 

iil^Éli^llîillpiiïïlliPPl™ 

ue-moy de la nuifan- ce De ceft homme malict- eux. 

liliiEll?lI^lllilllElliîI=^III 



&$Ë 



gESE£E£ESE 



a. Luy Se k-s fiens, qui le reflemblent , Btaflent en leur cœur mille maux, Et 



me prépaient & aflem- blent Tous les jours combats tous nouueaux. 

I^iëiiliilili§ii^i§i?liill 

3 Leurs f&ufles langues outrageufes Ils affilent comme vn ferpent, Etfous4ey.rs 

§3§HîIiiSHIÉtiililiIi^=Él^ 



leures venimeu- fes Ve- nin de vipère s'eC- pand. 

gll=iÉsiligilsiiPI?Iljiii^iii 

Garde moy de la main cruelle Du mefehant : preferue mes pas De louwageux, 

gIÉÉm^i!i!H!fci==iiiiiii 

qui par cautel- le Me veut precrpiteren bas. 

g^tÉIi^lglliÉiiBg^liil 

î Les orgueilleux m'ont par finefle Leurs pièges & rets eftendus , Et par fa 
voye,où je m'addref- Te, Leurs trebufehets ds ont ten. dus. 

ifiPIÉlSlIiiliiliiiliiiiii 

€ Lots t'ay dit en ferme fiance , Tu es mon Dieu, ô Eternel , Vuedles octroyer 
audien- ce A »a clameur, Dieu fuper- nel. 



O Seigneur 



Pfeaume GXL1. 



svPERiv s. 



141 




-é 






Seigneur à toy je m'efcri- c , Plaife toy donques re hafter , Et vueil- 



les ma voix ejfcouter , Car c'clt toy qu'en criant je pri- e. 

iilliiliigilïiiiiilïpii^lil 

1. Mon p.raifon à toy fe ren-de Comme le parfum de l'encens :Reçoy mes mains, 
que je te tens Ainfi que du vefprc l'offrande. 



3. Serre, Seigneur,en telle for- te De mes deux leures tout l'enclos, Et retien leur 

ouichet tout clos Si fermement, que mal n'en forte. 
£> , 1 

iliiiïÉiliiiiiii?lÊl?â=lliIiiii 

4. N'encline point mon cœur aux vi- ces, Pour commettre mefehanceté Aueccei 

Pllii^liiiÊEililïi^ii^iil^Eiiiiii^ 

gents d'iniquité , Ou pour goufter de leurs deli-ces. 

^|iliîÉâi§^iîliiiîlll-lii^.ll3 

^ . Que fur moy le jufte tempe- fte , Si me fera-il toufiours doux, Et , non plus que 

iiili!^H!li!i!il!=l^IIfe 

baume, Ces coups Iamais ne blefleront ma le-fte. 

6. Mais quoy ? encores quelque efpa- ce , Et je verray ces mal-heureux Si mifeia- 



^^^S^ÉËH^^i 



;£-.— Jt-R5}:: b. ^ 



ZZZ 



blés, que pour eux II faudra que prie- rc face. 



r~ 



S 3 



Ht 



S V P E R I Y S. 



Pfeauroe CXLII. 



La cinqMefmc jrartte &{Uyie&âe ceTfeaume fe chante far le C. 

^Aïnjtqtiil efi. 

A CINQ. 

^lii Siiil^iyiÉ:iliilliÉiillilllil^il 

Stejl^ft 'Ay de mavoix à Dicucri é , l'ayde Kia voix mon Dieu prié, I'efpan 

tout mon cœur deuant luy , Et luy déclare mon ennuy. 
2. Quoy qu'en moy de douleur efpris S'enueloppent cous mes efprirs, Tu fçais 



gig=Èss3siiiEiiii=iïii 



±^zz±±z±——— ::pr^~:$:: 



l'endroit par où je doy Sorcir des lieux où je mevoy. 




là j'ay tout veu , Nul ami ne m'a re- cognu- 
4. Bref ntout moyen me femble ofté D'efchapper de quelque codé , Ec ne fe peut 
vn feul trouuer Qui ait louci de me fauuer. 
'~<. Seigneur , je t'addrefle mon cri , Tu es mon efpoir, je le dy : En tout le monde 



S=i£5£«P=5SE3Sl 



g 



n'y »ticn,For$quetoy,ougifc mon bien. 



Seigneur 



Pfeaume CXL1II. 



S V P E R I V S. 



M* 




i PgËiËiʧiÉliÉÉ^i^Eiilïiii 



5=^1 



Eigneur Dieu , oy l'oraifon mienne , Iufqu'à tes oreilles paruien ne 
Mon humble fupplicati- on : Selon la vraye merci tienne Refpon moy en 



affli-dlion. 



ililiiliilii?lliililii^îi':ii^ll^i 

ï. Auec ton feruiteur n'eftriue , Et en plein jugement n'airi-uc , Pour Ces 



~^i3 



offenfes luy prouuer : Car deuant toy homme qui vi- uc Iufte ne (e pourra 

iiini 



trouuer. 




3. Las! mon ennemi ma rait guerre , A pr 
cor ne luyefl: pas alPez : En obfcure folTc m'enferre Comme ceux qui font tref- 



paffés 



piiilillÉi^IllIIlHiiiil^^ 

4. Dont monameainfi empreffe-e, De douleur fe trouue opprefle-e, Guidant 

plilggpIPi^igËii^^iiliii^ 

que m'as abandonné : l'en fen dedans moy mapenfe- e Troublée, & mon cœur 

«ftonné 




GBtos^ 



144 SVPERIVS. Pfcaumc CXLIIII. 

Oiïé foit Dieu ma force en cous alarmes , Qui duit mes mains à 
manier les ar-rrics , Et rend mes doigts habiles aux combats , Sa grand' bonté 

ïlÈlillsilliiliiiilliéiilI^ 

cft fur moy haut & bas. Ceft mon cliafleau , mon roc , ma deliurince , Oe'ft 

iÉIlllilililliiifiÉiiieiiiiiipi 

mon bouclier •• Ceft ma feule efperance : G cft ttfy qui a mal-gré tous ennemis 

illiËl^îli;É;Éliil=^ii^=ii=ii^ 

Ce peuple mien àmonpouuoirfoufmis. 

l5iil=illliiiiiiiiïi:iîlls^iii^ii^i 

1. Qu'eft ce de l'homme, ô Dieu, Se defoneftre, Que ta bonté le daigne reco- 



fouci?Tout bien compté l'hommeeft fi periflable > Qu'il ri'eftà rienqu'àvn rien 
comparable.- Et fes beaux jours, tous appatents qu'ils font, Soudain &toft com- 



gjq^ 



me vn' ombre s'en vont. 



Mon 



Pfeaurae CXLV. 



S V PERI V S. 



H{ 



QgZ&fiÇ j _ Ê_ a. 

" "WM^ "j- -I"-"~ ^"y"^"^ ~E ^Y -^E^ : ? : f^-r-^^— ^ — — ?EEÉ 

On Dieu, mon Roy, haut je t'efle-ueray , Ec ton Nom faillit 



fans fin je béni- lay: le veux ton los chacun jour publier, Et poïr jamais ton 

l^fe : -^5ïîS5gEferEr±E~E:=É=£:râÉÉ:~rEE:^E^É= 
Nomgloriri- er. Le Seigneureft: rref-grand Se admirable , Et fa grandeur n'eft à 

nous comprcnablc. De père en fils fes fuels on magnifi-e, Et fa puiflanceen- 



iEÈÎrlpJ^ÈfgÉ 

■ — *-- — — * - i — "■\— -t-*r-r- 



tre iceux fepubli c. 
2. Peufcr ne veux qu'à la gloire 5c fplendeur De ta haurefle,& à celle cran- deur 

âElElE : E5lEr:ï=ÉE::ÎEEEr5^E~EÉÈ!&l=ï^:lË5^§gg 

Dont va parlant, ô Dieu tref- glorieux ,Tout ton ouurage exquis ckmerueil- leux. 
Tes fai&s , Seigneur, portent feur tefmoignage De ta puiflance en maint 
terrible ouurage : Moy doncaulTi feray deuoir fans celle , De célébrer auec eux 

SE 



«3- 



:rp 



tahautede. 




\*6 S V P E R I V S. Pfeaume CX L VI. 

#=^HiiiiiIliïii^lii;iiiiii 

Vs mon ame, qu'on béni- e Le Souuerain ,caril faut , Tant que 



durera ma vi-e , Que je lou-é" le Très-haut, Et tant que je dureray ,Pfeaumes 
je luy chantc-ray. 

fliliEiiilÉisliliiliilgliill^iiÉlIll 

2, Ne mettez voftreaiîeurance Ennui prince terrien , N'ayez en l'homme efpe- 
rance Qui au befoing ne peut rien : Quandfon fouffle s'en ira , En terre il retour- 




ne-ra. 



|li^liiiii§ili;i;^liiOi^iglliiE|lill 

3. Auec luy mainte entreprifc S'cfuanouïra foudain. Heureux auquel fauo- 

E£E±EEEEEEEEEÏE&~i;EE3: 



QZZZ<£Z^Z$-~Z : :tzZ±Z 



rife Du Dieu de lacob la main , Et qui a pour tout fecours A l'Eternel fon 



PÎeeI 



W: 



re-cours. 






^i=:liiilii=i^iliiEpi^l-i[ïi=l 



4. Ceftluy quipar fa puiffance A fait laterre &lescicux ,Et la mer,& l'abon- 
dance De ce qui eft en iceux: Et maintient fa vérité Iufqu'à perpetu- i- té. 



Louez 






Pfeaume C XL VII. S V P E R 7 V S. 



»47 



(î'.mii!!^ Oncz Dieu , car c'eft chofe bonne Qu'à nôftre Dieu louange on 

donne, C'ell , di-je,vne chofe plaifan- te De le louer , & bien feance. Puisque 
ceftluy qui de fa grâce Si leru- falem a bafti- c , Il conuicnt auffi qu'il rama (Te Sa 

^ : " =: ■ illlïil==lllillliiillllliils 



y-— Y- — •<>•- 



genrçà& là départi- e. 
i. Il guérira ceux qui défaillent Pour les grands maux qui les trauaillent 3 Er met- 

iiiiiiiiiiîiiliiiiiiiiiiiiiiiisii 

tradeffus leurs blcireures Bonnes médecines &c fentes. Car il fçaitmefmes des 

liIliiliiiiiËiililii^iâiiiiliiiii 

eftoiles Entièrement toute la fournie, Et n'y a pas vne d'icelles Que félon leurs 



noms il ne nomme. 



3. Pour vtay noftre Seigneur & maiftce Eft le plus grand qui pourroit eftre,Et d'v- 

|iiiÉI!l^liIiiiriilEiiiiii=ilil 

ne force tres-immenfe, Et d'vne infini- e prudence L'Eternel conforte & foula- 
ge Ceux qu'afïïi&ion tient en ferre, Et des mefchans toute la rage Rabbaiffè& 

[Efe|^^^ : |||:-=g^5E^EEEE^EEErzZirEEEES 

renuerfe pat terre. 

T z 



14§ SVPERIVS. Pfeaume CXLVIII. 

^piiïÉliiE^IIiillIUÉiililll 




Ous tous les ha'oitans des deux Louez hautement le Sei- gneur, 
Vous les h.ibitans des hauts lieux , Chantez hautement fon honneur , Anges chan- 

iilIllIîltIliillliiËlllIÊiilil 

tez fa renommé e , Louez le toute fon armé- e: Lune&Solcil louez (on Nom, 



Eltoiles chantez fon renom. 

•£V-m— - -V-— *~r~ *~ -' - — — -»— .— _- i- ._. — — . — — ^r, — .„.^— . 1- ■ ■> — — -j .— 



.-4 



i. Louez le, vouscienx les plus hauts , Louez-le, nuè's pleines d'eaux .-Bref , tout 



l'ouurage fupernel Loué' le nom de l'Eternel. Car après fa parole dire,Cefteœuure 

iiiÉiiiiiiiiiiiiiiiiiïiiiii 



fut faidle &conflruite, Elle tout il amefuré D'vn coursa toufioursafieuré. 

;-. Il eti a fai&vn mandement , Qui fe garde infaillible- ment.-Baleines auffi auec 

pIPÉiîliilpillîliil^llIliÉïil 

eux Lciiez-leau profond de vos creux. Feux, g^fle, neige, & glaces froides, 
Vents de rerrpejle forts &roides , Executans fa volonté, Prefchez le los de fa 






bomê. 



Chantes 



Pfeaume CXLIX. 



SVP E R I V S. 



M9 




Hantez à Dieuchanfon nouuclle , Et fa louange folennel- le ,Des 

pllillililliilÉiiilii^iiiË^ii 

bons parmi la compagnie Maintenant foit ou- ÏY c. Ifra ël s'efgayeen fon cceiu 

jlllllîiiilIillliililiÉiiilIiiiii 

De l'Eternel fon Créateur : Et d'vn tel Roy foyent triomphans De Sion les 



en- fans 



i. Son Nom fur la fleuic s'entonne. Qu'au tabour chanfons on luy fon- ne,Etdef- 

piiPiliÊiiiiiilil^liiigliiiii 

fus la harpe accordante Siloiiange Ce chante. Car Dieu en fa gent prend plaifir, 
Laquelle il a voulu choifir: Et les perits honorera Des biens qu'il leur fe- lit 




iiIÊ5iiiiiiîiiii=ii=ii|iîiiiiii^ 

chanter de joye 11 faudra qu'on les oye. De Dieu en leur gofier auront Les loiian- 
ges : &poiteront Dedans leur main, chantans leuis chants, Vnglaiueà deux 



tien- chans: 



■e 



S V P E R I V S. 



Ffeaume C L. 




£j^EJ|E$f^|:*=EH5|^E5j^:|E|Ei~E2^|E2 



R foit loué l'Eternel De fon faindt lieu fupernel : Soit di-je, tout 
hautement Loiié de ce firmament Plein de fa magnificence. Louez-le tousfes 



-&-" 



=£i|ES=3|5^=É?iEii5Ei$: 



*m 



m 



grands faits: Soit loiié de tant d'effe<5ts>Tefm oings de fon excellence. 

wmmWlÊÊmmWÊÈMmiàmÈÊm 

2. Soit joinct auccques la voix Le plai- faut fon du haut-bois.-Pfalterion à leur toiv, 

IlliïÉÉlII^liliillEillïlililii 

Et la harpe & le tabour, Haut fa louange tefonnent : Phifres efclattent leur ton, 

IlililiiÉliii^lEEiéïi 



' 1!ee: 



Orgues, mnfette,& bourdon D vn accord (on los entonnent. 

ëillllil#llitlii^iiiliiill : ll=iil 

j Soitle los de fa bonté Sur les cymbales chanté, Qui, de leur fon argentin, Son 

gliilii^^iiiiillisilili^:ill 

nom fans cette & fans fin Facent retentir 5c bruire. Bref, tout ce qui a pouuoir De 

igiiîiiÊiiiiiiiii: 



foufflsr & fe mouuoir, Chance à jamais fon empire. 



Fin des fjeâumes. 



1» 



Les Commandemens de "Dieu, Exode XX. 



£dg£^SR 




Eue le coeur, ouure l'oreille, Peuple endurci pourefcoutcr D 



5Êfc^=S£SK==E=*=*=^ 



ton Dieu la voix nompaieil- le , Ecfescommandemens goufter. 

^lïililÉilililïliHlli^iÉïsii^ii^iEiii 

i. le fuis , dit il, ton Dieu cele-fte, CVui c'ay retiré hors d'efmoy, Et de ferui* 



tude molefte: i. u n'auras autre Dieu que moy. 
1 2. Tailler ne te feras image De quelque chofe que ce foit: Si honneur luy fais 
& hommage, Ton Dieu jaloufiecn reçoit/^ 
}. En vain fon Nom tant vénérable Ne jureras , car c'eft mefpris : Et Dieu ne 

illi:iiiPiiiiÉ;iiilllii=iii|iï= 



tiendra incoulpabie, Qui en vain fon Nom aura piis. 

4. Six jours tiauaille,& au feptiefme Sois du repos obfeiuareur,Toy & les tiens: 



llilïilil?SÉi^ii: 



P 

car ce jour melmc Se repofa te Createtir. 



% 









y Pi 



Z/d' Cantique de S imeon. Luc 11. 

— -v~V— y— *--— i — ■V-— j— - -< 1 — "r ~~ *; — 









R faiflè Créateur En paix ton feruueur, Ettfryiiaht ta proniéflès ; 



e mes yeux onr eu Ce ceedit d'auoir veu De ton falut l'.\ddreiîe. 
i. Salut miî au dsuar.t De tout peuple viuant,Pour l'ouïr Sdecroir; : RejTource 



•H- 



"V 



des petits, Lumière des Gen- tii.syEtd'ifraê'1 la gloire.